Critique de concert Binaire + Tyvek (en attendant B-Side)

Dernière soirée "En attendant B-side" à la Machine à Coudre, avec Binaire et Tyvek.

A mon arrivée, le pied de micro bicéphale de binaire est installé devant la scène… Nous auront donc droit à un concert donné au milieu du public… La scène, quand à elle, est laissée à la Machine ; personnifiée par un totem de baffles. Les musiciens, enfin, s’installent, face à face, prêts à en découdre. Binaire, pour moi, ça a un peu été ce film dont on vous a trop parlé, dont on vous a dit trop de bien et que vous avez trop attendu… On fini par s’en faire une image, et généralement, on fini déçu… Fort heureusement pour moi, la déception fut de (très) courte durée. Je m’attendais, sans doute à cause du micro bicéphale, à ce que les deux guitaristes s’opposent, se combattent, s’affrontent… Or, bien au contraire, ils s’unissent et s’épaulent afin de lutter, non pas l’un contre l’autre, mais contre la machine !!! De là, le concert devient épique : les humains, au pied de la scène, brandissant leur guitares, font face aux déflagrations de la Machine, du monstre de haut-parleurs qui a pris leur place sur scène. Ils s’agitent, trépignent, crient, tandis que la Machine martèle le public à grand renforts d’infrabasses !!! Je ne sais pas trop ce que tout cela donnerait sur disque, mais, sur scène, le spectacle est (sur)prenant !!!
Durant l’entracte, je retrouve Pirlouiiiit ! Vous voila sauvés chers lecteurs, vous aurez droit à de belles photos pour la seconde partie de cette soirée : Tyvek !!!

Et de belles photos, c’est malheureusement tout ce qu’il y aura à sauver de la prestation de ce groupe de garage de Détroit…
Des riffs téléphonés, une ligne de chant plate, des chœurs qui font "ouh ! ouh !" sans trop y croire… Bon, soit, le garage ce n’est sans doute pas ma tasse de thé… Mais rajoutez à cela des "types" (on ne peut décemment pas les nommer "musiciens") incapables de jouer en place, et vous obtenez un cocktail désastreux… La palme revenant sans hésitation au "type derrière la batterie", qui réussi la performance de ne pas jouer en place des parties de batterie d’une simplicité désarmante (si vous êtes capables de taper successivement avec votre pied droit, puis avec votre main droite, vous pouvez auditionner pour Tyvek !), et tout ça sans même frapper de façon un tant soit peu convaincante (ni son, ni volume !) !!!

On touche au gag lorsqu’il tente une fin rock’n’roll à la fin des morceaux, et qu’un coup sur trois seulement atteint sa batterie !!!
Tyvek aurait pu se contenter d’être musicalement médiocre, mais non ! Il leur fallait aussi être nuls sur scène… Ainsi, le "type qui braille en gratouillant une guitare", dont le charisme n’a rien à envier à l’endive, dans une volonté soudaine de faire vivre son show, décide, comme ça, au milieu de nulle part, de se jeter sur le dos et de se tortiller comme un asticot (mais avec moins de charisme cependant)…

Puis il se relève, nonchalant, et continue, imperturbable, de gratouiller en couinant… Au morceau suivant, il remettra ça, accompagné du "type qui a déjà suffisamment de mal comme ça à gratouiller une guitare, alors il se tient à ça, et ne braille pas" (il fait office de "lead-guitar" je crois)…

Alors oui, au début, c’est drôle… On en vient même à penser, en regardant Tyvek, que manquer de talent à ce point, ce doit être un don… Parfois, ça nous rappelle avec émotion nos 12 ans, quand on braillait en tapant sur un baril de lessive ave un copain, en étant certain qu’on avait écrit une bonne chanson et qu’on formait un groupe de rock… Et puis, après quatre morceaux, et malgré leurs maigres efforts pour se tortiller par terre, on fini par trouver ça désespérant…

C’aurait pu être nerveux ou puissant, ici, c’est mou et poussif… Pour dire combien c’était mauvais, le fait qu’ils aient mis une fille derrière la basse n’aura même pas réussi à m’attendrir !!!
Dire qu’ils sont venus de Détroit pour ça…
Quelques photos de plus par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :

