Critique de concert Babel Med : Mazaher + Badila + Lura + Oumar Kouyaté + Ilene Barnes + Les Maîtres du Bélé + El Tio Carlos

Qu’il fait bon revenir à Babel Med pour cette 3eme et dernière soirée de l’édition 2007.
Début du voyage avec le jeune guinéen Oumar Kouyaté, fils de M’Bady Kouyaté (dont le concert au festival MIMI 2006 m’avait transporté) : j’arrive à la fin de son set et je regrette amèrement mon retard. Sa musique (acoustique) est assez douce et enchanteresse et sa voix un peu cassée touche d’emblée…
Direction la grande salle pour les barcelonais d’ El tio Carlos, annoncés dans le programme comme de la « pop fraîche…sonorités arabisantes, groove latino hip-hop et flamenco ».
Pour moi c’est une déception : ce n’est que de la pop (plutôt calme) agrémentée de guitares flamenca et cajon (cette superbe percu gitane).
Les espagnols ne sont pas que sur scène, ceux du public mettent une jolie ambiance, mais je reste déçu. Tant pis…
De toute façon, je vais avoir droit à mon premier voyage transcendantal de la soirée avec Badila :

2 français aux percus (dont les tablas indiennes que j’adore), 1 chanteur originaire du Rajasthan (qui joue aussi de l’harmonium) dont les vocalises évoquent parfois le plus grand : N.F.A.K., 1 iranien qui chante et joue de la flûte (j’ignore le nom exact de ce type de flûte, mais quel son magnifique !) et 1 kurde aux instruments à cordes (dont le oud).

Ils interprètent des titres traditionnels originaires d’Inde ou d’Iran, et parfois dans le même morceau on passe d’un pays à l’autre. Bref, un projet qui démontre à quel point la musique peut être un vecteur de rapprochement des peuples. Puissamment magique !!!

Merci au tour operator !
Bref, je pourrai déjà aller me coucher avec l’esprit tapissé de couleurs, de sons et d’odeurs (imaginaires). Mais nous n’en sommes qu’à la moitié de la soirée.
Je pars donc découvrir l’afro-américaine Ilene Barnes dans la salle « le cabaret ».
Au fond de la scène, un rastaman avec une grosse voix assez grave, commence à parler au public…Euh, désolé…le rastaman c’est Ilene Barnes !
Non mais quelle voix !!!
Quand elle chante, elle arrive en plus à moduler et elle couvre un spectre sonore assez impressionnant. Mais on n’est pas du tout dans la démonstration technique, ses chansons sont blues/folk et l’émotion est très présente.
Ilene nous raconte des histoires, notamment sur ses origines irlando-afro-indienne…
Sur un titre, elle nous demande de taper sur notre cœur, tout en émettant une onomatopée genre chant indien. Tout le monde ne participe pas (hélas), mais c’est un très bon moment.
Le seul « point négatif » de ce concert étant la très grande ressemblance du (très bon) guitariste avec cet «abruti » de Laurent Gerra… Bon, ça aurait put être pire, il aurait put raconter une blague de L.Gerra !
Au moment où ils ont entamés un titre écrit par Bono, j’ai décroché et j’ai décidé de partir voir le groupe de tsiganes hongrois Romengo, programmé en même temps.

Très mauvaise idée, car la salle est archi pleine et finalement ça ne corresponds pas
à ce que je croyais. Les titres que j’ai entendu sont plutôt calmes voire tristes…

Tant pis, c’est la « dure » loi des festivals…
On ne peut pas dire que la musique capverdienne ou brésilienne me mette dans tous mes états. C’est donc sans réelle conviction, que je pars voir Lura, chanteuse du Cap Vert.

Et là, il ne me faut pas très longtemps pour être ébloui par la force de sa voix et les lignes de son physique tout à fait à mon goût.
Elle alterne avec la même justesse titres émouvants et dansants.

