Critique de concert Batlik et Thomas Pitiot + Gaïo (Festival Avec Le Temps)

Le Nomad Café a encore une fois une jolie programmation ce soir. Gaïo puis Batlik et Thomas Pitiot pour leur nouvel album fait en duo.
Gaïo était ici même en 1ère partie de JP Nataf il y a peu.
Il n'est pas accompagné des chanteuses Caroline et Jessica (du groupe ISAYA) et n'a ni sarouel ni clochettes aux pieds. C'est dans un style plus sobre, moins troubadour du monde, qu'il est seul en scène avec sa bonne humeur légendaire. Cet inspiré optimiste, viendrait bout d'une hargne d'embouteillage de mois d'août.

Il passe d'une douce folk à un reggae bondissant, il mélange les styles avec beaucoup d'aisance, comme autant d'épices dans un plat indien. Ses airs parfois enfantins, entêtants et ses encouragements font frapper des mains, des pieds et tanguer les têtes. Il joue de la guitare et du ukulélé et me fait parfois penser Jerho, un type jovial, né sous le soleil.
Ses airs souls où il apparaît plus mûr ont ma préférence.
En ce jour d'anniversaire, le public ne résiste pas à pousser la chansonnette : happy birthday pour tes 28 ans ! Il nous offre un petit cadeau et s'amuse en reprenant Libertine de Mylène Farmer, en version plus chaloupée.
J'ai oublié de bondir sur la setlist donc je vous encourage simplement venir le voir sur scène pour constater de son dynamisme et partager son plaisir d'être avec vous.
J'écarquille. Batlik et Thomas Pitiot entrent en scène devant un public sage comme une image. La moitié est assis par terre et l'autre est debout au fond et sur les côtés. Comme à la maison, on s'est mis à l'aise.
Pour cet album en duo ils prennent La place de l'autre et vice versa.
Ces deux auteurs compositeurs interprètes, bosseurs, ont mûri ce projet dans une ambiance studieuse et sérieuse comme vous le constaterez en fouinant leur vidéo sur leur page Facebook :
http://www.facebook.com/pages/BATLIK/10150119104435323
C'est Thomas Pitiot qui ouvre le bal. Dans la lignée des chansonniers, sa diction et son timbre me rappellent Maxime Le Forestier , en version acide. Avec sa belle gueule d'acteur il a des textes bien trempés. Il a écrit de notre Occident Clinique , critique acerbe.
Baltik, sa musique et moi sommes colocataires depuis quelques temps, enfin surtout moi. On se lève ensemble, parfois avec l'envie de rien foutre (657 kilomètres). C'est difficile de le partager ce soir avec cet " autre ". Ils me font marrer, je vais faire un effort. Jalouse comme une belle mère, je me résous à l'évidence, c'est une Symbiose. Minute biologie : n.f. la symbiose est une association intime et durable entre deux organismes hétérospécifiques (espèces différentes)"
Thomas se décrit comme " Le grouillot de Batlik pendant cette tournée " - oui je t'appelle Thomas et je te tutoie – mais il n'est pas venu les mains vides. Ce solide compère, a rapporté des accents d'Afrique et sa délicatesse.
Stephane - oui je t'appelle Stephane et je te tutoie aussi – passe quelques minutes entre chaque chanson à s'accorder, se désaccorder, voire chercher ses paroles. Thomas le charrie, nous raconte des bouts de leur vie, ou des passages des Précieuses Ridicules . Faut bien meubler. Batlik en balance une de temps à autre en levant à peine le nez, amusé, souriant en coin.
Chacun à son tour, " pour ne vexer personne ", ils chantent et l'un fait le choeur de l'autre.
Tiens t'as qu'a t'accorder pour la Nième fois, on va en profiter pour discuter ensemble.
