Critique de concert Arnaud Methivier + Garage Rigaud (projet bob)

Un type en parka qui débarque l'air de rien au milieu du public et se fraye un passage jusqu'à la scène en poussant une magnifique bicyclette équipée d'un splendide siège bébé, pose son véhicule sur une des bottes de paille ornant la scène - dans une indifférence teintée de surprise amusée - et prend place sur une caisse en bois : "bonjour, je m'appelle arnaud méthivier et je crée de la musique pour vous". et c'est parti : une heure non stop où le gars simplement muni de son accordéon et d'une rudimentaire boite à rythme bricolo embarque tout le monde - même les plus frileux au premier abord - dans un étrange voyage tantôt plânant aux confins d'une extase ébahie, tantôt dans des accélérations dignes des dance floors les plus chauds d'ibiza (ou presque). Sur des textes limite surréalistes (entre autres de kent, marcel kanche ou lui-même), Arnaud Methivier sidère et fout même la chair de poule. Et puis voilà, vient la fin du voyage, Arnaud Methivier détache sa bicyclette (prudemment cadenassée derrière lui on sait jamais), descend de scène et repart comme il est venu. Atypique et incontournable.
Plus "conventionnels", les musiciens du garage rigaud pratiquent une chanson rock torturée ponctuée par de courts intermèdes où la musique illustre les déboires de leur "patacycliste" projeté en tryptique au dessus de la scène. Efficace, carré, énergique et convaincant. Et pour finir en beauté le chanteur nous revient en compagnie de la demoiselle à l'accordéon pour une adaptation d'un texte de Ferré, et là aussi, c'est convaincant.
Bref, une bien bonne soirée sans prétention mais pleine de surprises où on a envie de dire merci beaucoup aux gens qui créent de la musique pour nous...
Plus "conventionnels", les musiciens du garage rigaud pratiquent une chanson rock torturée ponctuée par de courts intermèdes où la musique illustre les déboires de leur "patacycliste" projeté en tryptique au dessus de la scène. Efficace, carré, énergique et convaincant. Et pour finir en beauté le chanteur nous revient en compagnie de la demoiselle à l'accordéon pour une adaptation d'un texte de Ferré, et là aussi, c'est convaincant.
Bref, une bien bonne soirée sans prétention mais pleine de surprises où on a envie de dire merci beaucoup aux gens qui créent de la musique pour nous...
Signature : rents
le 05/12/2003
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Lundi 28 mai 2012 : 9081 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 
