J’ai même eu la surprise de connaître une de ses chansons, que mon radio réveil me joue presque tous les matins sur 88.8 : Ponciana.

Agréable surprise.
Petit passage par les papis martiniquais des Maîtres du Bélé, pour constater qu’ils tiennent la forme et mettent une chouette ambiance. Malgré ma presque totale imperméabilité aux musiques tropicales, j’ai le sourire…
Je profite de ces instants de « répit » car je vais avoir droit ensuite à mon second voyage transcendantal avec les égyptiennes de Mazaher.

Au premier rang, j’ai été littéralement envoûté par ces chibanis !
Ces 6 chanteuses percus et leurs 2 comparses masculins (un peu en retrait) nous ont fait découvrir une très ancienne tradition musicale perpétuée aujourd’hui par moins de 20 personnes dans le monde…
La chanteuse principale a une voix et une présence assez incroyable.

Régulièrement, elle nous sourit et nous envoie des petits bisous du bout des doigts.
La plus part des morceaux se terminent par des montées très surprenantes où les rythmes des percus sont soudainement redoublés. Une musique qui se prête donc sûrement à la transe…

Un concert inoubliable, et pour elles aussi puisqu’elles ont reçu un prix de la part de Babel Med.
Normalement, la soirée devait se terminer avec le dj barcelonais Professor Angel Dust, qui enflamme habituellement le dance-floor d’un de mes lieux favoris de Barcelone : la Paloma.
Hélas, un problème a dû le pousser à annuler et il a été remplacé au pied levé par des djs habitués des nuits marseillaises. Je les aime bien, mais pour une fois j’ai préféré m’abstenir et rester sur ce merveilleux final égyptien.
Merci Babel Med ! Vivement 2008 !
Début du voyage avec le jeune guinéen Oumar Kouyaté, fils de M’Bady Kouyaté (dont le concert au festival MIMI 2006 m’avait transporté) : j’arrive à la fin de son set et je regrette amèrement mon retard. Sa musique (acoustique) est assez douce et enchanteresse et sa voix un peu cassée touche d’emblée…
Direction la grande salle pour les barcelonais d’ El tio Carlos, annoncés dans le programme comme de la « pop fraîche…sonorités arabisantes, groove latino hip-hop et flamenco ».
Pour moi c’est une déception : ce n’est que de la pop (plutôt calme) agrémentée de guitares flamenca et cajon (cette superbe percu gitane).
Les espagnols ne sont pas que sur scène, ceux du public mettent une jolie ambiance, mais je reste déçu. Tant pis…
De toute façon, je vais avoir droit à mon premier voyage transcendantal de la soirée avec Badila :

2 français aux percus (dont les tablas indiennes que j’adore), 1 chanteur originaire du Rajasthan (qui joue aussi de l’harmonium) dont les vocalises évoquent parfois le plus grand : N.F.A.K., 1 iranien qui chante et joue de la flûte (j’ignore le nom exact de ce type de flûte, mais quel son magnifique !) et 1 kurde aux instruments à cordes (dont le oud).

Ils interprètent des titres traditionnels originaires d’Inde ou d’Iran, et parfois dans le même morceau on passe d’un pays à l’autre. Bref, un projet qui démontre à quel point la musique peut être un vecteur de rapprochement des peuples. Puissamment magique !!!

