Critique de concert Big Soul + Brent

Le métal de Brent m’a assez fortement gonflé : le festival de guitares surcompressées et de claviers ringardissimes s’avère à la longue un tantinet écœurant ! Je ne suis manifestement pas dans leur cœur de cible. Un peu plus tard, ils ont d’ailleurs dédicacé une chanson à leur public : les 14-16 ans ! Et oui, à cet âge-là, on aime les pantalons trop larges, les cheveux dressés sur le crâne et le néo-métal… Chacun ses goûts ! Les Brent sont plutôt souriants et contents de jouer, ils faut seulement travailler la présence scénique pour pouvoir un jour rivaliser avec Slipknot, Limp Bizkit, Linkin Park ou Sum 41. Le passage sur MTV est à ce prix !
Big Soul n’a pas bougé d’un iota depuis sa dernière prestation à Clermont-Ferrand en 1996 sous le chapiteau du festival Rock au max. Ils utilisent toujours le même riff pour composer leurs chansons, ils n’ont pas hésité à refaire une chanson en français pour rééditer le coup du Brio (La belle et la bête), ils sont toujours fascinés par le rock des années 70. Le seul changement notable réside dans l’arrivée d’un colosse dreadlocké derrière la batterie. Il est immense et il cogne comme un bûcheron canadien bien reposé après une nuit réparatrice passée dans un chalet en bois. Et forcément, au bout de deux morceaux, la batterie demande l’attention d’un spécialiste pour pouvoir continuer à subir les assauts répétés du « petit » nouveau.
A part ça, Caroline Wampole officie toujours à la basse sautillante et au chant, laissant Kelleth Chinn tourner en rond avec sa guitare funky et vociférer des onomatopées incompréhensibles.
Les grimaces, les acrobaties, et les soli de guitare derrière la tête sont livrés avec l’ensemble. L’enthousiasme communicatif, la joie de jouer et l’humour restent immuables chez Big Soul ! C’est pour ça que les gens se déplacent et sont contents d’écouter Hippy hippy shake, Le Brio, Marylou, Julene ou MC Redneck en sautant en l’air comme des kangourous. Il faut bien avouer que malgré l’immobilisme musical du groupe, tout le monde passe une bonne soirée et a le sourire aux lèvres !
Pour faire une pause et respirer un peu, le groupe décide de faire monter sur scène une personne pour reconnaître des tubes des années 70 (décidément !). L’enjeu de ce jeu : un t-shirt « Big Soul » du plus bel effet. C’est Lolo de Radio Campus qui est choisi « au hasard » : il a fait subir un blind-test au groupe avant le concert, c’est l’heure de la revanche pour les musiciens ! Il me semble que ce monsieur ayant des airs d’Austin Powers dixit Caroline est tout indiqué pour porter haut les couleurs de la culture musicale made in Clermont-Ferrand : je suis confiant !
Et là, patatra... Kelleth entame l’intro de Stairway to heaven de Led Zeppelin et Lolo répond : « Heu, The song remains the same… » Aie, aie, aie ! Il ne reconnaîtra Another one bites the dust de Queen et Jumpin’ jack flash des Rolling Stones qu’avec l’aide du public ! Une honte ! Lolo Démission ! Et en plus, il gagne le t-shirt ! On aura tout vu…
L’intro de Back in black, un des hymnes d’AC/DC, avait déjà charmé furtivement nos oreilles en début de set mais c’est carrément avec Wild thing que Big Soul choisit de nous dire « au revoir ». Ce n’est pas très surprenant car ce morceau est joué à chaque fois, mais il est toujours agréable de remuer la tête en rythme sur ce monument du rock repris par Jimi Hendrix et... Kat Onoma. C’est malin : tout le monde est content maintenant ! Un seul problème à signaler : les personnes ayant une longue chevelure sont honteusement avantagées et ne se privent pas pour onduler leurs tignasses au mépris des règles les plus élémentaires de protection de leurs vertèbres cervicales. Salauds de chevelus !
