Critique de concert Björk (Festival de Nîmes 2012)


Sublime concert de Björk aux Arènes de Nîmes le 27 juin 2012 à l'occasion du festival de Nîmes, organisé dans un endroit magique et chargé d'histoire, tout à fait adapté pour ce type de réunion estivale... Plantons le décor : de passage dans le Sud, une bonne âme (merci !) nous donne 2 billets pour assister au show de la diva islandaise et, hop !, nous voilà dans la très belle ville du Gard, à attendre le spectacle de celle qui vient de sortir l'album Biophilia. Le très nombreux et bigarré public (venant des tribus électro, pop, gothique, gay, curieux, fans de musique, bobos... ) se dirige vers les superbes Arênes, il fait une belle chaleur, le ciel est dégagé, l'on se faufile jusqu'à notre place et l'on attend en admirant le lieu puis le ciel...

Pas de première partie, Björk commence donc sa prestation peu après 21 heures, en plein jour, ce qui est un peu dommage pour les lumières et les projections en fond de scène... Comme le titre inaugural, Cosmogony, est absolument remarquable, on oublie tout et l'on se laisser bercer par la voix de fée lyrique de la belle venue du froid. Qui porte une robe bleue de prêcheuse comme dans une église noire américaine (qui a parlé de Sister Act ?) et arbore une touffe de cheveux roux assez extravagante, à l'image de la pochette de son dernier opus. Entourée par deux musiciens - un excellent percussionniste électronicien et un très doué préposé aux synthétiseurs et autres machines - et par un magistral chœur de chanteuses/danseuses aux voix élégiaques et prenantes, la star mondiale prouve en un clin d’œil que son dernier album, même s'il sonne convenu et pompeux au premier abord, passe très bien en live... C'est même le moins que l'on puisse dire, la tonalité " électro pop gospel world de l'espace " transportant instantanément dans les étoiles. Le trip vers la voie lactée se poursuit ensuite avec le tube Hunter, toujours aussi onirique et jubilatoire. Placée sur de très bons rails, la soirée de rêve se poursuit avec une très jolie alternance de titres récents (Thunderbolt, Crystalline, Moon... ) et de morceaux cultes (Joga, Isobel, Hidden Place, Pagan Poetry... ). A de très rares exceptions prés l'ennui n'est pas convoqué, l'on savoure donc des instants à part avec une artiste en forme olympique, même si elle s'exprime peu (seulement des " merci bien " assez drôles à la fin de chaque morceau) et si les projections, souvent très réussies (et très orientées sur la protection de l'environnement) sont un peu datées.

Les ballades électro trip hop aussi célestes que planantes et les dérapages électroniques déjantés se succèdent, parfois au cours du même morceau, évitant tout sentiment de redite ou de surplace... Tout cela contribue à maintenir en haleine le public, très chaud et particulièrement enthousiaste, et donc pas exactement avare en applaudissements nourris, en cris de soutien et en déhanchements suggestifs. Puis, la nuit tombe sur les Arènes de Nîmes, permettant à la pyrotechnie de se déchaîner (explosions, guirlandes d'étincelles, champs magnétiques... ) sur la partie finale du concert, très réussi. Pendant l'heure quarante que dure le set (avec un très bon rappel de deux titres seulement : One Day et Declare Independence) le public en prend vraiment plein les yeux et les oreilles. Le féerique passage de Björk au festival de Nîmes devrait rester pour la majorité de l’assistance comme un grand moment relativement intimiste passé en compagnie d'une star planétaire...
Signature : pierre andrieule 06/07/2012
Envoyer un message à pierre andrieu
Voir toutes les critiques de concert rédigées par pierre andrieu


le 26 août 2007 - Parc de St Cloud, Paris (par Philippe)

le 24-25-26 Août 2007 - Parc National de St Cloud (par Cabask)

le 26 août 2007 - Parc de Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)

le 19 Juillet & 23 Août - Pont du Gard & Arènes de Nimes (par Floribur)

le 11 Juillet 2012 - Arènes de Nîmes (par The Duke Of Prunes)
Arènes de Nîmes

le 11 Juillet 2012 - Arènes de Nîmes (par The Duke Of Prunes)

















