Critique de concert Birdpen

Le Cargo de Nuit n’est pas plein ce soir et c’est vraiment un crime que de ne pas venir écouter Birdpen jouer, surtout dans une salle où on peut avoir la chance de les approcher de si près. Mais bon ... Il y a certainement des choses que je ne comprendrais jamais.
Les lumières baissent, une drôle de musique, un peu inquiétante, se fait entendre et les spots commencent à tourner sur une scène vide. Les 4 musiciens prennent place tranquillement, tout en douceur et se présentent discrètement.

Le set commence et, tout en retrouvant une incontestable sonorité à la Archive, c’est à une musique plus envoyée et pêchue que l’on a affaire. Par contre, petit bémol, le son est très très fort. Dommage de ne pas pouvoir profiter pleinement de la fantastique voix de David (guitariste et chanteur d’Archive), mais la plaisir est bien sûr quand même au rendez-vous.
Les deux guitares et la basse donne cette sonorité 100% rock que j’aime vraiment beaucoup et on retrouve les postures totalement introverties de ces musiciens qui sont littéralement immergés dans leur monde. Tout est fait "comme à la maison" avec des effets réglés en temps réels sur une mini table de mixage. Ils font leur sauce et ce n’est que dans ce genre de salle que l’on peut profiter de ces spectacles intimistes.
Ils sont brillants sur tous les tableaux, composition, exécution, jeux sur les rythmes, perfection de la voix qui change selon les effets choisis. Ils sont tellement puissants tous les trois face à nous, guitares au poing, chantant de façon hachée. C’est terriblement impressionnant. Et puis ils partent dans de l’énergie pure, grattant leurs instruments comme des fous. Admiral Red me donne la chair de poule.
David passe ensuite au clavier. Ses yeux sont fermés. Les deux oiseaux blancs de Birdpen clignotent sur le mur de chaque côté. Son chant monte de plus en plus en émotion, sa tête levée vers le ciel, comme si nous étions les confidents d’une prière. C’est fabuleux. Il nous raconte à chaque fois une histoire sombre et belle. Les démarrages sont souvent doux et puis, chaque fois, l’intensité monte crescendo. Il fait vraiment passer une incroyable émotion dans la puissance. Sa voix est magnifique (je le savais déjà, mais là, c’est vraiment fabuleux). Et puis cette façon de battre le rythme avec sa tête, comme si plus rien n’existait autour. Lorsqu’il frappe dans son tambourin, c’est comme si son geste provenait de son corps tout entier et sa voix qui se déchire d’une manière quasi animale .... C’est terriblement prenant.
Son corps part dans un mouvement de balancier et il semble se frapper la poitrine de son micro, comme s’il se donnait des coups de poignards. On ne voit même plus son visage derrière ses cheveux. Les notes qu’il tient indéfiniment semblent véritablement venues d’ailleurs. Sa voix implore sur le crissement des guitares.
Et puis, à d’autres moments et quasiment sans transition, cette même voix redevient claire et posée. Il est fascinant dans sa manière de vivre sa musique. Il dégage des émotions d’une autre monde. Mais toute choses, même les meilleures, ont hélas une fin. Celle du set est annoncée. Les interventions inter-morceaux auront été très discrètes, mais cela va tout à fait avec le personnage. C’est dingue, il écoute la musique, mais vraiment, parce qu’elle lui parle et qu’il parle avec elle. En fait, le public semble même accessoire par moment, lorsqu’il est en tête à tête avec elle, sans personne d’autre.
Pour le rappel, ils vont nous proposer un tout nouveau morceau. David a pris une guitare sèche, ce qui va donner une couleur un peu plus folk à la musique. Cela met encore une autre facette de sa magnifique voix en valeur. Elle est chaude et nous enveloppe. Puis la batterie entre en force et intensifie la mélodie. Il monte dans les aigües (presque à la Sigur Ros). C’est très très beau .... Et voilà, il va falloir encore acheter un album !!
Ils nous offrent vraiment la dernière cette fois (mais nous propose de le retrouver après, dans la salle). Les instruments sont encore très présents dans la montée du milieu du morceau et David donne tout de sa voix et qui est déchirante pour la dernière fois ce soir. Il pose sa guitare et se laisse porter par la musique de façon lancinante, tout en bidouillant sur sa petite table de mixage. Il semble presque la frapper de sa tête. C’est un véritablement tourbillon d’une force hallucinante. Puis il prend congés de nous, avec un petit et discret signe de la main. Une soirée sur un petit nuage, driver par un David juste parfait.
Setlist
Saver Destroyer
Missing Sun
Admiral Red
Nature Regulate
Mule
Slow
Off
Machines Live Like Ordinary People
Only The Names Change
Sorrow
----------------------------------------
Cold Blood - Inside Nowhere
Thorns
