Critique de concert Bjorn Berge + Pep's

J’annonce la couleur : j’ai un problème existentiel.
Je sais pas comment noter, avec le système d’étoiles habituel, les shows auxquels j’ai assisté.
En effet, étrange soirée que celle proposée ce samedi 21 novembre à l’Espace Julien. Oh, comme ça au premier abord, on pouvait ne pas s’en rendre compte, c’est sur. Pep’s et Bjorn Berge sur la même affiche. Jusque là, pourquoi pas…Pep’s, qui propose une pop gentillette, a eu un petit buzz, il peut bien assurer la première partie du guitariste Rocker Norvégien, ça serait pas une surprise, on a déjà vu pire…mais, euh, comment ça c’est l’inverse ??? Bjorn Berge qui vient de faire 4 dates sur Paris, qui vient de blinder la salle Lyonnaise de la veille, qui assure en tête d’affiche sur toute la tournée, ici, à Marseille, il est en support de Pep’s ???
Première angoisse.
Mais connue d’avance, c’est vrai.
Deuxième angoisse, qui s’est d’ailleurs rapidement transformée en un brin de colère, l’horaire de début des réjouissances. Surprise. Horaire annoncé sur les flyers et sur le site de l’Espace: 20h30. Horaire réel du début du concert de Bjorn Berge : 20h00. Très mauvaise blague. Et pourtant j’ai vérifié. Pas du genre à arriver en retard à un concert, je vous le dis. Même le bar de la salle n’était pas prêt et a semble-t-il été surpris par la précocité des événements.
Je ne connais pas les raisons de ce décalage, tout ce que je sais, c’est que j’ai raté les trois quart du concert de Bjorn Berge et que ça m’a légèrement contrarié pour le reste de la soirée.
Je n’ai donc pu profiter pleinement que des deux derniers morceaux du set, à savoir la reprise du John Butler Trio Zebra et en rappel le Ace of Spade de Motorhead, totalement déchaîné, allongé, déformé, débridé, halluciné. Pour ceux qui ne connaîtrait pas Bjorn Berge, il faut préciser que ce Norvégien au look pub-rock anglais et aux tatouages dépassant du costard, est tout seul avec ses guitares, 6 ou 12 cordes, son slide et sa voix rocailleuse. Ce fan de Leo Kottke, de Blues du Delta et de Hard Rock joue avec une dextérité et une intensité rare et sa présence en support de Pep’s me semblait totalement incongrue, je dois l’avouer. Néanmoins, il est toujours intéressant de proposer des styles différents, pour l’ouverture d’esprit s’entend. Mais au delà de l’accueil qui lui fut réservé, plutôt chaleureux au demeurant, ce genre de soirée peut-elle réellement lui faire gagner des fans et lui faire un nom dans le coin pour être en mesure de revenir en tête d’affiche ? j’en doute un peu. Combien des personnes présentes ce soir vont se souvenir de lui ? Certes, quelques énergumènes s’étaient déplacés pour lui et ont, à la fin de son show, rapidement pris la tangente pour éviter de perdre le bénéfice de la soirée en écoutant la suite. Nous étions au moins six autour du "stand" de merchandising (bon, "stand" est un bien grand mot, je reconnais, pour une table avec un CD dessus…) à discuter de Bjorn Berge. Mais après ? Je me suis quand même demandé comment le public assez familial de ce soir pouvait avoir vécu l’intervention de Bjorn Berge. L’intensité proposée me semblait vraiment décalée avec ce qui allait suivre.
Berge, c’est du Rock. Du dur. Sans électricité. Mais avec la mentalité.
C’est donc plein de regrets que je voyais le set se terminer, ayant raté, à priori au moins Crazy Times, Firework et Drifting Blues.