Le plus jeune spectateur, un petit garçon d'environ 6 ans, se demande bien ce qu'il trafique encore avec sa guitare.
" Je m'accorde."
" C'est quoi s'accorder ? "
" S'accorder ? Bein, c'est ça. T'as compris ? ".
" Non "
" Bon, sors".
" Ce qui compte c'est pas la taille de la Production " comme le dit Thomas et on s'en fout que t'aies pas 15 guitares prêtes à jouer, pendant ce temps, on gagne du temps.
L'air de rien, au détour de quelques blagues, d'une chanson qui a changé 3 fois de titre, ça frappe, ça grince, c'est précis et vient interpeller chacun dans son petit confort. D'une ex-sous-ministre perdue dans ses ambitions à notre belle Histoire glorieuse, Le Camp Thiaroye et son coucher de soleil..., je retrouve la patte de Batlik, qui a mis environ 10 ans à venir en terres de Voyoucratie.
Depuis l'eau a coulé sous les ponts. Les paroles soignent les maux, tu auras pris le temps, on a patienté sagement.
Un sentiment de déjà vu. Un sentiment de déjà vécu.
Tonton Marcel avait raison, " la morale est à la vie ce que le ver est au fruit, elle t'empêche de mordre dedans ".
Pause bricolage, Thomas le magicien, transforme à l'aide d'une feuille de papier toilette sa fidèle gratte japonaise en instrument aux sonorités d'Afrique de l'Ouest.
Et comme les autres, j'ai regardé mes pieds quand il a généreusement cherché un(e) guitariste pour lui offrir cet accessoire.
Tout le spectacle est généreux. Batlik s'accorde grâce à Simon qui répétait justement là et qui lui a prêté son accordeur. Jérôme lui, a fourni des piles. Et profitant de l'intimité de la salle Batlik saisit l'occasion de donner à Xavier , éleveur de cochons dans l'Ardèche chez qui ils ont bossé l'été dernier (bossé leur album, pas l'art du boudin), une statuette de cochon rapportée du Vietnam. Dans leur élan généreux ils ont même laissé leurs pieds de guitare dans le TGV, voiture 5 place 33. La Classe.
Parvenus à descendre de scène, ils ont eu la gentillesse d'y remonter pour improviser en musique et en rimes le récit de leur journée, talentueux Thomas, et interpréter Ces 5 mots là qui me tord le ventre.
Je profite de la présence de Raoul , leur frétillant directeur artistique, pour lui flatter le flanc et lui grattouiller les oreilles. On sait ce qui est bon.
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On vous laisse partir, parce que 657 (tous petits) kilomètres (de rien du tout) c'est à peu près la distance entre Aubervilliers et ici. On remet ça. Vite.
Si vous avez la chance d'avoir une date près de chez vous, allez les voir sur scène. ALLEZ-Y : http://www.abrulepourpoint.com/
http://www.myspace.com/batlik/
http://www.thomaspitiot.net/
et écoutez cette pépite d'album .
Setlist : ordre pas garanti.
Occident Clinique
657 kilomètres
Distinctement
Aubervilliers, Arthur Rimbaud
Tentatives ratées (dite Ne deviens pas ce que tu es, dite La Mouche)
Ramatoulaye
Les moutons de poussière
Si tu t'en vas l'ami
Le village de ton grand-père
Quelques pas en arrière
Ces cinq mots là
Petite craquette
Un bon français
Ma môme.
Découvrez aussi Gaïo sur scène :
http://www.myspace.com/gaio777
Gaïo était ici même en 1ère partie de JP Nataf il y a peu.
Il n'est pas accompagné des chanteuses Caroline et Jessica (du groupe ISAYA) et n'a ni sarouel ni clochettes aux pieds. C'est dans un style plus sobre, moins troubadour du monde, qu'il est seul en scène avec sa bonne humeur légendaire. Cet inspiré optimiste, viendrait bout d'une hargne d'embouteillage de mois d'août.

