Critique de concert Bizet Etait Une Femme

L’adjointe à la mairie d’Aubagne présente Bizet Etait Une Femme spectacle donné à l’occasion du centenaire des droits des femmes, gratuit pour que tout le monde puisse y assister, dédié à toutes les femmes et en particulier à 3 réfugiées palestiniennes dont deux sont présentes dans la salle.
En cette veille de journée de la femme, le public est presque exclusivement féminin et c’est moi qui fais la chronique… Toutes des feignasses !
Ne vous méprenez pas, c’est de l’humour. Celui distillé par Cathy Heiting et Jonathan Soucasse est beaucoup plus fin, je vous l’accorde.
Déjà le propos : une biographie de Bizet Georgette épouse Verdi Joseph et, si on lit entre les lignes, maîtresse de Ellington Duke avec anachronismes et loufoqueries à la pelle. Ensuite les deux protagonistes Katia Von Bretzel et Ingmar Bruteson (notez le préfixe Von et le suffixe –son signifiant tous deux "fils de"), leur gestuelle cocasse et leurs taquineries réciproques. Enfin leur répertoire constitué de mélanges musicaux improbables et de clins d’yeux qu’apprécient tout autant les publiphages passionnés, les télévores nostalgiques et les hitparadophobes critiques.
Cela dit, dire que l’humour est l’ingrédient principal serait réducteur. Disons qu’il constitue le liant entre les performances vocales de Cathy Heiting, les talents de pianiste de Jonathan Soucasse et la variété du répertoire abordé.
Cathy a une véritable voix de diva, déjà vantée dans d’autres projets (Sudden Jazz Trio, Un Piano A La Mer), mais plus impressionnante encore ici. Ses interprétations de Nessun Dorma de Puccini, de Dido’s Lament de Purcell et les aigus atteints sur Summertime forcent le respect. Elle se mue en chanteuse de jazz (It Don’t Mean A Thing) ou de soul (Blame It On The Boogie).
Jonathan a une aisance insolente au piano. Il était également des deux projets ci-dessus et aussi de Piano Dansé. Triomphe garanti lorsqu’il joue debout sur son tabouret et assène quelques "accords" avec ses pieds avant un final aérien…

Quant au répertoire, que vous soyez amateur d’opéra (Puccini, Verdi, Bizet), de jazz (Duke Ellington, Cole Porter, Gershwin), de soul (Jackson Five), vous trouverez votre compte dans ce joyeux spectacle. Je vous laisse découvrir les nombreuses surprises qui l’émaillent. Sachez seulement que l’Ami Ricoré (version lyrique) va entrer dans votre tête et que vous aurez du mal à vous en débarrasser…
Après ce "récital classico-délirant", il me reste à découvrir Opéra Molotov "duo lyrico-déjanté" avec Cathy et Jonathan également. J’y courrai à la première occasion.
Bonus vidéo : Nessun Dorma
En cette veille de journée de la femme, le public est presque exclusivement féminin et c’est moi qui fais la chronique… Toutes des feignasses !
Ne vous méprenez pas, c’est de l’humour. Celui distillé par Cathy Heiting et Jonathan Soucasse est beaucoup plus fin, je vous l’accorde.
Déjà le propos : une biographie de Bizet Georgette épouse Verdi Joseph et, si on lit entre les lignes, maîtresse de Ellington Duke avec anachronismes et loufoqueries à la pelle. Ensuite les deux protagonistes Katia Von Bretzel et Ingmar Bruteson (notez le préfixe Von et le suffixe –son signifiant tous deux "fils de"), leur gestuelle cocasse et leurs taquineries réciproques. Enfin leur répertoire constitué de mélanges musicaux improbables et de clins d’yeux qu’apprécient tout autant les publiphages passionnés, les télévores nostalgiques et les hitparadophobes critiques.
Cela dit, dire que l’humour est l’ingrédient principal serait réducteur. Disons qu’il constitue le liant entre les performances vocales de Cathy Heiting, les talents de pianiste de Jonathan Soucasse et la variété du répertoire abordé.
Cathy a une véritable voix de diva, déjà vantée dans d’autres projets (Sudden Jazz Trio, Un Piano A La Mer), mais plus impressionnante encore ici. Ses interprétations de Nessun Dorma de Puccini, de Dido’s Lament de Purcell et les aigus atteints sur Summertime forcent le respect. Elle se mue en chanteuse de jazz (It Don’t Mean A Thing) ou de soul (Blame It On The Boogie).
Jonathan a une aisance insolente au piano. Il était également des deux projets ci-dessus et aussi de Piano Dansé. Triomphe garanti lorsqu’il joue debout sur son tabouret et assène quelques "accords" avec ses pieds avant un final aérien…

Quant au répertoire, que vous soyez amateur d’opéra (Puccini, Verdi, Bizet), de jazz (Duke Ellington, Cole Porter, Gershwin), de soul (Jackson Five), vous trouverez votre compte dans ce joyeux spectacle. Je vous laisse découvrir les nombreuses surprises qui l’émaillent. Sachez seulement que l’Ami Ricoré (version lyrique) va entrer dans votre tête et que vous aurez du mal à vous en débarrasser…
Après ce "récital classico-délirant", il me reste à découvrir Opéra Molotov "duo lyrico-déjanté" avec Cathy et Jonathan également. J’y courrai à la première occasion.
Signature : mcyavellle 11/03/2010
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Photographe : mcyavell
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