Critique de concert Bernard Lavilliers

Ce soir, je pense me fondre dans un public à moyenne d’âge légèrement plus élevée qu’à l’habitude.
Et mon impression se confirme quand j’arrive devant la salle vers 19h50. Le concert étant annoncé à 20h, j’ai fait comme tout le monde, je suis arrivé à l’heure, me doutant que ça ne se passera pas comme au Cabaret aléatoire par exemple ou il ne faut pas se fier à l’heure annoncée.
La file d’attente est assez hallucinante, et à 20h, quelques énergumènes n’ont apparemment pas l’habitude de sortir de chez eux, et surtout d’attendre, car on entend le pauvre gars de la sécu se faire rabrouer vigoureusement. On lui brandit les sésames : les billets où est notifié l’heure d’ouverture des portes (et oui d’ouverture…) appuyé par des " J’ai payé !" particulièrement caricatural. Et oui, même si la moyenne d’âge est la cinquantaine, ça chauffe…

Après le check point, le talkie walkie du vigile à coté de moi me le confirme : même dans les gradins, des irréductibles ne veulent pas céder "leur" place, même si elle n‘est pas la même que sur leurs précieux billets.
Parenthèse close sur cette aspect de caractère particulièrement propre à notre chère nation basé sur le partage, la patience et le penser-aux-autres… L’artiste qui va suivre va remettre peut être un peu les choses aux clair !

20h30, Les bidons retentissent, et Bernard Lavilliers débarque sur Je Cours. Il nous fait un petit tour d’horizon musicale, et tout le monde embarque sur son voilier.
Musique tropicale aux parfums d’ailleurs, cha cha, rythmes cubains, salsa, reggae, rock sont les continents visités.


Cet artiste représente une génération, une révolte qui ne s’essouffle pas, et c’est sur Causes perdues qu’il nous fait un petit clin d’œil cynique sur la politique actuelle.
C’est sans démagogie qu’il tacle les dirigeants, et leur appétit insatiable.
Une ovation lorsqu’il propose son répertoire de 70 en y ajoutant que ça montre bien que ce n’est pas un lapin de 6 semaines (devrais-je prendre ça pour moi ?)
Il envoie St Etienne, et au fil des titres, que je ne connais guère, je rentre dans l’univers du personnage.

Des chansons bien tournées sur fond de bleu azur, de voyages, d’amour, de galère, de prison.
Il nous explique que les emmerdes forgent l’expérience.
Sa voix chaude se fond parfaitement dans les nappes des claviers. Il met de la vigueur sur les passages plus rock.

On passe d’influences à d’autres comme dans un périple marins, s’arrêtant à un port seulement le temps d’une escale. Car la mer n’attend pas…
La grande marée est pour moi le titre qui m’a le plus touché. On croirait entendre du Ferré tant il met du cœur à interpréter ce texte.


Les aventures extraordinaires d’un billet de banque est aussi une malicieuse tournure pour donner du fond à son message revendicatif.
Je le préfère nettement sur les titres calmes que sur ceux plus rock. Les styles jazzy / bossa Nova ou même reggae sont ceux de prédilection pour l’artiste et son orchestre. C’est pour moi ses influences là d’où il tire son inspiration des voyages.

La sécurité apprécie particulièrement, et je remarque les visages enjoués regardant vers la scène.
Lavilliers à un coté viril, insoumis et rebelle. C’est surement ce qui répulse certains, mais la forme est là, c’est certain et l’univers prenant. Je ne vais pas vous faire l’avocat pour dire si c’est un vrai rebelle, je pense que le plus important c’est pour moi l’interprétation qui prime.

Il est épaulé par des musiciens qui savent jouer au moins de 3 instruments (et bien…), ce qui nous permet de profiter d’une palette très large de sonorités.
Lavilliers nous parle plusieurs fois de son père (de Palerme) sur le billet et travailler au corps. Il se livre aussi et nous montre un autre homme avec une sensibilité attachante.