Il passe d'une douce folk à un reggae bondissant, il mélange les styles avec beaucoup d'aisance, comme autant d'épices dans un plat indien. Ses airs parfois enfantins, entêtants et ses encouragements font frapper des mains, des pieds et tanguer les têtes. Il joue de la guitare et du ukulélé et me fait parfois penser Jerho, un type jovial, né sous le soleil.
Ses airs souls où il apparaît plus mûr ont ma préférence.
En ce jour d'anniversaire, le public ne résiste pas à pousser la chansonnette : happy birthday pour tes 28 ans ! Il nous offre un petit cadeau et s'amuse en reprenant Libertine de Mylène Farmer, en version plus chaloupée.
J'ai oublié de bondir sur la setlist donc je vous encourage simplement venir le voir sur scène pour constater de son dynamisme et partager son plaisir d'être avec vous.
J'écarquille. Batlik et Thomas Pitiot entrent en scène devant un public sage comme une image. La moitié est assis par terre et l'autre est debout au fond et sur les côtés. Comme à la maison, on s'est mis à l'aise.
Pour cet album en duo ils prennent La place de l'autre et vice versa.
Ces deux auteurs compositeurs interprètes, bosseurs, ont mûri ce projet dans une ambiance studieuse et sérieuse comme vous le constaterez en fouinant leur vidéo sur leur page Facebook :
http://www.facebook.com/pages/BATLIK/10150119104435323
C'est Thomas Pitiot qui ouvre le bal. Dans la lignée des chansonniers, sa diction et son timbre me rappellent Maxime Le Forestier , en version acide. Avec sa belle gueule d'acteur il a des textes bien trempés. Il a écrit de notre Occident Clinique , critique acerbe.
Baltik, sa musique et moi sommes colocataires depuis quelques temps, enfin surtout moi. On se lève ensemble, parfois avec l'envie de rien foutre (657 kilomètres). C'est difficile de le partager ce soir avec cet " autre ". Ils me font marrer, je vais faire un effort. Jalouse comme une belle mère, je me résous à l'évidence, c'est une Symbiose. Minute biologie : n.f. la symbiose est une association intime et durable entre deux organismes hétérospécifiques (espèces différentes)"
Thomas se décrit comme " Le grouillot de Batlik pendant cette tournée " - oui je t'appelle Thomas et je te tutoie – mais il n'est pas venu les mains vides. Ce solide compère, a rapporté des accents d'Afrique et sa délicatesse.
Stephane - oui je t'appelle Stephane et je te tutoie aussi – passe quelques minutes entre chaque chanson à s'accorder, se désaccorder, voire chercher ses paroles. Thomas le charrie, nous raconte des bouts de leur vie, ou des passages des Précieuses Ridicules . Faut bien meubler. Batlik en balance une de temps à autre en levant à peine le nez, amusé, souriant en coin.
Chacun à son tour, " pour ne vexer personne ", ils chantent et l'un fait le choeur de l'autre.
Tiens t'as qu'a t'accorder pour la Nième fois, on va en profiter pour discuter ensemble.
Le plus jeune spectateur, un petit garçon d'environ 6 ans, se demande bien ce qu'il trafique encore avec sa guitare.
" Je m'accorde."
" C'est quoi s'accorder ? "
" S'accorder ? Bein, c'est ça. T'as compris ? ".
" Non "
" Bon, sors".
" Ce qui compte c'est pas la taille de la Production " comme le dit Thomas et on s'en fout que t'aies pas 15 guitares prêtes à jouer, pendant ce temps, on gagne du temps.
L'air de rien, au détour de quelques blagues, d'une chanson qui a changé 3 fois de titre, ça frappe, ça grince, c'est précis et vient interpeller chacun dans son petit confort. D'une ex-sous-ministre perdue dans ses ambitions à notre belle Histoire glorieuse, Le Camp Thiaroye et son coucher de soleil..., je retrouve la patte de Batlik, qui a mis environ 10 ans à venir en terres de Voyoucratie.
Depuis l'eau a coulé sous les ponts. Les paroles soignent les maux, tu auras pris le temps, on a patienté sagement.
Un sentiment de déjà vu. Un sentiment de déjà vécu.
Tonton Marcel avait raison, " la morale est à la vie ce que le ver est au fruit, elle t'empêche de mordre dedans ".
Pause bricolage, Thomas le magicien, transforme à l'aide d'une feuille de papier toilette sa fidèle gratte japonaise en instrument aux sonorités d'Afrique de l'Ouest.
Et comme les autres, j'ai regardé mes pieds quand il a généreusement cherché un(e) guitariste pour lui offrir cet accessoire.
Tout le spectacle est généreux. Batlik s'accorde grâce à Simon qui répétait justement là et qui lui a prêté son accordeur. Jérôme lui, a fourni des piles. Et profitant de l'intimité de la salle Batlik saisit l'occasion de donner à Xavier , éleveur de cochons dans l'Ardèche chez qui ils ont bossé l'été dernier (bossé leur album, pas l'art du boudin), une statuette de cochon rapportée du Vietnam. Dans leur élan généreux ils ont même laissé leurs pieds de guitare dans le TGV, voiture 5 place 33. La Classe.
Parvenus à descendre de scène, ils ont eu la gentillesse d'y remonter pour improviser en musique et en rimes le récit de leur journée, talentueux Thomas, et interpréter Ces 5 mots là qui me tord le ventre.
Je profite de la présence de Raoul , leur frétillant directeur artistique, pour lui flatter le flanc et lui grattouiller les oreilles. On sait ce qui est bon.
.jpg)
On vous laisse partir, parce que 657 (tous petits) kilomètres (de rien du tout) c'est à peu près la distance entre Aubervilliers et ici. On remet ça. Vite.
Si vous avez la chance d'avoir une date près de chez vous, allez les voir sur scène. ALLEZ-Y : http://www.abrulepourpoint.com/
http://www.myspace.com/batlik/
http://www.thomaspitiot.net/
et écoutez cette pépite d'album .
Setlist : ordre pas garanti.
Occident Clinique
657 kilomètres
Distinctement
Aubervilliers, Arthur Rimbaud
Tentatives ratées (dite Ne deviens pas ce que tu es, dite La Mouche)
Ramatoulaye
Les moutons de poussière
Si tu t'en vas l'ami
Le village de ton grand-père
Quelques pas en arrière
Ces cinq mots là
Petite craquette
Un bon français
Ma môme.
Découvrez aussi Gaïo sur scène :
http://www.myspace.com/gaio777
Signature : julle 21/03/2011
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Photographe : pixxxo
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le 21 mars 2012 - Espace Julien - Marseille (par pirlouiiiit)

le 20 Mars 2012 - Poste à Galène - Marseille (par Lionel Degiovanni)
Nomad Café - Marseille


le 02 décembre 2010 - No Mad Café - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 09 avril 2010 - le Nomad'Café - Marseille (par Jacques 2 Chabannes)
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