Critique de concert Beck + The Electric Fresco (Printemps de Bourges 2003)

Dans une salle de La Hune complète, Thierry Duvigneau, l’homme orchestre se cachant sous le nom de The Electric Fresco, a enthousiasmé le public avec son mix de pop, rock, folk, dub et soul. Pour éviter la monotonie, les morceaux joués à la guitare sèche sont suivis de titres où de multiples parties de guitares et rythmes se superposent grâce l’auto-sampling. Comme aux Volcaniques de Mars, le chanteur bordelais a étonné le public par son sourire, sa joie de jouer et ses facéties… Ce très bon concert a été salué par des salves d’applaudissements nourries et un rappel.
Au cours de sa déjà longue carrière Beck Hansen, a exploré de multiples styles musicaux : le hip-hop, le rock, la pop, les expérimentations lo-fi, le folk, le blues et le funk… Si son dernier album, Sea Change, est pop/folk, le concert donné à la Hune a été un brillant mélange de tous ces styles ! En prenant tous les risques avec le matériel présent sur scène (guitares sèche, électrique et blues, piano droit, orgue électrique, boite à rythme et machine infernale pour triturer les rythmes), Beck a revisité son répertoire avec nonchalance et invention. Avec ce jeune homme doué, on n’a jamais l’impression de voir jouer un robot pré formaté ! Peu intéressé par la justesse et la virtuosité, il paillonne entre les instruments en se plantant parfois, en reprenant ou en passant carrément à autre chose…
Démarré avec un sobre morceau extrait de Sea Change, le concert a tout de suite pris un tour drôle pour mettre tout le monde à l’aise. Beck s’excuse de ne parler français mais se propose, en signe de bonne volonté, d’essayer de chanter dans notre langue. Cela donne, un morceau folk où Beck, entre deux ricanements, replace tout son vocabulaire dans la langue de Serge Gainsbourg : « Bonjour », « S’il vous plaît », « Je vous aime », « Merci » »…
S’il a visiblement un peu dérouté les novices, les fans du songwriter américain ont été enchantés par le répertoire choisi par leur idole. Les extraits de Sea Change (Le bouleversant Lonesome tears, Lost cause, It’s all in your mind… ) et Mutations (Dead melodies), deux albums produits par Nigel Godrich, ont été entrecoupés de tentatives réjouissantes : le très brésilien Tropicalia avec une guitare et une boîte à rythme, Where it’s at au piano approximatif et Loser avec une guitare distordue et un rythme hip hop fracassé…
Au cours des rappels, Beck a mis tout le monde définitivement à genoux avec un Lord Only knows ultra entraînant et de superbes versions de Do you realize des Flaming Lips et de Sunday morning du Velvet Underground. S’il est brillant accompagné par un groupe, ce frêle artiste n’est jamais aussi convainquant qu’en équilibriste solo : il tente, trébuche, pour mieux se relever et délivrer, au final, une performance enthousiasmante !
A lire également : une chronique de l'album Sea change.
Site internet : www.beck.com.
Au cours de sa déjà longue carrière Beck Hansen, a exploré de multiples styles musicaux : le hip-hop, le rock, la pop, les expérimentations lo-fi, le folk, le blues et le funk… Si son dernier album, Sea Change, est pop/folk, le concert donné à la Hune a été un brillant mélange de tous ces styles ! En prenant tous les risques avec le matériel présent sur scène (guitares sèche, électrique et blues, piano droit, orgue électrique, boite à rythme et machine infernale pour triturer les rythmes), Beck a revisité son répertoire avec nonchalance et invention. Avec ce jeune homme doué, on n’a jamais l’impression de voir jouer un robot pré formaté ! Peu intéressé par la justesse et la virtuosité, il paillonne entre les instruments en se plantant parfois, en reprenant ou en passant carrément à autre chose…
Démarré avec un sobre morceau extrait de Sea Change, le concert a tout de suite pris un tour drôle pour mettre tout le monde à l’aise. Beck s’excuse de ne parler français mais se propose, en signe de bonne volonté, d’essayer de chanter dans notre langue. Cela donne, un morceau folk où Beck, entre deux ricanements, replace tout son vocabulaire dans la langue de Serge Gainsbourg : « Bonjour », « S’il vous plaît », « Je vous aime », « Merci » »…
S’il a visiblement un peu dérouté les novices, les fans du songwriter américain ont été enchantés par le répertoire choisi par leur idole. Les extraits de Sea Change (Le bouleversant Lonesome tears, Lost cause, It’s all in your mind… ) et Mutations (Dead melodies), deux albums produits par Nigel Godrich, ont été entrecoupés de tentatives réjouissantes : le très brésilien Tropicalia avec une guitare et une boîte à rythme, Where it’s at au piano approximatif et Loser avec une guitare distordue et un rythme hip hop fracassé…
Au cours des rappels, Beck a mis tout le monde définitivement à genoux avec un Lord Only knows ultra entraînant et de superbes versions de Do you realize des Flaming Lips et de Sunday morning du Velvet Underground. S’il est brillant accompagné par un groupe, ce frêle artiste n’est jamais aussi convainquant qu’en équilibriste solo : il tente, trébuche, pour mieux se relever et délivrer, au final, une performance enthousiasmante !
A lire également : une chronique de l'album Sea change.
Site internet : www.beck.com.
Signature : pierre andrieule 24/04/2003
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