Critique de concert Andreya Triana + Lizzy Parks (Festival Jazz Sur La Ville)

J’arrive en courant après avoir assisté au premier set des Black Brothers, pour entendre les trois dernières chansons de Lizzy Parks. Du coup je n’ose pas trop en parler, sinon pour en dire du bien : la voix de la chanteuse est agréable à écouter et très pêchue, ce qui est une nécessité quand on navigue en zone internationale Jazz, Soul et Funk. Les trois titres que j’entends donnent la patate, mais c’est dommage qu’elle soit seule sur scène, avec sa petite machine à faire du bruit et des sons. Elle mérite des musiciens cette jeunôte.
Nous sommes encore et toujours dans le cadre de la programmation Jazz sur la ville.
et c’est la même conclusion qui me vient après avoir écouté la non moins jolie Andreya Triana. Elle est plus dans le jazz / soul intimiste, tout en retenue. À plusieurs reprises on sent qu’elle va démarrer, donner de la voix, se lâcher, il y a des indices du type "crescendo" mais non, elle freine des deux pieds à chaque fois. C’est un peu frustrant mais joli, sa voix veloutée qui calfeutre est superbe. Et pour en revenir à ce par quoi je commençais, je trouve que les deux musiciens (guitare et basse) ne la mettent pas vraiment en valeur. Ils sont bons, certainement, mais l’harmonie des trois n’est pas là. Il manque un truc, le plus, la magie, la construction harmonique et rythmique d’un vrai trio, l’aboutissement d’un style.
J’apprends qu’Andreya Triana est labellisée par les londoniens "Ninja Tunes", qu’elle a chanté avec le DJ Bonobo, son producteur, lié lui aussi au label susdit. Il y a du pognon là derrière, et c’est peut-être un peu radin d’envoyer une si belle voix en tournée avec si peu de musiciens. Elle aurait mérité au moins un batteur. J’ai du mal à croire que c’est un choix strictement musical, mais j’ai sans doute pas toutes les données. Et d’un autre côté, cette formation lui permet de se démarquer du style Downtempo qu’affectionne Bonobo, et dans lequel elle évolue sur ses productions habituelles.
À l’arrivée, beaucoup de questions, peu de réponses, mais la certitude qu’on a entendu une superbe voix, qu’on entendra encore certainement, dans un registre, un style qui - je relativise par l’arbitraire de ce propos- reste à trouver.
Mais c’est peut-être aussi – je relativise encore – parce que je n’aime pas trop le Downtempo. Petite comparaison au passage et à titre d’exemple : une voix similaire, magnifique, celle de Lizz Wright, a trouvé un style (jazz/gospel/blues) dans lequel elle excelle et donne toute sa mesure.
Je reconnais au passage ses deux titres-phare : A Town Call Obsolete et Lost Where I Belong.
Les deux morceaux les plus rythmés, elle les fera avec sa petite machine à faire du bruit et des sons comme Lizzy Parks, seront les deux derniers, où elle samplera sa voix pour s’accompagner toute seule (on est jamais mieux servi que par soi-même) et donner une reprise sympa de Sweet Dreams, d’Annie Lennox.
Nous sommes encore et toujours dans le cadre de la programmation Jazz sur la ville.
et c’est la même conclusion qui me vient après avoir écouté la non moins jolie Andreya Triana. Elle est plus dans le jazz / soul intimiste, tout en retenue. À plusieurs reprises on sent qu’elle va démarrer, donner de la voix, se lâcher, il y a des indices du type "crescendo" mais non, elle freine des deux pieds à chaque fois. C’est un peu frustrant mais joli, sa voix veloutée qui calfeutre est superbe. Et pour en revenir à ce par quoi je commençais, je trouve que les deux musiciens (guitare et basse) ne la mettent pas vraiment en valeur. Ils sont bons, certainement, mais l’harmonie des trois n’est pas là. Il manque un truc, le plus, la magie, la construction harmonique et rythmique d’un vrai trio, l’aboutissement d’un style.
J’apprends qu’Andreya Triana est labellisée par les londoniens "Ninja Tunes", qu’elle a chanté avec le DJ Bonobo, son producteur, lié lui aussi au label susdit. Il y a du pognon là derrière, et c’est peut-être un peu radin d’envoyer une si belle voix en tournée avec si peu de musiciens. Elle aurait mérité au moins un batteur. J’ai du mal à croire que c’est un choix strictement musical, mais j’ai sans doute pas toutes les données. Et d’un autre côté, cette formation lui permet de se démarquer du style Downtempo qu’affectionne Bonobo, et dans lequel elle évolue sur ses productions habituelles.
À l’arrivée, beaucoup de questions, peu de réponses, mais la certitude qu’on a entendu une superbe voix, qu’on entendra encore certainement, dans un registre, un style qui - je relativise par l’arbitraire de ce propos- reste à trouver.
Mais c’est peut-être aussi – je relativise encore – parce que je n’aime pas trop le Downtempo. Petite comparaison au passage et à titre d’exemple : une voix similaire, magnifique, celle de Lizz Wright, a trouvé un style (jazz/gospel/blues) dans lequel elle excelle et donne toute sa mesure.
Je reconnais au passage ses deux titres-phare : A Town Call Obsolete et Lost Where I Belong.
Les deux morceaux les plus rythmés, elle les fera avec sa petite machine à faire du bruit et des sons comme Lizzy Parks, seront les deux derniers, où elle samplera sa voix pour s’accompagner toute seule (on est jamais mieux servi que par soi-même) et donner une reprise sympa de Sweet Dreams, d’Annie Lennox.
Signature : mardalle 24/10/2010
Envoyer un message à mardal
Voir toutes les critiques de concert rédigées par mardal

le 9 octobre 2011 - La Mesón - Marseille (par Mardal)

le 18 Février 2011 - Cabaret Aléatoire - marseille (par gabrielle)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation



















