Critique de concert Arcade Fire + Fucked Up

Après un concert de "chauffe" en juillet, semi-raté au Casino de Paris, puis le concert avorté de Rock en Seine à cause de la pluie, inutile de dire que j'attendais les canado-québéco-texan d'Arcade Fire au détour.
Pourtant, malgré la popularité grandissante du groupe et leur succès incontestable en festival, la Halle Tony Garnier ne fait pas le plein. Après avoir bu un verre avec l'écrivain de "Real World" et un autre ami (à charge de revanche les gars), j'entre dans la halle, pour me glisser dans les premiers rangs sur la gauche.
On commence par une première partie, des Canadiens eux aussi, qui répondent au doux nom de Fucked Up. Très poétique, n'est-il pas ? Leur musique est à la hauteur de leur nom, néo-punk hardcore métal tout ce qu'on veut, et le chanteur, plutôt disons... enrobé, finit par tomber le t-shirt et se lance dans la foule à plusieurs reprises. Le public est tolérant, mes oreilles le sont beaucoup moins, mais bon.

Pause relativement courte, et Arcade Fire débarque. Ils commencent par Ready to start, le son est relativement bon pour la HTG qui m'avait laissé un mauvais souvenir 7 ans auparavant. Ils enchaînent avec Keep the car running, puis Neighborhood 2 (Laïka), je trouve ça bien, très bien, mais il manque un petit quelque chose.. qui va arriver sur No Cars Go. Le public devient furieux et on retrouve l'Arcade Fire qui envoie avec cette folie et cette générosité qui depuis 5 ans maintenant est leur marque de fabrique ! les musiciens tournent selon les morceaux, ainsi on peut parfois retrouver Régine Chassagne à la Batterie et Win Butler à la basse. Richard Parry reste lui-même, complètement allumé. Haiti, sans annonce particulière, une annonce pour l'organisation humanitaire aura lieu un peu plus tard. Puis mon morceau préféré de Suburbs, le magnifique Sprawl II, la voix de Régine Chassagne est nickel. Puis Rococo, tant décrié par les fans, qui fonctionne très bien sur scène pourtant, que j'apprécie de plus en plus.
Une année sans lumière est bouleversante quand on connaît l'histoire de la chanson, elle est chantée magnifiquement. Arrive la surprise, THE surprise, que je n'attendais pas du tout. Win Butler parle d'un titre qu'ils n'ont pas joué depuis deux ans, je me dis, tiens, ça pourrait être... mais non... et pourtant... si, c'est my body is a cage, qui me fout les tripes à l'envers. Butler la chante à la perfection, l'écran avec gros plan sur son visage renvoie l'émotion, moment superbe, avec les fans qui chantent par dessus (ahem).
Suburbs, le "hit" de leur album, remarquablement joué, et une fois de plus le groupe pousse sur l'accélérateur pour envoyer month of May, le magnifique Tunnels (avec encore une fois le public complètement fou), we used to wait qui calme un peu le jeu, un power out déchaîné avec William Butler qui tape sur une grosse caisse comme un malade (à coups de micro si besoin).
Un rappel plutôt court avec le public qui reprend le chorus (final !!) de wake up tant qu'il peut, heureusement que des bouteilles d'eau circule parce qu'on n'en peut plus ! Le groupe revient pour jouer intervention puis wake up en final, avec un public extraordinaire tout le long, qui reprend tout ce qu'il peut. On espère un dernier rappel mais en vain. On peut leur pardonner leur relativement court set tant l'énergie qu'ils dépensent doit les crever.
Bref, Arcade Fire, c'est ce que ne sera jamais Muse : un groupe humble, généreux, talentueux, inventif. Pas étonnant que tant d'artistes les apprécient, de Peter Gabriel à Bryan Ferry en passant par Bowie ou Bono. J'aimerais tant qu'ils repassent par Paris.
En un mot comme en cent, ce concert fut le plus intense de l'année dans la catégorie rock parmi tous ceux que j'ai vus.
Pourtant, malgré la popularité grandissante du groupe et leur succès incontestable en festival, la Halle Tony Garnier ne fait pas le plein. Après avoir bu un verre avec l'écrivain de "Real World" et un autre ami (à charge de revanche les gars), j'entre dans la halle, pour me glisser dans les premiers rangs sur la gauche.
On commence par une première partie, des Canadiens eux aussi, qui répondent au doux nom de Fucked Up. Très poétique, n'est-il pas ? Leur musique est à la hauteur de leur nom, néo-punk hardcore métal tout ce qu'on veut, et le chanteur, plutôt disons... enrobé, finit par tomber le t-shirt et se lance dans la foule à plusieurs reprises. Le public est tolérant, mes oreilles le sont beaucoup moins, mais bon.

