Critique de concert La Banda du Dock (Les Bacchanales de St Cannat )

Pas besoin de vous redresser la tableau, hein ?
Vendredi 18 septembre au soir, un vrai temps pourri.
Un temps pourri à pas foutre une fanfare dehors !
Bon.
Et bien on va la déplacer en intérieur alors.

Bon pour l'intérieur, à Saint Cannat, on fait ce qu'on peut. Mais on le fait de bon cœur.
La troisième édition du festival des Bacchanales se déroulera donc en intérieur. Toutes les bonnes volontés n'auront pas suffi contre les Dieux météos ; ils envoient leurs foudres sur ce coin de Provence, au point de mettre une sacrée pagaille sur les routes alentours (on ne le saura que plus tard) et de réduire le public de cette première journée de festival à une peau de chagrin. On connaitrait presque tous les membres du public par leur prénom, tellement ils sont peu nombreux. Et pas beaucoup de monde dans une salle polyvalente d'une ville de 4000 âmes perdues dans l'Ouest CPA, au premier abord, ça a de quoi donner le bourdon pour une équipe de bénévoles, encore plus que la météo.
Et puis une catastrophe n'arrivant jamais seule, on apprend un peu plus tôt dans l'après-midi une boulette technico-informatique sur le site Digitick, qui rend le festival complet au bout des deux premières réservations... Quand ça s'y met...
Mais qu'à cela ne tienne, programmation il y a, mise au point par la discrète, mais non moins efficace, Laurence Patermo, à laquelle la commune de Saint Cannat renouvèle sa confiance. "Un festival, ça ne se monte pas en une année, ça demande du temps".
Ben chiche alors. Et l'équipe du festival recommence cette année avec une programmation toujours aussi éclectique.

Un temps pourri à pas foutre une fanfare dehors !
C'est pourtant une telle formation qui mettra le feu aux poudres, dès les premières minutes du festival.
Faut dire aussi que la Banda du Dock ne fait pas dans le registre classique (du coup, je me dit que mes connaissances en matière de registres musicaux des fanfares de France ne dépasse pas vraiment celles des 14 juillet et consœurs).

Faut dire aussi qu'en les voyant arriver et investir les lieux, dans leur beaux uniformes, ils ont un je ne sais quoi, un air de sortie des classes de collèges britanniques, les braves enfants ont quelque chose dans leur attitude, dans leur façon de s'attrouper, de déambuler nonchalamment et avec assurance au milieu du public avant de commencer leur prestation, ils ont un petit côté décalé. Les mauvaises personnes dans les mauvais uniformes. Une erreur au moment de l'essayage. L'habilleuse est de mèche, ce n'est pas possible autrement. Ou ils ont investi les enveloppes charnelles des membres d'une fanfare de Corrèze ?...
et puis il y a ce mégaphone, doré à outrance, qui traîne par là...

Si le doute est permis quelques minutes sur le style musical de fanfare-là, leur répertoire va bientôt nous rassurer très rapidement. Rapidement, ces braves jeunes gens alternent les rythmes sud-américains et les reprises du répertoire pop-rock : Mickaël Jackson, ACDC, Rage Against The Machine, Muse, ... à travers des cuivres, des saxo, des trombones... ça a plus de gueule que les attroupements des 14 juillet pluvieux (enfin, pluvieux...).

L'ambiance est rapidement installée. On oublie assez rapidement que l'on est peu nombreux dans cette salle, ça s'attroupe finalement autour du groupe. Les deux percussionnistes nous mettent une sacré folie là-dedans frappant à grosses gouttes sur leurs instruments. Le leader saxophoniste harangue la foule et ses comparses en brandissant son mégaphone, sa chevelure enflammée par les éclairages à contre-jour, dans cette ambiance lumineuse amplifiant l'ambiance de fête à huit-clos. Le seul électrifié du groupe qu'est le bassiste, traînant son ampli sur roulettes, n'est pas en reste.

Oubliées les conditions météo. Oubliés les lieux. Transformé le temps. On oublie assez vite qu'on aurait été mieux si l'édition du festival avait commencé en plein air, comme les années précédentes. Cette bande de furieux du rythme et des sons de la Banda du Dock nous offre une belle parenthèse festive.


