Critique de concert Allison Linde Quintet

C’était ma première soirée de vacances, ça se fête. Pour aider les nerfs à tomber, quelque chose de relaxant m’était nécessaire. Deux minutes sur le site d’Allison Linde m’auront été suffisantes : ce soir c’est ça qu’il me faut. Ca se passe au Planet Mundo Kfé et je suis alors loin de me douter que ce concert sera le dernier de la salle. Avec le recul, c’est vrai qu’Olivier n’avait pas sa tête des bons jours. Il courait pourtant toujours de l’étage au sous-sol avec ses assiettes, trouvait le temps de s’occuper du son et des lumières, mais ça devait le ronger d’avoir à annuler son beau programme de juillet (dont Lord Mouse & The Kalypso Katz, Laurent Coq, Ibrahim Ferrer Jr. et Stéphane Belmondo, excusez du peu).
Une malédiction s’abat sur le Cours Ju après la fermeture de El Ache de Cuba même si ici, ce n’est pas pour des raisons de voisinage…

J’ignorais donc et j’allais boire un coup entre amis le cœur léger. Allison Linde est Américaine, ça dépayse, elle fait l’effort de parler en Français, c’est gentil, elle n’a que 24 ans, c’est beau la jeunesse, elle est très photogénique, ça ne gâte rien, et elle chante juste, ça n’est pas si fréquent. Son répertoire, constitué exclusivement de reprises (pour ce que j’en ai entendu tout du moins) est le plus souvent d’une softitude absolue. Quelques exceptions toutefois comme sur Chick To Chick de Fred Astaire dont le rythme est étrangement multiplié par 3. A l’inverse, celui de Singing In The Rain est divisé par 2. Pourquoi pas après tout.
En fait le changement de tempo des œuvres jouées est un peu la spécialité de ce quintet. A tel point qu’après que Arnaud Agullo nous eut expliqué la raison de ses changements de guitare, celle avec les cordes nylon pour les morceaux lents et celle avec les cordes métal pour le swing, la surprise est souvent de taille : sur le papier, pour beaucoup de titres joués, on aurait imaginé le choix inverse.

Allison Linde a fait le choix d’une formation avec piano ET guitare pour l’accompagner. On ne va pas rouvrir le débat sur la pertinence ou non de cette option, ce n’est juste pas ma préférée. Mais Eric Meridiano et Arnaud Agullo cohabitent intelligemment et brillamment, une place est faite à chacun sur chaque morceau et on peut apprécier leur technique, notamment celle du piano dans les pièces rythmées. C’est toutefois deux morceaux lents, Shall We Dance et Skylark qui me conviendront le mieux ce soir.
Mes camarades de table n’étaient, elles, pas encore en vacances (gnark, gnark, gnark !)
Et comme, dès la fin du premier set et du second daiquiri, j’avais atteint le degré de zénitude recherché, j’ai cédé sans rechigner à leur désir de rentrer argumenté par le fameux "On travaille demain".

Allison Linde Quintet : Eric Meridiano : piano / Jean Cortes : contrebasse / Allison Linde : chant / Boris Colls : batterie / Arnaud Agullo : guitare.
Plus de photos du concert ici, l’album du Planet Mundo Kfé là. :-(
Une malédiction s’abat sur le Cours Ju après la fermeture de El Ache de Cuba même si ici, ce n’est pas pour des raisons de voisinage…

J’ignorais donc et j’allais boire un coup entre amis le cœur léger. Allison Linde est Américaine, ça dépayse, elle fait l’effort de parler en Français, c’est gentil, elle n’a que 24 ans, c’est beau la jeunesse, elle est très photogénique, ça ne gâte rien, et elle chante juste, ça n’est pas si fréquent. Son répertoire, constitué exclusivement de reprises (pour ce que j’en ai entendu tout du moins) est le plus souvent d’une softitude absolue. Quelques exceptions toutefois comme sur Chick To Chick de Fred Astaire dont le rythme est étrangement multiplié par 3. A l’inverse, celui de Singing In The Rain est divisé par 2. Pourquoi pas après tout.
En fait le changement de tempo des œuvres jouées est un peu la spécialité de ce quintet. A tel point qu’après que Arnaud Agullo nous eut expliqué la raison de ses changements de guitare, celle avec les cordes nylon pour les morceaux lents et celle avec les cordes métal pour le swing, la surprise est souvent de taille : sur le papier, pour beaucoup de titres joués, on aurait imaginé le choix inverse.

Allison Linde a fait le choix d’une formation avec piano ET guitare pour l’accompagner. On ne va pas rouvrir le débat sur la pertinence ou non de cette option, ce n’est juste pas ma préférée. Mais Eric Meridiano et Arnaud Agullo cohabitent intelligemment et brillamment, une place est faite à chacun sur chaque morceau et on peut apprécier leur technique, notamment celle du piano dans les pièces rythmées. C’est toutefois deux morceaux lents, Shall We Dance et Skylark qui me conviendront le mieux ce soir.
Mes camarades de table n’étaient, elles, pas encore en vacances (gnark, gnark, gnark !)
Et comme, dès la fin du premier set et du second daiquiri, j’avais atteint le degré de zénitude recherché, j’ai cédé sans rechigner à leur désir de rentrer argumenté par le fameux "On travaille demain".

Plus de photos du concert ici, l’album du Planet Mundo Kfé là. :-(
Signature : mcyavellle 06/08/2012
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Photographe : mcyavell
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