Pause relativement courte, et Arcade Fire débarque. Ils commencent par Ready to start, le son est relativement bon pour la HTG qui m'avait laissé un mauvais souvenir 7 ans auparavant. Ils enchaînent avec Keep the car running, puis Neighborhood 2 (Laïka), je trouve ça bien, très bien, mais il manque un petit quelque chose.. qui va arriver sur No Cars Go. Le public devient furieux et on retrouve l'Arcade Fire qui envoie avec cette folie et cette générosité qui depuis 5 ans maintenant est leur marque de fabrique ! les musiciens tournent selon les morceaux, ainsi on peut parfois retrouver Régine Chassagne à la Batterie et Win Butler à la basse. Richard Parry reste lui-même, complètement allumé. Haiti, sans annonce particulière, une annonce pour l'organisation humanitaire aura lieu un peu plus tard. Puis mon morceau préféré de Suburbs, le magnifique Sprawl II, la voix de Régine Chassagne est nickel. Puis Rococo, tant décrié par les fans, qui fonctionne très bien sur scène pourtant, que j'apprécie de plus en plus.
Une année sans lumière est bouleversante quand on connaît l'histoire de la chanson, elle est chantée magnifiquement. Arrive la surprise, THE surprise, que je n'attendais pas du tout. Win Butler parle d'un titre qu'ils n'ont pas joué depuis deux ans, je me dis, tiens, ça pourrait être... mais non... et pourtant... si, c'est my body is a cage, qui me fout les tripes à l'envers. Butler la chante à la perfection, l'écran avec gros plan sur son visage renvoie l'émotion, moment superbe, avec les fans qui chantent par dessus (ahem).
Suburbs, le "hit" de leur album, remarquablement joué, et une fois de plus le groupe pousse sur l'accélérateur pour envoyer month of May, le magnifique Tunnels (avec encore une fois le public complètement fou), we used to wait qui calme un peu le jeu, un power out déchaîné avec William Butler qui tape sur une grosse caisse comme un malade (à coups de micro si besoin).
Un rappel plutôt court avec le public qui reprend le chorus (final !!) de wake up tant qu'il peut, heureusement que des bouteilles d'eau circule parce qu'on n'en peut plus ! Le groupe revient pour jouer intervention puis wake up en final, avec un public extraordinaire tout le long, qui reprend tout ce qu'il peut. On espère un dernier rappel mais en vain. On peut leur pardonner leur relativement court set tant l'énergie qu'ils dépensent doit les crever.
Bref, Arcade Fire, c'est ce que ne sera jamais Muse : un groupe humble, généreux, talentueux, inventif. Pas étonnant que tant d'artistes les apprécient, de Peter Gabriel à Bryan Ferry en passant par Bowie ou Bono. J'aimerais tant qu'ils repassent par Paris.
En un mot comme en cent, ce concert fut le plus intense de l'année dans la catégorie rock parmi tous ceux que j'ai vus.
Signature : Pascale
le 28/11/2010
>> Réponse (le 01/12/2010 par Pauline)

>> Réponse (le 14/12/2010 par Lasgo)

Voici mon expérience, assez originale: Arcade fire, il y a 2 semaines, je n'avais jamais entendu parlé! opportunité de 2 places, et hop, concert direct sans avoir écouté le moindre disque! Jamais je fais çà, mais plusieurs indices me laissaient présager un show de qualité. Et bien quel choc! Génial, la salle O2 pleine, délire, guichet fermé, 1H30 de concert pas 1mn de plus, c'est dommage, j'aurai bien voulu un peu plus. En tout cas, depuis, j'ai acheté leur 3 albums, et quel pied! > Réagir à cette critique

le 2 Juillet 2011 - Citadelle, Arras (par Boby)

le 28-29 octobre 2011 - Grande Halle de la Villette, Paris (par Mael Hardbriche)

le 5 juillet 2008 - Pas très loin de Belfort (par Vince Venckman)
Halle Tony Garnier, Lyon

le 3 avril 2011 - Halle Tony Garnier, Lyon (par Abigail Darktrisha)
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Jeudi 24 mai 2012 : 9766 concerts, 20887 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 














