Critique de concert Ambo + Yodelice + Lenny Kravitz

17h00 … On ne sera pas en retard. Je passe par le point presse pour récupérer l’accrédit du photographe et là, surprise, le seul groupe pour lequel fonctionne l’accrédit c’est : Ambo.
Super ! Surtout quand on nous fait bien comprendre qu’on n’a pas le droit d’aller en backstage. En même temps, on s’en fout un peu des backstages. Voir des mecs en sueur boire de la bière et manger de la pizza à 2h00 du mat, très peu pour moi.
Enfin, je dis ça mais si on y avait eu droit, j’aurais été ravie de manger aussi un morceau de pizza.
L’ouverture des portes se fait sur les coups de 19h00, et étrangement, personne ne court (ce doit être dû à la chaleur et à l’attente prolongée au soleil ( 36°C à l’ombre quand même)
Après avoir discuter avec quelques journalistes, je me rends compte que peu sont accrédités pour les 2 autres groupes.
Le premier groupe à passer est donc Ambo. 4 jeunes gens quelque peu passe partout. Leur premier morceau est plutôt doux, mais j’ai du mal à comprendre si le chanteur chante en anglais ou en français, tellement l’instrumental est fort.
Il n’y a pas foule et ça et là fleurisse sur le sol en terre des petits groupes de gens assis, qui discutent en attendant la suite.
Les chansons s’enchaînent, le style est gentillet et du coup je n’accroche pas. Pour moi, c’est un bon groupe de potes, mais ça manque quand même de maturité. Il faudrait les revoir dans quelques années.
A la fin de leur set, quelques applaudissements, mais rien de bien exceptionnel pour une première partie.
Le deuxième groupe annoncé est Yodélice. Je n’arrive pas à savoir si c’est juste le chanteur ou tout le groupe (après avoir quelque peu chercher, je me rends compte que c’est juste le nom du chanteur)Les applaudissements sont discrets, voir intimistes.
Tout ce que je vois c’est un chapeau melon surmonté d’une plume qui se la joue amérindien, un attrape rêve et un arbre tout tordu.
Et voilà, encore un groupe qui essaye de se différencier par le look.
Les premières notes retentissent, un peu jazzy, et une voix profonde et envoûtante m’emporte vers des horizons magiques. Je suis aux anges, je ne m’attendais pas à un tel effet, je prie même pour que la suite soit au moins aussi riche en émotion. La foule ne parle plus. La foule écoute et rêve aussi.
Hélas les bonnes choses ont souvent une fin, car dés le 2eme morceau, mon enthousiasme retombe comme un soufflet sorti du four trop tôt. La musique devient plus folk, et se parera plus tard d’effets country.
Quand arrive "Sunday with the flu" le public est plus réceptif ! Il me semble avoir déjà entendu cette chanson. En plus je bloque sur la guitare du chanteur… on dirait un crane !
Arrivent encore un morceau avec du djambé, un autre avec de l’harmonica, plus on avance vers la fin et plus je me dis que je suis devant un cirque freaks.
Et l’apothéose est attend lorsque retentissent les notes de "smells like teen spirit" de Nirvana. Façon sauce aigre-douce. Je suis atterrée, c’est un massacre.
Le groupe cède la place à la lassitude et à l’ennui, et c’est pendant presque 45 minutes que l’on patiente alors que le staff monte la scène pour LE concert de la soirée.
C’est enfin vers 10h45 que les lumières s’éteignent provoquant une tonnerre de hurlements et sifflements en tout genre.
Les premières notes s’élèvent et j’appréhende de voir la bête face à moi. Je fais parti des mélancoliques du cheveu long, des fans de la première heure qui n’ont pas suivi l’évolution.
L’air swiggue avec les cuivres en folie, l’espace vibre devant son sourire ravageur. Et "It Ain't Over 'Til It's Over" sonne dans l’air moite de ce milieu de soirée.
Du grand Kravitz… dommage qu’il porte une écharpe lila surtout avec la chaleur qu’il fait. Mais on lui pardonne, car c’est Lenny !
J’aime la trompette et les saxo qui donnent à cette chanson un air encore plus authentique, j’ai des frissons jusque dans la colonne vertébrale surtout au moment du solo quand Lenny se met au piano et donne la réplique à l’un des saxophonistes.
Ponctuation, quelques merci viennent saluer la foule.
Et c’est reparti avec "I belong to you" qui n’est chanté que pour moi. Je suis la personne au monde la plus heureuse en cet instant. Que demander de plus ? Le ciel étoilé m’enveloppe avec cette voix suave, et je fonds. Mon côté guimauve prend le dessus, je m’envole, je plane…l’éternité est à moi.
Enchaînement avec "Believe". c’est LE moment romantique de la soirée, et c’est le moment du jeté d’écharpe. Enfin, je l’attendais avec impatience !
Les morceaux s’enchaînent sans pause, l’artiste fait son show. Il vient même voir les gens de plus prés en montent sur les enceintes qui le sépare de la plèbe.
Moment de calme …Séquence émotion et hommage à Michael Jackson en mélangeant les paroles de Billie Jean à "Dancin’ till dawn". Tous les téléphones, appareils photos, cameras sont en l’air faisant des milliers de petites lueurs en hommage au chanteur décédé.
"I’ll be waiting" s’égraine tranquillement, puis arrive un moment de pause.
Lenny prend un appareil photo en nous disant qu’il n’y a pas de raison que nous ne soyons pas pris en photo par lui. Et il descend dans la foule. Je regrette d’être si loin.
Au bout de ce qui paraît être une éternité, les notes de "Always on the run" débutent puis seront remplacé par "American woman" et "Fly away".
C’est là que les gens commencèrent à partir et nous les avons suivis de peur de nous retrouver dans des embouteillages interminables.
Les yeux pleins d’étoiles je repense à cette soirée… il n’y a pas à dire, un grand concert !
Signature : coco
le 17/07/2009
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le 17/07/2009
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>> Réponse (le 21/07/2009 par Iguanodon)

Sea, Sun and… Music ! Un concert une fois de plus hors norme de Lenny et de ses musiciens, un French Board omniprésent et très bien placé dans un cadre paradisiaque, et quelques agréables surprises de dernière minute : le show du mercredi 15 juillet restera gravé dans les mémoires. Flash-back… On ne change pas une équipe qui gagne. Cet adage vaut aussi bien pour Lenny Kravitz que pour le “French Board”. Après sa brillante tournée européenne, l’artiste new-yorkais enchaînait avec la saison des festivals en faisant escale aux Voix du Gaou, ce mercredi 15 juillet, à Six-Fours (Var). Résultat, au lieu d’avoir une version écourtée (du fait qu’il faille partager la scène entre plusieurs groupes), les spectateurs ont eu droit à un véritable show de plus de deux heures d’une incroyable .../...
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