Il parle aussi avec nostalgie et cynisme d’une époque et de conditions de travail. C’est surement ça qu’il a fuit.
Sur de n’importes quel pays, de n’importes quelle couleur, tout est résumé.
Bon concert, bon organisation, belles lumières, bons artistes. Je ne suis pas déçu de m’être déplacé à la salle de Montfavet.
Et mon impression se confirme quand j’arrive devant la salle vers 19h50. Le concert étant annoncé à 20h, j’ai fait comme tout le monde, je suis arrivé à l’heure, me doutant que ça ne se passera pas comme au Cabaret aléatoire par exemple ou il ne faut pas se fier à l’heure annoncée.
La file d’attente est assez hallucinante, et à 20h, quelques énergumènes n’ont apparemment pas l’habitude de sortir de chez eux, et surtout d’attendre, car on entend le pauvre gars de la sécu se faire rabrouer vigoureusement. On lui brandit les sésames : les billets où est notifié l’heure d’ouverture des portes (et oui d’ouverture…) appuyé par des " J’ai payé !" particulièrement caricatural. Et oui, même si la moyenne d’âge est la cinquantaine, ça chauffe…

Après le check point, le talkie walkie du vigile à coté de moi me le confirme : même dans les gradins, des irréductibles ne veulent pas céder "leur" place, même si elle n‘est pas la même que sur leurs précieux billets.
Parenthèse close sur cette aspect de caractère particulièrement propre à notre chère nation basé sur le partage, la patience et le penser-aux-autres… L’artiste qui va suivre va remettre peut être un peu les choses aux clair !

20h30, Les bidons retentissent, et Bernard Lavilliers débarque sur Je Cours. Il nous fait un petit tour d’horizon musicale, et tout le monde embarque sur son voilier.
Musique tropicale aux parfums d’ailleurs, cha cha, rythmes cubains, salsa, reggae, rock sont les continents visités.


Cet artiste représente une génération, une révolte qui ne s’essouffle pas, et c’est sur Causes perdues qu’il nous fait un petit clin d’œil cynique sur la politique actuelle.
C’est sans démagogie qu’il tacle les dirigeants, et leur appétit insatiable.
Une ovation lorsqu’il propose son répertoire de 70 en y ajoutant que ça montre bien que ce n’est pas un lapin de 6 semaines (devrais-je prendre ça pour moi ?)
Il envoie St Etienne, et au fil des titres, que je ne connais guère, je rentre dans l’univers du personnage.

Des chansons bien tournées sur fond de bleu azur, de voyages, d’amour, de galère, de prison.
Il nous explique que les emmerdes forgent l’expérience.
Sa voix chaude se fond parfaitement dans les nappes des claviers. Il met de la vigueur sur les passages plus rock.

On passe d’influences à d’autres comme dans un périple marins, s’arrêtant à un port seulement le temps d’une escale. Car la mer n’attend pas…
La grande marée est pour moi le titre qui m’a le plus touché. On croirait entendre du Ferré tant il met du cœur à interpréter ce texte.


Les aventures extraordinaires d’un billet de banque est aussi une malicieuse tournure pour donner du fond à son message revendicatif.
Je le préfère nettement sur les titres calmes que sur ceux plus rock. Les styles jazzy / bossa Nova ou même reggae sont ceux de prédilection pour l’artiste et son orchestre. C’est pour moi ses influences là d’où il tire son inspiration des voyages.

La sécurité apprécie particulièrement, et je remarque les visages enjoués regardant vers la scène.
Lavilliers à un coté viril, insoumis et rebelle. C’est surement ce qui répulse certains, mais la forme est là, c’est certain et l’univers prenant. Je ne vais pas vous faire l’avocat pour dire si c’est un vrai rebelle, je pense que le plus important c’est pour moi l’interprétation qui prime.

Il est épaulé par des musiciens qui savent jouer au moins de 3 instruments (et bien…), ce qui nous permet de profiter d’une palette très large de sonorités.
Lavilliers nous parle plusieurs fois de son père (de Palerme) sur le billet et travailler au corps. Il se livre aussi et nous montre un autre homme avec une sensibilité attachante.

Il parle aussi avec nostalgie et cynisme d’une époque et de conditions de travail. C’est surement ça qu’il a fuit.
Sur de n’importes quel pays, de n’importes quelle couleur, tout est résumé.
Bon concert, bon organisation, belles lumières, bons artistes. Je ne suis pas déçu de m’être déplacé à la salle de Montfavet.
Signature : bertrand 13rugissantle 18/03/2011
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Photographe : bertrand 13rugissant
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>> Réponse (le 21/03/2011 par berla)


le 6 août 2011 - Presqu'île de Crozon (par Flag)


le 22 mars 2011 - Dock des Suds - Marseille (par Pirlouiiiit)
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