Accueil Chronique de concert Birth Of Joy
Lundi 18 juin 2018 : 9961 concerts, 25029 chroniques de concert, 5218 critiques d'album.

Chronique de Concert

Birth Of Joy

Birth Of Joy en concert

La Maroquinerie - Paris 4 avril 2018

Critique écrite le par



Le très excitant trio hollandais Birth Of Joy était de passage à Paris à la Maroquinerie à l'occasion de sa nouvelle tournée européenne. Le groupe vient de sortir en ce printemps 2018 son 5ème album, l'excellent "Hyper Focus". Ce dernier, qui fait suite à "Get Well" en 2016, reste toujours dans la même veine. On retrouve à nouveau et pour notre plus grand plaisir ce clavier fou, cette batterie en mode bûcheron et ces solos endiablés. Clairement, dans ce sillon rock, bluesy qui groove un maximum, Birth of Joy est une des meilleures formations du genre. On pense aussi à leurs confrères DeWolff, qui sont monstrueux également dans ce style seventies et rétro bien dynamique. La Hollande possède deux fantastiques rejetons. L'heure de Dewolff viendra d'ici peu, ce qui vous laissera le temps d'aller les découvrir sur disque en attendant l'heure du live. Mais ce soir, c'est bien de Birth of Joy dont il s'agit. Lors de la précédente tournée, on avait eu l'occasion de les voir au Point Ephémère en tête d'affiche et au Café de la Danse pour le compte du festival Eldorado.



Preuve que leur notoriété progresse chez nous en France, ils sont programmés à la Maroquinerie cette fois-ci. A leur arrivée sur scène à 21 heures, la salle est pratiquement pleine et on doit bien être 400 personnes environ. On retrouve tous les âges et il manque seulement à l'appel les enfants et ados de moins de 17 ans, pour le reste tout le monde est là. On voit donc débarquer devant nous le génial organique au double clavier Gertjan Gutman, qui sera à notre droite, le bûcheron de batteur Bob Hogenenelst, au centre, et à notre gauche le guitariste-chanteur Kevin Stunnenberg. La salle est maintenant prête à exploser sous le son des Birth of Joy. On démarre sans grande surprise par un extrait du nouvel album avec le fameux "Join The Game". On est immédiatement pris par un tourbillon, on commence d'entrée à secouer la tête avec un grand sourire, très heureux de les retrouver tant ils nous avaient manqués. On enchaine avec "Hyper Focus", morceau qui porte le nom du nouvel album.



On décolle littéralement et d'un coup, la fosse devient folle. On s'enivre de leur son puissant et totalement prenant. Certains fans commencent à être en transe dès ce second morceau voir littéralement habité. On essaie d'éviter de prendre un mauvais coup mais rien ne nous empêchera de prendre notre pied car l'ambiance est bon enfant. Le son est parfaitement réglé et on peut se rendre compte à nouveau que ce groupe est fantastique sur scène. On poursuit avec un ancien titre "Devil's Paradise" que n'aurait pas renié Triggerfinger, tant le son est lourd, gras et puissant. Bob Hogenenelst, le batteur, a décidé de nous combler ce soir avec ces frappes sèches et son jeu terriblement efficace. C'est un gros plaisir que l'on prend à le voir jouer ! Il va nous époustoufler tout le long du concert. "Grow" poursuit la dynamique et les pogos vont bon train.
Birth of Joy est un condensé merveilleux de rock psychédélique survitaminé.



Dans les ingrédients, on retrouve les envolées des Doors, la puissance de Led Zeppelin, la dynamique de Deep Purple et la fougue des plus grands groupes de rock garage. Sur le flambant et très sixties "Dead Being alive", Kevin Stunnenberg chante avec le fantôme de Jim Morrison dans les cordes vocales. Le chanteur-guitariste est toujours aussi charismatique et sympa. Il nous remercie souvent pour l'accueil et visiblement, vu les sourires qu'il affichera tout le long du show, il prend son pied également. D'ailleurs, il vient souvent se coller au premier rang en regardant ses fans droit dans les yeux. Le live de ce soir est volcanique et le magma sort des doigts du magicien Gertjan Gutman, qui nous éclabousse de son talent. Il est essentiel et indispensable à la base du groupe et c'est le ciment car c'est lui qui donne l'impulsion. Ce musicien est énorme tout simplement. Sur les 1 heure 40 minutes de concert, on écoutera finalement pas énormément de titres : ils seront au nombre de 13 incluant 6 nouveaux morceaux.