Vendredi 18 septembre au soir, un vrai temps pourri.
Un temps pourri à pas foutre une fanfare dehors !
Bon.
Et bien on va la déplacer en intérieur alors.

Bon pour l'intérieur, à Saint Cannat, on fait ce qu'on peut. Mais on le fait de bon cœur.
La troisième édition du festival des Bacchanales se déroulera donc en intérieur. Toutes les bonnes volontés n'auront pas suffi contre les Dieux météos ; ils envoient leurs foudres sur ce coin de Provence, au point de mettre une sacrée pagaille sur les routes alentours (on ne le saura que plus tard) et de réduire le public de cette première journée de festival à une peau de chagrin. On connaitrait presque tous les membres du public par leur prénom, tellement ils sont peu nombreux. Et pas beaucoup de monde dans une salle polyvalente d'une ville de 4000 âmes perdues dans l'Ouest CPA, au premier abord, ça a de quoi donner le bourdon pour une équipe de bénévoles, encore plus que la météo.
Et puis une catastrophe n'arrivant jamais seule, on apprend un peu plus tôt dans l'après-midi une boulette technico-informatique sur le site Digitick, qui rend le festival complet au bout des deux premières réservations... Quand ça s'y met...
Mais qu'à cela ne tienne, programmation il y a, mise au point par la discrète, mais non moins efficace, Laurence Patermo, à laquelle la commune de Saint Cannat renouvèle sa confiance. "Un festival, ça ne se monte pas en une année, ça demande du temps".
Ben chiche alors. Et l'équipe du festival recommence cette année avec une programmation toujours aussi éclectique.

Un temps pourri à pas foutre une fanfare dehors !
C'est pourtant une telle formation qui mettra le feu aux poudres, dès les premières minutes du festival.
Faut dire aussi que la Banda du Dock ne fait pas dans le registre classique (du coup, je me dit que mes connaissances en matière de registres musicaux des fanfares de France ne dépasse pas vraiment celles des 14 juillet et consœurs).

Faut dire aussi qu'en les voyant arriver et investir les lieux, dans leur beaux uniformes, ils ont un je ne sais quoi, un air de sortie des classes de collèges britanniques, les braves enfants ont quelque chose dans leur attitude, dans leur façon de s'attrouper, de déambuler nonchalamment et avec assurance au milieu du public avant de commencer leur prestation, ils ont un petit côté décalé. Les mauvaises personnes dans les mauvais uniformes. Une erreur au moment de l'essayage. L'habilleuse est de mèche, ce n'est pas possible autrement. Ou ils ont investi les enveloppes charnelles des membres d'une fanfare de Corrèze ?...
et puis il y a ce mégaphone, doré à outrance, qui traîne par là...

Si le doute est permis quelques minutes sur le style musical de fanfare-là, leur répertoire va bientôt nous rassurer très rapidement. Rapidement, ces braves jeunes gens alternent les rythmes sud-américains et les reprises du répertoire pop-rock : Mickaël Jackson, ACDC, Rage Against The Machine, Muse, ... à travers des cuivres, des saxo, des trombones... ça a plus de gueule que les attroupements des 14 juillet pluvieux (enfin, pluvieux...).

L'ambiance est rapidement installée. On oublie assez rapidement que l'on est peu nombreux dans cette salle, ça s'attroupe finalement autour du groupe. Les deux percussionnistes nous mettent une sacré folie là-dedans frappant à grosses gouttes sur leurs instruments. Le leader saxophoniste harangue la foule et ses comparses en brandissant son mégaphone, sa chevelure enflammée par les éclairages à contre-jour, dans cette ambiance lumineuse amplifiant l'ambiance de fête à huit-clos. Le seul électrifié du groupe qu'est le bassiste, traînant son ampli sur roulettes, n'est pas en reste.

Oubliées les conditions météo. Oubliés les lieux. Transformé le temps. On oublie assez vite qu'on aurait été mieux si l'édition du festival avait commencé en plein air, comme les années précédentes. Cette bande de furieux du rythme et des sons de la Banda du Dock nous offre une belle parenthèse festive.


Signature : flagle 26/09/2009
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Photographe : flag
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le 30 octobre 2011 - Dock des Suds - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 22 octobre 2011 - Dock des Suds - Marseille (par Pirlouiiiit)
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