Critique de concert Ben L'Oncle Soul + Imany

L’Espace Julien affiche complet et ce soir-là, la queue était encore plus stressante que d’habitude, menacés que nous étions par un ciel peu clément. En arrivant 15 minutes avant le début prévu de la première partie, j’échapperai aux averses – certains inconditionnels de Ben qui attendaient depuis 14h30 ont dû, eux, en essuyer plus d’une – et pénètrerai dans la salle au moment exact où Imany entrait en scène.
Tant mieux, j’étais un peu venu pour elle.
Elle se définit elle-même comme l’apéricube de la soirée. Bien vu : c’est léger, agréable au goût et ça ouvre l’appétit. Mais la variété de parfums n’est pas grande.
On pense immédiatement à Tracy Chapman pour son style de musique et son timbre de voix. Pour la guitare aussi, à la différence que ce n’est pas elle qui en joue mais son complice Taofik Farah. Si ce duo guitare voix est efficace, le format première partie permet de le voir disparaître avant que ça tourne exagérément en rond.
I Lost My Keys, c’est calme et beau, You Will Never Know c’est calme et beau, l’hymne à la souffrance qui suit, je vous laisse deviner…
Elle nous invite ensuite à chanter avec elle "uniquement si on chante juste" I’ll Be There des Jackson Five, dédicace aux filles un titre dont le message sent le vécu : "si tu peux pas changer ton mec, change de mec", puis aux garçons le beau et calme Kisses In The Dark qui ressemble à On Ira Tous Au Paradis de Polnareff. Une musique plus propice à écouter dans les embouteillages que sur une scène de concert.
Son premier album vient de sortir. Y figure probablement le beau et calme I’ve Gotta Go qui clôt cet apéritif.
Juste le temps de dire ouf ! que voilà le plat de résistance : Ben L’Oncle Soul.
J’en ignorais (presque) tout une semaine auparavant mais deux personnes dignes de confiance me l’avaient fortement conseillé. Le morceau d’intro augure d’un show millimétré, assuré par une chorégraphie d’un dynamisme fou. Deux danseurs sautillant, jumpant, rampant bientôt rejoints par Ben tout aussi énergique.
Instrumentalement c’est également tiré à quatre épingles avec tout ce qu’il faut pour produire une soul de qualité : deux saxos, guitare, basse, batterie, clavier et la voix kivabien. Le sommet vocal a lieu sur Lise où Ben nous fait carrément penser à Otis Redding. Ses danseurs sont aussi choristes et nombreuses sont les situations où on songe aux Temptations.
Le répertoire est évidemment émaillé de reprises, extrêmement revisitées. Parmi elles, la survitaminée Crazy jouée sur un rythme bien plus enlevé que l’original de Gnarls Barkley est la plus surprenante dans le sens positif du terme. Marvin Gaye (What’s Going On), James Brown (I Feel Good) et bien sûr The White Stripes (Seven Nation Army) prennent également une couche de vernis.
Mais les créations sont nombreuses et tout aussi entraînantes, dans le registre soul à l’exception d’une incursion dans le reggae (I Don’t Wanna Waste), seul moment du set où la fièvre est tombée.
Ben semble surpris de la soudaineté de son succès. L’Espace Julien est sold out depuis longtemps et une autre date marseillaise est d’ores et déjà programmée : le 17 mars aux Docks des Suds. Il évoque son premier concert en duo avec Gabin Lesieur devant trente personnes. Il lui semble que c’était hier. Alors il en profite : un bain de foule sur l’excellent Ain’t Off To The Back, un emprunt de téléphone à un spectateur pour se filmer en gros plan avant de prendre momentanément possession du clavier puis d’entamer la chorégraphie la plus effrénée de la soirée.
Benjamin Duterde : chant / Loïc Gérard : batterie / Olivier Carole : basse / Christophe Lardeau : guitare / Gaël Cadoux : clavier / Julien Duchet : saxophone baryton, trompette / Ronan Mazé : saxophone alto / Opé Smith & Ulrich Kwasi : chœurs.
Les deux premiers titres de la setlist résument bien le personnage : a crazy soulman, les deux derniers son public : we feel good, we come home.
