Critique de concert Arrington De Dionyso + Pedro de la Hoya

Direction l'Embobineuse sous un vent de 120 km/heure au moins (une légère brise selon la police), pour assister à deux concerts solos de membre de groupes que j'adore, Arrington De Dionyso des déjantés Old Time Relijun et Pedro de la Hoya de non moins foutraques Kabu Ki BuddAH. Bref que du bon, et cela placé sous le signe d'une expo 3D de Dave 2000 : Exposition 3D pour la sortie de son dernier livre au Dernier Cri.

C'est donc avec les fameuses lunettes bleues et rouges que nous entrons dans la salle de l'Embob' (note pour les prochaines fois : éviter de chausser ses lunettes avec la même main qui tient un verre de pinard plein...). Tentacules, femmes-serpents nues et autres plantes carnivores (dont une qui a failli avaler Ben Ed Mudshi sous mes yeux !) s'agitent devant nous.

C'est sur fond de tentacules lovecraftiennes que le moustachu Arrington De Dionyso commence son set après le speech de Felix l'hôte des lieux. Mélopée hypnotique au saxo (enfin une sorte de saxo long et allongé), transe quasi chamanique, le décor est parfait. Pour son second morceau, il enveloppe son sax dans du papier alu, ce qui rajoute des froissements métalliques amplifiés au son free jazz. Barré vous dites ? Non là encore c'était (plus ou moins) mélodique...

Il retire ensuite l'embout de son sax, souffle dans un je-ne-sais-quoi de boite avec plastique et le sax en alternance, emboité, ou autre. Puis, à genoux, se saisis d'une caisse claire amplifiée, contre laquelle il souffle dans l'embout du sax, ce qui fait réverb, puis il lâche l'embout pour faire des vocalise chamano-gutturales contre cette même caisse claire amplifiée... Parfois assez envoûtant, parfais un peu long, c'est surtout assez bloquant ce type à fond dans son trip.

Il terminera par un morceau à la guimbarde (l'élastique dont on joue dans la bouche) avec des effets de disto, qui finiront sur une sorte de techno hypnotique. Un barge on vous dit ! Il range ses affaires dans un silence absolue, le public ne sachant pas vraiment s'il va trafficoter quelque chose d'autres ou bien se retirer. Il quitte la scène de façon très discrète. Ce qui va trancher avec la suite !

Car le Pedro de la Hoya est tout sauf introspectif ! Et, comme les Kabu Ki BuddAH, ça en est complètement jouissif ! Il entre habillé en boxeur sur Eye of the Tiger, s'installe à sa batterie avec double grosse caisse, prend sa guitare et reprend le thème de Rocky III à toute berzingue, maltraitant sa gratte, soufflant dans son trombone sur pied et actionnant ses pédales de batterie.

Et ça va être ça pendant tout le set. Pas moyen de prendre son souffle, on danse et se marre. Il enchaîne sur une reprise punk groovy de Beyoncé qui fera bouléguer la salle et ça ne s'arrêtera plus ! Le public se régale, sourire scotché aux lèvres. Il se fera aussi un Je suis un onemanbad à moi tout seul d'après Renaud, reprendra Antisocial de Trust, présentera un la Bamba transformée en Pedro de la Hoya, des morceaux de sa compositions (ou des reprises que j'ai pas reconnus), tout ça avec avec une patate d'enfer et un plaisir communicatif.

Car si musicalement, c'est pas spécialement orignal, le but n'est pas là. Et que je te prends la gratte et en joue comme un forcené tout en double-grosse-caissant, et que je te souffle dans le trombone, et je prends une voix suraiguë pour refaire du ACDC (pas la peine de se ruiner à 70 euros au Stade Vélodrome..), et que je me dresse sur les pédales de grosse caisse et me fais un footing en rythme de plsu en plus effréné dessus...

Trépidant, drôle, un super moment. D'ailleurs, vu le succès et les vivas de la foule en délire (on devait être au moins 50 !), il revient pour une reprise de Killing in the name de Rage against the Machine totalement régressif et jouissif tout en brocardant l'engagement marketing du groupe. Un Felix en total délire se justifiera presque en avouant avoir 14 ans à l'époque !