Merci au tour operator !
Bref, je pourrai déjà aller me coucher avec l’esprit tapissé de couleurs, de sons et d’odeurs (imaginaires). Mais nous n’en sommes qu’à la moitié de la soirée.
Je pars donc découvrir l’afro-américaine Ilene Barnes dans la salle « le cabaret ».
Au fond de la scène, un rastaman avec une grosse voix assez grave, commence à parler au public…Euh, désolé…le rastaman c’est Ilene Barnes !
Non mais quelle voix !!!
Quand elle chante, elle arrive en plus à moduler et elle couvre un spectre sonore assez impressionnant. Mais on n’est pas du tout dans la démonstration technique, ses chansons sont blues/folk et l’émotion est très présente.
Ilene nous raconte des histoires, notamment sur ses origines irlando-afro-indienne…
Sur un titre, elle nous demande de taper sur notre cœur, tout en émettant une onomatopée genre chant indien. Tout le monde ne participe pas (hélas), mais c’est un très bon moment.
Le seul « point négatif » de ce concert étant la très grande ressemblance du (très bon) guitariste avec cet «abruti » de Laurent Gerra… Bon, ça aurait put être pire, il aurait put raconter une blague de L.Gerra !
Au moment où ils ont entamés un titre écrit par Bono, j’ai décroché et j’ai décidé de partir voir le groupe de tsiganes hongrois Romengo, programmé en même temps.

Très mauvaise idée, car la salle est archi pleine et finalement ça ne corresponds pas
à ce que je croyais. Les titres que j’ai entendu sont plutôt calmes voire tristes…

Tant pis, c’est la « dure » loi des festivals…
On ne peut pas dire que la musique capverdienne ou brésilienne me mette dans tous mes états. C’est donc sans réelle conviction, que je pars voir Lura, chanteuse du Cap Vert.

Et là, il ne me faut pas très longtemps pour être ébloui par la force de sa voix et les lignes de son physique tout à fait à mon goût.
Elle alterne avec la même justesse titres émouvants et dansants.

J’ai même eu la surprise de connaître une de ses chansons, que mon radio réveil me joue presque tous les matins sur 88.8 : Ponciana.

Agréable surprise.
Petit passage par les papis martiniquais des Maîtres du Bélé, pour constater qu’ils tiennent la forme et mettent une chouette ambiance. Malgré ma presque totale imperméabilité aux musiques tropicales, j’ai le sourire…
Je profite de ces instants de « répit » car je vais avoir droit ensuite à mon second voyage transcendantal avec les égyptiennes de Mazaher.

Au premier rang, j’ai été littéralement envoûté par ces chibanis !
Ces 6 chanteuses percus et leurs 2 comparses masculins (un peu en retrait) nous ont fait découvrir une très ancienne tradition musicale perpétuée aujourd’hui par moins de 20 personnes dans le monde…
La chanteuse principale a une voix et une présence assez incroyable.

Régulièrement, elle nous sourit et nous envoie des petits bisous du bout des doigts.
La plus part des morceaux se terminent par des montées très surprenantes où les rythmes des percus sont soudainement redoublés. Une musique qui se prête donc sûrement à la transe…

Un concert inoubliable, et pour elles aussi puisqu’elles ont reçu un prix de la part de Babel Med.
Normalement, la soirée devait se terminer avec le dj barcelonais Professor Angel Dust, qui enflamme habituellement le dance-floor d’un de mes lieux favoris de Barcelone : la Paloma.
Hélas, un problème a dû le pousser à annuler et il a été remplacé au pied levé par des djs habitués des nuits marseillaises. Je les aime bien, mais pour une fois j’ai préféré m’abstenir et rester sur ce merveilleux final égyptien.
Merci Babel Med ! Vivement 2008 !
Signature : Roo Ha Kim
le 06/04/2007


le 19 octobre 2009 - Auditorium de la Cité de la Musique - Marseille (par Mcyavell)

le 31 Mars 2007 - Dock des Suds/Babel med music - Marseille (par V.)

le 31 Mars 2007 - Dock des Suds/Babel med music - Marseille (par V.)

le 31 Mars 2007 - Dock des Suds/Babel med music - Marseille (par V.)
Dock des Suds/Babel med music - Marseille

le 23 Mars 2013 - Dock des Suds - Marseille (par serovi)

le 23 mars 2013 - Docks des Sud - Marseille (par Celine)



Vendredi 24 mai 2013 : 10533 concerts, 21947 critiques de concert, 4855 critiques de CD. 