Je décidais donc de noyer mon chagrin dans l’alcool en me rendant au bar. Et là, incroyable…J’étais seul avec mon pote. On était trois avec le Barman. Et c’est vrai que l’affluence m’avait paru bien maigre à mon arrivée, pour cette soirée. Bien qu’assez peu au fait des productions Pop Françaises, je pensais tout de même qu’avec le clip de Liberta qui tourne en boucle sur les écrans plats, une foule un peu plus conséquente serait venue garnir la salle de l’Espace Julien. Mais la faible affluence n’était pas seule responsable de ce désert au comptoir. Le jeune age des spectateurs était également en jeu. Les bouteilles d’eau et le coca était de rigueur ce soir.
Pep’s, pas bon pour le business ? Hmm…
Pourtant, en début d’année, cette même salle était pleine à craquer pour lui. Mais il semblerait que, sans réelle nouveauté de sa part, son public ne se soit quelque peu essoufflé.
Alors que peut on dire de ce concert ?
Eh bien, premièrement, que Pep’s ne se ménage pas sur scène, bien qu’il manque, à mon sens, cruellement de présence. Il participe musicalement, ne se contentant pas de chanter ou de plaquer ses accords de guitare, mais au contraire, lançant des solos, donnant la réplique à son guitariste et proposant une Pop aux relents tantôt légèrement Funk, tantôt légèrement Rock. Parfois, au détour d’une chanson, un air lointain de Lavilliers plane. Mais lointain, hein…
Deuxièmement, que le public, bien que clairsemé, m’a semblé réagir assez positivement au show, sans que ça soit l’hystérie s’entend. Mais des réactions permettant de supposer qu’il passait une agréable soirée, du type applaudissements, cris, et même remuage de fessier en rythme pour certain(es)…
Difficile pour ma part d’y adhérer, la musique de Pep’s se révélant beaucoup trop gentillette à mon goût.
Mon problème existentiel initial, passionnant au demeurant, se traduisant par mon incapacité à noter d’une même mesure, un concert auquel je n’ai quasiment pas assisté et un autre dont la musique me parle peu, ne s’est pas résolu par magie. Mais au regard des éléments apportés, j’opterais pour 5 petites étoiles pour Bjorn Berge, en toute impartialité bien sur, et 2 et demi pour Pep’s.
Les égouts et les couleurs…
Au fait, j’en profite pour faire un peu de pub à radio Zinzine dont un animateur était présent hier soir pour une interview de Bjorn Berge dans le cadre de son émission "Le Regard des Z’oreilles"…cette petite radio libre à semble-t-il bien du mal à émettre sur les ondes saturées Marseillaises, mais diffuse tout de même d’Aix à Briançon, en passant par Forcalquier, Gap où Sisteron…et une radio qui diffuse du Bjorn Berge ne peut pas être foncièrement mauvaise…
Je sais pas comment noter, avec le système d’étoiles habituel, les shows auxquels j’ai assisté.
En effet, étrange soirée que celle proposée ce samedi 21 novembre à l’Espace Julien. Oh, comme ça au premier abord, on pouvait ne pas s’en rendre compte, c’est sur. Pep’s et Bjorn Berge sur la même affiche. Jusque là, pourquoi pas…Pep’s, qui propose une pop gentillette, a eu un petit buzz, il peut bien assurer la première partie du guitariste Rocker Norvégien, ça serait pas une surprise, on a déjà vu pire…mais, euh, comment ça c’est l’inverse ??? Bjorn Berge qui vient de faire 4 dates sur Paris, qui vient de blinder la salle Lyonnaise de la veille, qui assure en tête d’affiche sur toute la tournée, ici, à Marseille, il est en support de Pep’s ???
Première angoisse.
Mais connue d’avance, c’est vrai.
Deuxième angoisse, qui s’est d’ailleurs rapidement transformée en un brin de colère, l’horaire de début des réjouissances. Surprise. Horaire annoncé sur les flyers et sur le site de l’Espace: 20h30. Horaire réel du début du concert de Bjorn Berge : 20h00. Très mauvaise blague. Et pourtant j’ai vérifié. Pas du genre à arriver en retard à un concert, je vous le dis. Même le bar de la salle n’était pas prêt et a semble-t-il été surpris par la précocité des événements.