Setlist :
1 New Intro
2 Crazy
3 Soulman
4 I Don’t Wanna Waste
5 Elle Me Dit
6 Lise
7 Seven Nation Army
8 L’Ombre D’Un Homme
9 Ain’t Off To The Back
10 What’s Going On
11 I Feel Good
12 Come Home
Rappel :
13 Petite Soeur
Bonus vidéo : Crazy
Tant mieux, j’étais un peu venu pour elle.
Elle se définit elle-même comme l’apéricube de la soirée. Bien vu : c’est léger, agréable au goût et ça ouvre l’appétit. Mais la variété de parfums n’est pas grande.
On pense immédiatement à Tracy Chapman pour son style de musique et son timbre de voix. Pour la guitare aussi, à la différence que ce n’est pas elle qui en joue mais son complice Taofik Farah. Si ce duo guitare voix est efficace, le format première partie permet de le voir disparaître avant que ça tourne exagérément en rond.
I Lost My Keys, c’est calme et beau, You Will Never Know c’est calme et beau, l’hymne à la souffrance qui suit, je vous laisse deviner…
Elle nous invite ensuite à chanter avec elle "uniquement si on chante juste" I’ll Be There des Jackson Five, dédicace aux filles un titre dont le message sent le vécu : "si tu peux pas changer ton mec, change de mec", puis aux garçons le beau et calme Kisses In The Dark qui ressemble à On Ira Tous Au Paradis de Polnareff. Une musique plus propice à écouter dans les embouteillages que sur une scène de concert.
Son premier album vient de sortir. Y figure probablement le beau et calme I’ve Gotta Go qui clôt cet apéritif.
Juste le temps de dire ouf ! que voilà le plat de résistance : Ben L’Oncle Soul.
J’en ignorais (presque) tout une semaine auparavant mais deux personnes dignes de confiance me l’avaient fortement conseillé. Le morceau d’intro augure d’un show millimétré, assuré par une chorégraphie d’un dynamisme fou. Deux danseurs sautillant, jumpant, rampant bientôt rejoints par Ben tout aussi énergique.
Instrumentalement c’est également tiré à quatre épingles avec tout ce qu’il faut pour produire une soul de qualité : deux saxos, guitare, basse, batterie, clavier et la voix kivabien. Le sommet vocal a lieu sur Lise où Ben nous fait carrément penser à Otis Redding. Ses danseurs sont aussi choristes et nombreuses sont les situations où on songe aux Temptations.
Le répertoire est évidemment émaillé de reprises, extrêmement revisitées. Parmi elles, la survitaminée Crazy jouée sur un rythme bien plus enlevé que l’original de Gnarls Barkley est la plus surprenante dans le sens positif du terme. Marvin Gaye (What’s Going On), James Brown (I Feel Good) et bien sûr The White Stripes (Seven Nation Army) prennent également une couche de vernis.
Mais les créations sont nombreuses et tout aussi entraînantes, dans le registre soul à l’exception d’une incursion dans le reggae (I Don’t Wanna Waste), seul moment du set où la fièvre est tombée.
Ben semble surpris de la soudaineté de son succès. L’Espace Julien est sold out depuis longtemps et une autre date marseillaise est d’ores et déjà programmée : le 17 mars aux Docks des Suds. Il évoque son premier concert en duo avec Gabin Lesieur devant trente personnes. Il lui semble que c’était hier. Alors il en profite : un bain de foule sur l’excellent Ain’t Off To The Back, un emprunt de téléphone à un spectateur pour se filmer en gros plan avant de prendre momentanément possession du clavier puis d’entamer la chorégraphie la plus effrénée de la soirée.
Les deux premiers titres de la setlist résument bien le personnage : a crazy soulman, les deux derniers son public : we feel good, we come home.
1 New Intro
2 Crazy
3 Soulman
4 I Don’t Wanna Waste
5 Elle Me Dit
6 Lise
7 Seven Nation Army
8 L’Ombre D’Un Homme
9 Ain’t Off To The Back
10 What’s Going On
11 I Feel Good
12 Come Home
Rappel :
13 Petite Soeur
Signature : mcyavellle 06/12/2010
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Photographe : mkhelif
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