A mon arrivée, le pied de micro bicéphale de binaire est installé devant la scène… Nous auront donc droit à un concert donné au milieu du public… La scène, quand à elle, est laissée à la Machine ; personnifiée par un totem de baffles. Les musiciens, enfin, s’installent, face à face, prêts à en découdre. Binaire, pour moi, ça a un peu été ce film dont on vous a trop parlé, dont on vous a dit trop de bien et que vous avez trop attendu… On fini par s’en faire une image, et généralement, on fini déçu… Fort heureusement pour moi, la déception fut de (très) courte durée. Je m’attendais, sans doute à cause du micro bicéphale, à ce que les deux guitaristes s’opposent, se combattent, s’affrontent… Or, bien au contraire, ils s’unissent et s’épaulent afin de lutter, non pas l’un contre l’autre, mais contre la machine !!! De là, le concert devient épique : les humains, au pied de la scène, brandissant leur guitares, font face aux déflagrations de la Machine, du monstre de haut-parleurs qui a pris leur place sur scène. Ils s’agitent, trépignent, crient, tandis que la Machine martèle le public à grand renforts d’infrabasses !!! Je ne sais pas trop ce que tout cela donnerait sur disque, mais, sur scène, le spectacle est (sur)prenant !!!
Durant l’entracte, je retrouve Pirlouiiiit ! Vous voila sauvés chers lecteurs, vous aurez droit à de belles photos pour la seconde partie de cette soirée : Tyvek !!!

Et de belles photos, c’est malheureusement tout ce qu’il y aura à sauver de la prestation de ce groupe de garage de Détroit…
Des riffs téléphonés, une ligne de chant plate, des chœurs qui font "ouh ! ouh !" sans trop y croire… Bon, soit, le garage ce n’est sans doute pas ma tasse de thé… Mais rajoutez à cela des "types" (on ne peut décemment pas les nommer "musiciens") incapables de jouer en place, et vous obtenez un cocktail désastreux… La palme revenant sans hésitation au "type derrière la batterie", qui réussi la performance de ne pas jouer en place des parties de batterie d’une simplicité désarmante (si vous êtes capables de taper successivement avec votre pied droit, puis avec votre main droite, vous pouvez auditionner pour Tyvek !), et tout ça sans même frapper de façon un tant soit peu convaincante (ni son, ni volume !) !!!

On touche au gag lorsqu’il tente une fin rock’n’roll à la fin des morceaux, et qu’un coup sur trois seulement atteint sa batterie !!!
Tyvek aurait pu se contenter d’être musicalement médiocre, mais non ! Il leur fallait aussi être nuls sur scène… Ainsi, le "type qui braille en gratouillant une guitare", dont le charisme n’a rien à envier à l’endive, dans une volonté soudaine de faire vivre son show, décide, comme ça, au milieu de nulle part, de se jeter sur le dos et de se tortiller comme un asticot (mais avec moins de charisme cependant)…

Puis il se relève, nonchalant, et continue, imperturbable, de gratouiller en couinant… Au morceau suivant, il remettra ça, accompagné du "type qui a déjà suffisamment de mal comme ça à gratouiller une guitare, alors il se tient à ça, et ne braille pas" (il fait office de "lead-guitar" je crois)…

Alors oui, au début, c’est drôle… On en vient même à penser, en regardant Tyvek, que manquer de talent à ce point, ce doit être un don… Parfois, ça nous rappelle avec émotion nos 12 ans, quand on braillait en tapant sur un baril de lessive ave un copain, en étant certain qu’on avait écrit une bonne chanson et qu’on formait un groupe de rock… Et puis, après quatre morceaux, et malgré leurs maigres efforts pour se tortiller par terre, on fini par trouver ça désespérant…

C’aurait pu être nerveux ou puissant, ici, c’est mou et poussif… Pour dire combien c’était mauvais, le fait qu’ils aient mis une fille derrière la basse n’aura même pas réussi à m’attendrir !!!
Dire qu’ils sont venus de Détroit pour ça…
Quelques photos de plus par Pirlouiiiit en cliquant ici
Signature : the duke of prunes
le 28/02/2011
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le 28/02/2011
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Photographe : pirlouiiiit
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le 9 Mai 2011 - Machine à Coudre - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)

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La machine à coudre, Marseille


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