Les lumières baissent, une drôle de musique, un peu inquiétante, se fait entendre et les spots commencent à tourner sur une scène vide. Les 4 musiciens prennent place tranquillement, tout en douceur et se présentent discrètement.
Le set commence et, tout en retrouvant une incontestable sonorité à la Archive, c’est à une musique plus envoyée et pêchue que l’on a affaire. Par contre, petit bémol, le son est très très fort. Dommage de ne pas pouvoir profiter pleinement de la fantastique voix de David (guitariste et chanteur d’Archive), mais la plaisir est bien sûr quand même au rendez-vous.
Les deux guitares et la basse donne cette sonorité 100% rock que j’aime vraiment beaucoup et on retrouve les postures totalement introverties de ces musiciens qui sont littéralement immergés dans leur monde. Tout est fait "comme à la maison" avec des effets réglés en temps réels sur une mini table de mixage. Ils font leur sauce et ce n’est que dans ce genre de salle que l’on peut profiter de ces spectacles intimistes.
Ils sont brillants sur tous les tableaux, composition, exécution, jeux sur les rythmes, perfection de la voix qui change selon les effets choisis. Ils sont tellement puissants tous les trois face à nous, guitares au poing, chantant de façon hachée. C’est terriblement impressionnant. Et puis ils partent dans de l’énergie pure, grattant leurs instruments comme des fous. Admiral Red me donne la chair de poule.
David passe ensuite au clavier. Ses yeux sont fermés. Les deux oiseaux blancs de Birdpen clignotent sur le mur de chaque côté. Son chant monte de plus en plus en émotion, sa tête levée vers le ciel, comme si nous étions les confidents d’une prière. C’est fabuleux. Il nous raconte à chaque fois une histoire sombre et belle. Les démarrages sont souvent doux et puis, chaque fois, l’intensité monte crescendo. Il fait vraiment passer une incroyable émotion dans la puissance. Sa voix est magnifique (je le savais déjà, mais là, c’est vraiment fabuleux). Et puis cette façon de battre le rythme avec sa tête, comme si plus rien n’existait autour. Lorsqu’il frappe dans son tambourin, c’est comme si son geste provenait de son corps tout entier et sa voix qui se déchire d’une manière quasi animale .... C’est terriblement prenant.
Son corps part dans un mouvement de balancier et il semble se frapper la poitrine de son micro, comme s’il se donnait des coups de poignards. On ne voit même plus son visage derrière ses cheveux. Les notes qu’il tient indéfiniment semblent véritablement venues d’ailleurs. Sa voix implore sur le crissement des guitares.
Et puis, à d’autres moments et quasiment sans transition, cette même voix redevient claire et posée. Il est fascinant dans sa manière de vivre sa musique. Il dégage des émotions d’une autre monde. Mais toute choses, même les meilleures, ont hélas une fin. Celle du set est annoncée. Les interventions inter-morceaux auront été très discrètes, mais cela va tout à fait avec le personnage. C’est dingue, il écoute la musique, mais vraiment, parce qu’elle lui parle et qu’il parle avec elle. En fait, le public semble même accessoire par moment, lorsqu’il est en tête à tête avec elle, sans personne d’autre.
Pour le rappel, ils vont nous proposer un tout nouveau morceau. David a pris une guitare sèche, ce qui va donner une couleur un peu plus folk à la musique. Cela met encore une autre facette de sa magnifique voix en valeur. Elle est chaude et nous enveloppe. Puis la batterie entre en force et intensifie la mélodie. Il monte dans les aigües (presque à la Sigur Ros). C’est très très beau .... Et voilà, il va falloir encore acheter un album !!
Ils nous offrent vraiment la dernière cette fois (mais nous propose de le retrouver après, dans la salle). Les instruments sont encore très présents dans la montée du milieu du morceau et David donne tout de sa voix et qui est déchirante pour la dernière fois ce soir. Il pose sa guitare et se laisse porter par la musique de façon lancinante, tout en bidouillant sur sa petite table de mixage. Il semble presque la frapper de sa tête. C’est un véritablement tourbillon d’une force hallucinante. Puis il prend congés de nous, avec un petit et discret signe de la main. Une soirée sur un petit nuage, driver par un David juste parfait.
Setlist
Saver Destroyer
Missing Sun
Admiral Red
Nature Regulate
Mule
Slow
Off
Machines Live Like Ordinary People
Only The Names Change
Sorrow
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Cold Blood - Inside Nowhere
Thorns
Signature : ysabelle 12/05/2011
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Photographe : chlorophil
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Cargo de Nuit - Arles

le 23 Mars 2012 - Cargo de nuit, Arles (par Sami)
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