Critique de concert Tindersticks + Thomas Belhom

A peine le temps de choisir un des sièges disponibles que vers 20h15 la première partie commence déjà. Il s'agit de Thomas Belhom, vu il y a un paquet d'années avec son frère au sein de Amor Belhom Duo et qui est ce soir seul sur scène.

Il chante en français et anglais des ballades tristes et planantes à la Giant Sand qui ne retiennent pas vraiment mon attention, placé à un endroit où les habituels malpolis bavardent et les portes claquent au fur et à mesure des arrivées. Belle prouesse en tout cas de jouer autant d'instrument et de s'autosampler efficacement afin de livrer une musique plus riche qu'un set solo guitare voix.

La salle se remplit pour afficher quasiment complet au son d'une sélection qui avait l'air bien ("Primitive Painter" de Felt, ce genre) mais le volume était bien trop faible pour en profiter. Aucun reproche à faire par contre au niveau son de ce concert des Tindersticks, il était d'excellente facture, ce qui nous fait regretter qu'à quelques exceptions près (Godspeed! You Black Emperor, Rufus Wainwright...) il y ait si peu de groupes "indé" à passer dans cette salle.

On n'en dira pas autant de la nouvelle déco qui réussit l'exploit involontaire d'être encore plus criarde que la précédente. Une broutille celà dit, à côté du plaisir de revoir le groupe du toujours classieux Stuart Staples pour ma part vu peu avant la sortie de l'album "Simple Pleasure", à la Route du Rock de St Malo en 1999 et qui était passé dans cette salle la même année.

Il y a fort à parier que les bons trois quart du public présent ce soir y était, tant les Anglais ont traversé les années sans chercher le succès à tout prix, en creusant toujours un peu plus le même sillon. Public ravi de découvrir en live des morceaux du dernier album en date comme "Show me everything", "Medicine", "Slippin Shoes" ou "Frozen", ces deux dernières dans un enchaînement qui confine au climax.

Et évidement quelques classiques feutrés du quintet comme "Dying Slowly", très applaudi. Il y a une certaine magie dans l'air avec cette musique sombre mais pas plombante, souvent émouvante, musicalement impressionnante de précision (ces superbes sonorités de clavier...) et bien évidement cette voix reconnaissable entre mille.

C'est très beau quand on se laisse embarquer mais les quelques néophytes présents ce soir ont pu trouver cette soirée ennuyeuse par moments. Leur musique étant des plus lente à deux trois morceaux enlevés près, le groupe est logiquement statique mais également tout en retenue, ne s'adresse que très peu au public.

Ça ne m'a pas gêné personnellement car on a pu profiter d'un concert plein et long de plus, plus d'une heure et demi, mais ça peut surprendre pour un groupe qui va bientôt fêter ses 20 ans de carrière. Espérons vu l'enthousiasme général de leurs fidèles qu'on n'attendra pas encore une dizaine d'années avant de les revoir, puisque vu leur discographie toujours aussi prolifique ils semblent encore partis pour tourner un bon moment.

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Bonus vidéo :

Il chante en français et anglais des ballades tristes et planantes à la Giant Sand qui ne retiennent pas vraiment mon attention, placé à un endroit où les habituels malpolis bavardent et les portes claquent au fur et à mesure des arrivées. Belle prouesse en tout cas de jouer autant d'instrument et de s'autosampler efficacement afin de livrer une musique plus riche qu'un set solo guitare voix.

La salle se remplit pour afficher quasiment complet au son d'une sélection qui avait l'air bien ("Primitive Painter" de Felt, ce genre) mais le volume était bien trop faible pour en profiter. Aucun reproche à faire par contre au niveau son de ce concert des Tindersticks, il était d'excellente facture, ce qui nous fait regretter qu'à quelques exceptions près (Godspeed! You Black Emperor, Rufus Wainwright...) il y ait si peu de groupes "indé" à passer dans cette salle.

On n'en dira pas autant de la nouvelle déco qui réussit l'exploit involontaire d'être encore plus criarde que la précédente. Une broutille celà dit, à côté du plaisir de revoir le groupe du toujours classieux Stuart Staples pour ma part vu peu avant la sortie de l'album "Simple Pleasure", à la Route du Rock de St Malo en 1999 et qui était passé dans cette salle la même année.

Il y a fort à parier que les bons trois quart du public présent ce soir y était, tant les Anglais ont traversé les années sans chercher le succès à tout prix, en creusant toujours un peu plus le même sillon. Public ravi de découvrir en live des morceaux du dernier album en date comme "Show me everything", "Medicine", "Slippin Shoes" ou "Frozen", ces deux dernières dans un enchaînement qui confine au climax.

Et évidement quelques classiques feutrés du quintet comme "Dying Slowly", très applaudi. Il y a une certaine magie dans l'air avec cette musique sombre mais pas plombante, souvent émouvante, musicalement impressionnante de précision (ces superbes sonorités de clavier...) et bien évidement cette voix reconnaissable entre mille.

C'est très beau quand on se laisse embarquer mais les quelques néophytes présents ce soir ont pu trouver cette soirée ennuyeuse par moments. Leur musique étant des plus lente à deux trois morceaux enlevés près, le groupe est logiquement statique mais également tout en retenue, ne s'adresse que très peu au public.

Ça ne m'a pas gêné personnellement car on a pu profiter d'un concert plein et long de plus, plus d'une heure et demi, mais ça peut surprendre pour un groupe qui va bientôt fêter ses 20 ans de carrière. Espérons vu l'enthousiasme général de leurs fidèles qu'on n'attendra pas encore une dizaine d'années avant de les revoir, puisque vu leur discographie toujours aussi prolifique ils semblent encore partis pour tourner un bon moment.

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Signature : samile 17/10/2012
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Photographe : pirlouiiiit
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>> Réponse (le 19/10/2012 par Philippe)

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