Big Soul n’a rien inventé et ne fait rien pour renouveler le rock, la belle affaire ! N’est-il pas bon de se défouler parfois, chers internautes ?
It’s only rock ‘n’ roll entertainment but I like it !
(Photos Jean-Pascal Blache)
Big Soul n’a pas bougé d’un iota depuis sa dernière prestation à Clermont-Ferrand en 1996 sous le chapiteau du festival Rock au max. Ils utilisent toujours le même riff pour composer leurs chansons, ils n’ont pas hésité à refaire une chanson en français pour rééditer le coup du Brio (La belle et la bête), ils sont toujours fascinés par le rock des années 70. Le seul changement notable réside dans l’arrivée d’un colosse dreadlocké derrière la batterie. Il est immense et il cogne comme un bûcheron canadien bien reposé après une nuit réparatrice passée dans un chalet en bois. Et forcément, au bout de deux morceaux, la batterie demande l’attention d’un spécialiste pour pouvoir continuer à subir les assauts répétés du « petit » nouveau.
A part ça, Caroline Wampole officie toujours à la basse sautillante et au chant, laissant Kelleth Chinn tourner en rond avec sa guitare funky et vociférer des onomatopées incompréhensibles.
Les grimaces, les acrobaties, et les soli de guitare derrière la tête sont livrés avec l’ensemble. L’enthousiasme communicatif, la joie de jouer et l’humour restent immuables chez Big Soul ! C’est pour ça que les gens se déplacent et sont contents d’écouter Hippy hippy shake, Le Brio, Marylou, Julene ou MC Redneck en sautant en l’air comme des kangourous. Il faut bien avouer que malgré l’immobilisme musical du groupe, tout le monde passe une bonne soirée et a le sourire aux lèvres !
Pour faire une pause et respirer un peu, le groupe décide de faire monter sur scène une personne pour reconnaître des tubes des années 70 (décidément !). L’enjeu de ce jeu : un t-shirt « Big Soul » du plus bel effet. C’est Lolo de Radio Campus qui est choisi « au hasard » : il a fait subir un blind-test au groupe avant le concert, c’est l’heure de la revanche pour les musiciens ! Il me semble que ce monsieur ayant des airs d’Austin Powers dixit Caroline est tout indiqué pour porter haut les couleurs de la culture musicale made in Clermont-Ferrand : je suis confiant !
Et là, patatra... Kelleth entame l’intro de Stairway to heaven de Led Zeppelin et Lolo répond : « Heu, The song remains the same… » Aie, aie, aie ! Il ne reconnaîtra Another one bites the dust de Queen et Jumpin’ jack flash des Rolling Stones qu’avec l’aide du public ! Une honte ! Lolo Démission ! Et en plus, il gagne le t-shirt ! On aura tout vu…
L’intro de Back in black, un des hymnes d’AC/DC, avait déjà charmé furtivement nos oreilles en début de set mais c’est carrément avec Wild thing que Big Soul choisit de nous dire « au revoir ». Ce n’est pas très surprenant car ce morceau est joué à chaque fois, mais il est toujours agréable de remuer la tête en rythme sur ce monument du rock repris par Jimi Hendrix et... Kat Onoma. C’est malin : tout le monde est content maintenant ! Un seul problème à signaler : les personnes ayant une longue chevelure sont honteusement avantagées et ne se privent pas pour onduler leurs tignasses au mépris des règles les plus élémentaires de protection de leurs vertèbres cervicales. Salauds de chevelus !
Big Soul n’a rien inventé et ne fait rien pour renouveler le rock, la belle affaire ! N’est-il pas bon de se défouler parfois, chers internautes ?
It’s only rock ‘n’ roll entertainment but I like it !
(Photos Jean-Pascal Blache)
Signature : pierre andrieule 21/05/2002
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