Critique de concert Alain Bashung

Que dire de nouveau à propos des concerts d'Alain Bashung ? Pourquoi écrire encore quelque chose alors que son récent passage a Marseille, par exemple, lui a valu trois élogieuses et longues chroniques largement commentées ici même ? À quoi bon, alors que ses concerts sont tous affichés complets plusieurs semaines avant qu'ils n'aient lieu ?
Juste parce que Alain Bashung est sans doute le plus grand de tous les artistes du rock français actuel. Le plus inventif. Le plus classe. Celui qui écrit les plus beaux textes. Celui qui a la plus belle attitude sur scène. Un des seuls à n'avoir jamais fait aucune concession, suivant sa route, toujours sur la ligne blanche. Réussissant l'exploit de réunir qualité artistique et succès commerciaux sans jamais dévier de cette ligne. Parce que, non content d'avoir fait les plus beaux albums français de ces vingt dernières années, Alain Bashung est également de ceux qui ne laissent personne indifférents une fois sur scène. Parce que Alain Bashung est, même aujourd'hui, même affaibli, une vraie bête de scène. Un musicien hors norme qui ne laisse rien au hasard. Ni le texte, ni les musiciens qui l'accompagnent, ni la mise en scène du spectacle qu'il donne. Parce que ses shows millimétrés sont capables d'émouvoir tout autant des adolescents en jean slim, fan de groupes en "The" que des retraités en pantalons de velours plus habitués aux concerts assis. Il y avait une bande de ces jeunes, juste derrière moi, et un groupe de ces seniors, juste à ma droite... et ils connaissaient apparemment aussi bien les uns que les autres les chansons de Bashung.

(photo issue d'un téléphone portable)
Après une première partie très courte de Chloé Mons (que j'ai loupée alors que j'étais juste devant la porte de la salle, ce qui me laisse penser que le volume sonore ne devait pas être "imposant"), Bashung est arrivé vêtu d'un long manteau, coiffé d'un chapeau, saluant le public avant d'aller s'assoir sur un tabouret au centre de la scène. Pendant les acclamations du public, un de ses roadies lui apporte une splendide guitare folk noire. Do, Mi-mineur, La-mineur. Trois accords plaqués une première, puis une deuxième fois très fébrilement. Ce grand monsieur a le tract. Alain Bashung, LE Alain Bashung, a pendant quelques secondes le tremblement de voix de ceux qui ne sont pas sûr d'eux à ce moment précis où tout commence. Tremblement de voix et des doigts synonymes d'un doute, DU doute, celui qui signe les plus grands. Ce DOUTE indispensable au talent. Tout rentre très vite dans l'ordre. Les accords suivants, les chansons suivantes, les gestes lents, précis et chorégraphiques des membres de Bashung (les impasses, les grands espaces... ses bras connaissent), tout est là, magnifique... sentiment en le voyant et l'écoutant d'être "dissimulés dans les entrailles d'une canopée". Les quatre musiciens qui l'accompagnent sont, comme toujours impeccables. Trois compagnon de la tournée précédente : Yann Pechin (guitares et Mandoline), Arnaud Dieterllen (batterie) et Jean-François Assy (violoncelle) et un "nouveau" Bobby Jocky (basse). La playlist est identique à celle des autres concert récents de Bahsung (voir ici ou la par exemple pour les détails), excepté malheureusement le "Night in White Satin" de conclusion, auquel on n'a pas eu droit à Avignon...
Difficile de sortir de ce concert, parce qu'une fois dehors, on n'a qu'une envie : retrouver la voix de Bashung, ses textes et ses musiques, et s'y (re)plonger indéfiniment... on ne sort d'ailleurs jamais vraiment d'un concert de Bashung… Aucun express ne m'emmènera vers la félicité, aucun tacot n'y accostera. Aucun Concorde n'aura ton envergure, aucun navire n'y va... Sinon toi, Alain.
Juste parce que Alain Bashung est sans doute le plus grand de tous les artistes du rock français actuel. Le plus inventif. Le plus classe. Celui qui écrit les plus beaux textes. Celui qui a la plus belle attitude sur scène. Un des seuls à n'avoir jamais fait aucune concession, suivant sa route, toujours sur la ligne blanche. Réussissant l'exploit de réunir qualité artistique et succès commerciaux sans jamais dévier de cette ligne. Parce que, non content d'avoir fait les plus beaux albums français de ces vingt dernières années, Alain Bashung est également de ceux qui ne laissent personne indifférents une fois sur scène. Parce que Alain Bashung est, même aujourd'hui, même affaibli, une vraie bête de scène. Un musicien hors norme qui ne laisse rien au hasard. Ni le texte, ni les musiciens qui l'accompagnent, ni la mise en scène du spectacle qu'il donne. Parce que ses shows millimétrés sont capables d'émouvoir tout autant des adolescents en jean slim, fan de groupes en "The" que des retraités en pantalons de velours plus habitués aux concerts assis. Il y avait une bande de ces jeunes, juste derrière moi, et un groupe de ces seniors, juste à ma droite... et ils connaissaient apparemment aussi bien les uns que les autres les chansons de Bashung.

(photo issue d'un téléphone portable)
Après une première partie très courte de Chloé Mons (que j'ai loupée alors que j'étais juste devant la porte de la salle, ce qui me laisse penser que le volume sonore ne devait pas être "imposant"), Bashung est arrivé vêtu d'un long manteau, coiffé d'un chapeau, saluant le public avant d'aller s'assoir sur un tabouret au centre de la scène. Pendant les acclamations du public, un de ses roadies lui apporte une splendide guitare folk noire. Do, Mi-mineur, La-mineur. Trois accords plaqués une première, puis une deuxième fois très fébrilement. Ce grand monsieur a le tract. Alain Bashung, LE Alain Bashung, a pendant quelques secondes le tremblement de voix de ceux qui ne sont pas sûr d'eux à ce moment précis où tout commence. Tremblement de voix et des doigts synonymes d'un doute, DU doute, celui qui signe les plus grands. Ce DOUTE indispensable au talent. Tout rentre très vite dans l'ordre. Les accords suivants, les chansons suivantes, les gestes lents, précis et chorégraphiques des membres de Bashung (les impasses, les grands espaces... ses bras connaissent), tout est là, magnifique... sentiment en le voyant et l'écoutant d'être "dissimulés dans les entrailles d'une canopée". Les quatre musiciens qui l'accompagnent sont, comme toujours impeccables. Trois compagnon de la tournée précédente : Yann Pechin (guitares et Mandoline), Arnaud Dieterllen (batterie) et Jean-François Assy (violoncelle) et un "nouveau" Bobby Jocky (basse). La playlist est identique à celle des autres concert récents de Bahsung (voir ici ou la par exemple pour les détails), excepté malheureusement le "Night in White Satin" de conclusion, auquel on n'a pas eu droit à Avignon...
Difficile de sortir de ce concert, parce qu'une fois dehors, on n'a qu'une envie : retrouver la voix de Bashung, ses textes et ses musiques, et s'y (re)plonger indéfiniment... on ne sort d'ailleurs jamais vraiment d'un concert de Bashung… Aucun express ne m'emmènera vers la félicité, aucun tacot n'y accostera. Aucun Concorde n'aura ton envergure, aucun navire n'y va... Sinon toi, Alain.
Signature : chlorophille 23/11/2008
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>> Réponse (le 23/11/2008 par MACHA)

>> Réponse (le 23/11/2008 par Fred)

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