Critique de concert Akosh S. & Gildas Etevenard

Dur dur de chroniquer un concert de ces deux musiciens tant le moment vécu relève autant du voyage, du trip, de l’image que de l’expérimentation sonore. Oui, certains pourraient dire : "intellos…blas-blas, free-jazz, prise de tête…." MAIS…N’en reste pas moins qu’à chacun de ses passages à la Méson Akosh est comme inspiré.
Ça faisait un certain temps d’ailleurs qu’on ne l’avait plus vu dans les parages, seul, en duo, trio ou dans sa formation "Unit" et quand on s’est pointé à l’heure dite à la Méson la queue devant le local sentait le parfum du retour attendu d’une sorte de comète slave accompagnée du fidèle batteur percussionniste hexagonal Gildas Etévenard ( musicien dans le "groupe" : Akosh S. Unit ).
C’est comme une vieille histoire entre la salle de concert cocon chaleureux et les deux musiciens. L’équipe de la Méson a tenu à accueillir une nouvelle fois le poly-instrumentiste ( et oui, c’est comme ça qu’on peut dire!) et ce sur trois jours ( qu‘il ne soit pas venu de sa contrée lointaine qu‘il a rejointe pour juste une performance.).
Trois soirées donc liées entre elles par le désir d’offrir un espace de création, de rencontres, d’improvisations, d’expériences. L’idée est belle et alléchante, centrée sur un artiste elle s’ouvre sur d’autres musiciens, d’autres expériences avec par exemple en clôture le lundi soir la projection d’un film accompagnée par l’improvisation du saxophoniste hongrois et du batteur.
Pas la possibilité de vivre ces trois jours malheureusement mais la plongée dans ce premier concert est comme une mise en bouche ( dans tous les sens du terme!).
Une fois entrés on retrouve les petites tables rouges accueillant bonnes assiettes de La Méson et LA table noire d’Akosh, sorte d’établi pour initié, empli d’objets de récup’ ( non, je déconne, c’est juste tout plein de petits instruments bien rangés, bien alignés, aux noms pas possibles et qui sont comme en attente, eux aussi, d’un souffle créateur.)
Je délire déjà à la vue de cette table qui m’avait bien marquée lors du précédent concert (2004) solo dans le même endroit, on croirait pas comme ça que ces clochettes et autres flûtiaux métalliques vous fassent décoller autant…
Et, ce soir, double jeux: double table! En face à face la mise en place de deux séries d’instruments out of space ( faut dire, d’accord, je suis pas la super connaisseuse du genre! J‘ai quand même bien identifié la batterie.)
ça promet…
Puis, ça commence. Entrée discrète des complices ès bricolage. Cela part tout doucement. Souffles, sons minimes et purs, présences évanescentes. Je commence déjà à sentir l’odeur des vastes plaines, des chevaux. On est au début de la musique. Lorsque le son cherchait encore à naître. Cest entre le gémissement et le soupir pour le moment puis on s’embarque dans un cheminement ( évidemment free et jazz et par instants ardu à suivre continûment…) ça crie, ça vole, ça griffe et cliquète et clochète et virevolte, on comprend plus rien parfois on est complètement ailleurs, parti, loin loin, puis on revient et on voit un monsieur qui trompète sérieux au-dessus de sa batterie avant d’entamer un dialogue à coup de baguette avec son bel instrument en bois, à cordes, allongé à ses côtés ( moment majestueux de montée et d’harmonie entre les deux artistes et leurs instruments ).

On apprécie la complicité des deux, leurs jeux d’échos et d’écoute et le parcours offert, dans toutes ses boucles. Akosh impressionne toujours par son évidente présence et la magie de son imaginaire. Sa concentration semble inébranlable.
On termine tous un peu hébété. Il faut redescendre ici et maintenant…
On repense à ce qu’on a lu d’ Akosh, se définissant lui-même comme un "survivant professionnel faisant de la musique".
Et on y repense.
Bravo à l’équipe pour cette programmation…
Ça faisait un certain temps d’ailleurs qu’on ne l’avait plus vu dans les parages, seul, en duo, trio ou dans sa formation "Unit" et quand on s’est pointé à l’heure dite à la Méson la queue devant le local sentait le parfum du retour attendu d’une sorte de comète slave accompagnée du fidèle batteur percussionniste hexagonal Gildas Etévenard ( musicien dans le "groupe" : Akosh S. Unit ).
C’est comme une vieille histoire entre la salle de concert cocon chaleureux et les deux musiciens. L’équipe de la Méson a tenu à accueillir une nouvelle fois le poly-instrumentiste ( et oui, c’est comme ça qu’on peut dire!) et ce sur trois jours ( qu‘il ne soit pas venu de sa contrée lointaine qu‘il a rejointe pour juste une performance.).
Trois soirées donc liées entre elles par le désir d’offrir un espace de création, de rencontres, d’improvisations, d’expériences. L’idée est belle et alléchante, centrée sur un artiste elle s’ouvre sur d’autres musiciens, d’autres expériences avec par exemple en clôture le lundi soir la projection d’un film accompagnée par l’improvisation du saxophoniste hongrois et du batteur.
Pas la possibilité de vivre ces trois jours malheureusement mais la plongée dans ce premier concert est comme une mise en bouche ( dans tous les sens du terme!).
Une fois entrés on retrouve les petites tables rouges accueillant bonnes assiettes de La Méson et LA table noire d’Akosh, sorte d’établi pour initié, empli d’objets de récup’ ( non, je déconne, c’est juste tout plein de petits instruments bien rangés, bien alignés, aux noms pas possibles et qui sont comme en attente, eux aussi, d’un souffle créateur.)
Je délire déjà à la vue de cette table qui m’avait bien marquée lors du précédent concert (2004) solo dans le même endroit, on croirait pas comme ça que ces clochettes et autres flûtiaux métalliques vous fassent décoller autant…
Et, ce soir, double jeux: double table! En face à face la mise en place de deux séries d’instruments out of space ( faut dire, d’accord, je suis pas la super connaisseuse du genre! J‘ai quand même bien identifié la batterie.)
ça promet…
Puis, ça commence. Entrée discrète des complices ès bricolage. Cela part tout doucement. Souffles, sons minimes et purs, présences évanescentes. Je commence déjà à sentir l’odeur des vastes plaines, des chevaux. On est au début de la musique. Lorsque le son cherchait encore à naître. Cest entre le gémissement et le soupir pour le moment puis on s’embarque dans un cheminement ( évidemment free et jazz et par instants ardu à suivre continûment…) ça crie, ça vole, ça griffe et cliquète et clochète et virevolte, on comprend plus rien parfois on est complètement ailleurs, parti, loin loin, puis on revient et on voit un monsieur qui trompète sérieux au-dessus de sa batterie avant d’entamer un dialogue à coup de baguette avec son bel instrument en bois, à cordes, allongé à ses côtés ( moment majestueux de montée et d’harmonie entre les deux artistes et leurs instruments ).
On apprécie la complicité des deux, leurs jeux d’échos et d’écoute et le parcours offert, dans toutes ses boucles. Akosh impressionne toujours par son évidente présence et la magie de son imaginaire. Sa concentration semble inébranlable.
On termine tous un peu hébété. Il faut redescendre ici et maintenant…
On repense à ce qu’on a lu d’ Akosh, se définissant lui-même comme un "survivant professionnel faisant de la musique".
Et on y repense.
Bravo à l’équipe pour cette programmation…
Signature : delphine d
le 24/03/2009
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