Autant la zique second degrés minimaliste à la Naive New Beaters me fait chier grave, autant le set sans prétention et hautement ludique de Pedro de la Hoya m'éclate totalement. N'hésitez pas si ça passe près de chez vous !
Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Arrington de Dionyso : là

C'est donc avec les fameuses lunettes bleues et rouges que nous entrons dans la salle de l'Embob' (note pour les prochaines fois : éviter de chausser ses lunettes avec la même main qui tient un verre de pinard plein...). Tentacules, femmes-serpents nues et autres plantes carnivores (dont une qui a failli avaler Ben Ed Mudshi sous mes yeux !) s'agitent devant nous.

C'est sur fond de tentacules lovecraftiennes que le moustachu Arrington De Dionyso commence son set après le speech de Felix l'hôte des lieux. Mélopée hypnotique au saxo (enfin une sorte de saxo long et allongé), transe quasi chamanique, le décor est parfait. Pour son second morceau, il enveloppe son sax dans du papier alu, ce qui rajoute des froissements métalliques amplifiés au son free jazz. Barré vous dites ? Non là encore c'était (plus ou moins) mélodique...

Il retire ensuite l'embout de son sax, souffle dans un je-ne-sais-quoi de boite avec plastique et le sax en alternance, emboité, ou autre. Puis, à genoux, se saisis d'une caisse claire amplifiée, contre laquelle il souffle dans l'embout du sax, ce qui fait réverb, puis il lâche l'embout pour faire des vocalise chamano-gutturales contre cette même caisse claire amplifiée... Parfois assez envoûtant, parfais un peu long, c'est surtout assez bloquant ce type à fond dans son trip.

Il terminera par un morceau à la guimbarde (l'élastique dont on joue dans la bouche) avec des effets de disto, qui finiront sur une sorte de techno hypnotique. Un barge on vous dit ! Il range ses affaires dans un silence absolue, le public ne sachant pas vraiment s'il va trafficoter quelque chose d'autres ou bien se retirer. Il quitte la scène de façon très discrète. Ce qui va trancher avec la suite !

Car le Pedro de la Hoya est tout sauf introspectif ! Et, comme les Kabu Ki BuddAH, ça en est complètement jouissif ! Il entre habillé en boxeur sur Eye of the Tiger, s'installe à sa batterie avec double grosse caisse, prend sa guitare et reprend le thème de Rocky III à toute berzingue, maltraitant sa gratte, soufflant dans son trombone sur pied et actionnant ses pédales de batterie.

Et ça va être ça pendant tout le set. Pas moyen de prendre son souffle, on danse et se marre. Il enchaîne sur une reprise punk groovy de Beyoncé qui fera bouléguer la salle et ça ne s'arrêtera plus ! Le public se régale, sourire scotché aux lèvres. Il se fera aussi un Je suis un onemanbad à moi tout seul d'après Renaud, reprendra Antisocial de Trust, présentera un la Bamba transformée en Pedro de la Hoya, des morceaux de sa compositions (ou des reprises que j'ai pas reconnus), tout ça avec avec une patate d'enfer et un plaisir communicatif.

Car si musicalement, c'est pas spécialement orignal, le but n'est pas là. Et que je te prends la gratte et en joue comme un forcené tout en double-grosse-caissant, et que je te souffle dans le trombone, et je prends une voix suraiguë pour refaire du ACDC (pas la peine de se ruiner à 70 euros au Stade Vélodrome..), et que je me dresse sur les pédales de grosse caisse et me fais un footing en rythme de plsu en plus effréné dessus...

Trépidant, drôle, un super moment. D'ailleurs, vu le succès et les vivas de la foule en délire (on devait être au moins 50 !), il revient pour une reprise de Killing in the name de Rage against the Machine totalement régressif et jouissif tout en brocardant l'engagement marketing du groupe. Un Felix en total délire se justifiera presque en avouant avoir 14 ans à l'époque !

Autant la zique second degrés minimaliste à la Naive New Beaters me fait chier grave, autant le set sans prétention et hautement ludique de Pedro de la Hoya m'éclate totalement. N'hésitez pas si ça passe près de chez vous !
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Signature : mystic punk pinguinle 08/02/2009
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Photographe : pirlouiiiit
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le Vendredi 1er juillet - Mains d'Oeuvres - Saint Ouen (par Bertrand Lasseguette)

le 18 janvier 2005 - Atelier Tampon, 14 rue Jules Vallès, Paris 11 (par Bertrand Lasseguette)
L'Embobineuse - Marseille


le 19 avril 2012 - Embobineuse - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 23 Mars 2012 - Embobineuse - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)
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