Cela vient du fait que les chansons durent à la base facilement 5 minutes, voire un peu plus mais surtout parce que le trio étire les morceaux en se lâchant totalement et toujours avec une grande réussite. On écoute donc des versions un peu différentes que sur disque. C'est la marque des grands groupes de live. On terminera cette course folle par deux classiques en rappel. Il est presque 22 heures 40, les dernières notes de "Know Where To Run" raisonnent dans la salle. Les musiciens savourent d'avoir retourné la Maroquinerie comme jamais et on finit un genou à terre et tout transpirant de sueur et de bonheur. Un grand concert, dony on ressort très heureux ! On avoue, on est devenu drogué de cette très bonne came hollandaise et on est déjà en manque de cette drogue, elle s'appelle Birth of Joy !



Remerciements: à gauche de la lune, Ricardo de la Maroquinerie

Set list :
Join The Game
Hyper Focus
Devil's Paradise
Grow
You Are Many
Witches Hammer
Dead Being Alive
3 day road
Let It Slide
Rock & Roll Show
Make Things Happen

Rappel :
Sypdorkat
Know Where To Run



Birth Of Joy : les dernières chroniques concerts

Birth Of Joy en concert

Birth Of Joy par Philippe
Le Poste à Galène, Marseille, le 03/04/2016
Thank you for coming on a sunday !. Ouais, et en plus il pleut à moitié (bon, ça, des mecs d'Utrecht en Batavie comme toi ne le remarquent probablement pas...), tu fais bien de... La suite

Soundgarden, Magic Numbers, Birth Of Joy, Connan Mockasin, St. Paul and the Broken Bones, Royal Blood, Lyenn, Lee Fields, Warpaint, Dum Dum Girls, Johnny Winter, Heymoonshaker, Lys, Lo'Jo, Superpoze, Ume, Hospital Ships... (Festival South By Southwest - SXSW 2014) en concert

Soundgarden, Magic Numbers, Birth Of Joy, Connan Mockasin, St. Paul and the Broken Bones, Royal Blood, Lyenn, Lee Fields, Warpaint, Dum Dum Girls, Johnny Winter, Heymoonshaker, Lys, Lo'Jo, Superpoze, Ume, Hospital Ships... (Festival South By Southwest - SXSW 2014) par Keeponrocking
Austin, Texas, le 15/03/2014
Mardi 11 mars 2014 : Premier jour du festival musical pour ce SXSW 2014. La ville d'Austin, Texas, est déjà bondée depuis plusieurs jours, prise d'assaut par le... La suite

Breeders, Dinosaur Jr, Daniel Johnston, Jesse Boykins III, Busy P, Jackson and his computer band...(Festival This Is Not A Love Song) en concert

Breeders, Dinosaur Jr, Daniel Johnston, Jesse Boykins III, Busy P, Jackson and his computer band...(Festival This Is Not A Love Song) par Sami
Paloma, Nimes, le 24/05/2013
Nimes, troisième soir du festival. (les premiers soirs c'était ICI) Les grandiloquants Birth Of Joy enflamment la grande scène avec un chanteur habité et un clavier groovy... La suite

La Maroquinerie - Paris : les dernières chroniques concerts

Shame en concert

Shame par Ludmilla
La Maroquinerie, Paris, le 23/04/2018
Après avoir écouté l'album "Songs of Praise" (chronique à lire ici) au moins une centaine de fois depuis sa sortie en janvier, je suis bien excitée à l'idée de voir les petits... La suite

J.C Satàn (Release Party de l'album Centaur Desire) en concert

J.C Satàn (Release Party de l'album Centaur Desire) par Lebonair
La Maroquinerie - Paris, le 11/04/2018
On était très heureux de se rendre à La Maroquinerie en ce mercredi 11 avril afin de fêter la sortie du 5ème album d'un groupe qu'on aime énormément, J.C Satàn. Sorti le 3 mars... La suite

Les Wampas en concert

Les Wampas par lol
La Maroquinerie, Paris, le 10/03/2018
C'est dans la chaleur de la Maroquinerie que l'on retrouvait sur scène le retraité le plus célèbre et le plus rock 'n roll de la RATP et son groupe pour un concert, qui a une fois... La suite

Les Wampas + Didier Chappedelaine et ses Maudits Français + Sugar & Tiger + Tony Truant en concert

Les Wampas + Didier Chappedelaine et ses Maudits Français + Sugar & Tiger + Tony Truant par Samuel C
La Maroquinerie - Paris, le 10/03/2018
Le fan le plus âgé de la soirée se prénomme Jean-Paul (62 ans au compteur d'après ses dires) et est invité par Didier Wampas à monter sur scène pour deviner le titre qui va être... La suite