Je ne connais pas les raisons de ce décalage, tout ce que je sais, c’est que j’ai raté les trois quart du concert de Bjorn Berge et que ça m’a légèrement contrarié pour le reste de la soirée.
Je n’ai donc pu profiter pleinement que des deux derniers morceaux du set, à savoir la reprise du John Butler Trio Zebra et en rappel le Ace of Spade de Motorhead, totalement déchaîné, allongé, déformé, débridé, halluciné. Pour ceux qui ne connaîtrait pas Bjorn Berge, il faut préciser que ce Norvégien au look pub-rock anglais et aux tatouages dépassant du costard, est tout seul avec ses guitares, 6 ou 12 cordes, son slide et sa voix rocailleuse. Ce fan de Leo Kottke, de Blues du Delta et de Hard Rock joue avec une dextérité et une intensité rare et sa présence en support de Pep’s me semblait totalement incongrue, je dois l’avouer. Néanmoins, il est toujours intéressant de proposer des styles différents, pour l’ouverture d’esprit s’entend. Mais au delà de l’accueil qui lui fut réservé, plutôt chaleureux au demeurant, ce genre de soirée peut-elle réellement lui faire gagner des fans et lui faire un nom dans le coin pour être en mesure de revenir en tête d’affiche ? j’en doute un peu. Combien des personnes présentes ce soir vont se souvenir de lui ? Certes, quelques énergumènes s’étaient déplacés pour lui et ont, à la fin de son show, rapidement pris la tangente pour éviter de perdre le bénéfice de la soirée en écoutant la suite. Nous étions au moins six autour du "stand" de merchandising (bon, "stand" est un bien grand mot, je reconnais, pour une table avec un CD dessus…) à discuter de Bjorn Berge. Mais après ? Je me suis quand même demandé comment le public assez familial de ce soir pouvait avoir vécu l’intervention de Bjorn Berge. L’intensité proposée me semblait vraiment décalée avec ce qui allait suivre.
Berge, c’est du Rock. Du dur. Sans électricité. Mais avec la mentalité.
C’est donc plein de regrets que je voyais le set se terminer, ayant raté, à priori au moins Crazy Times, Firework et Drifting Blues.
Je décidais donc de noyer mon chagrin dans l’alcool en me rendant au bar. Et là, incroyable…J’étais seul avec mon pote. On était trois avec le Barman. Et c’est vrai que l’affluence m’avait paru bien maigre à mon arrivée, pour cette soirée. Bien qu’assez peu au fait des productions Pop Françaises, je pensais tout de même qu’avec le clip de Liberta qui tourne en boucle sur les écrans plats, une foule un peu plus conséquente serait venue garnir la salle de l’Espace Julien. Mais la faible affluence n’était pas seule responsable de ce désert au comptoir. Le jeune age des spectateurs était également en jeu. Les bouteilles d’eau et le coca était de rigueur ce soir.
Pep’s, pas bon pour le business ? Hmm…
Pourtant, en début d’année, cette même salle était pleine à craquer pour lui. Mais il semblerait que, sans réelle nouveauté de sa part, son public ne se soit quelque peu essoufflé.
Alors que peut on dire de ce concert ?
Eh bien, premièrement, que Pep’s ne se ménage pas sur scène, bien qu’il manque, à mon sens, cruellement de présence. Il participe musicalement, ne se contentant pas de chanter ou de plaquer ses accords de guitare, mais au contraire, lançant des solos, donnant la réplique à son guitariste et proposant une Pop aux relents tantôt légèrement Funk, tantôt légèrement Rock. Parfois, au détour d’une chanson, un air lointain de Lavilliers plane. Mais lointain, hein…
Deuxièmement, que le public, bien que clairsemé, m’a semblé réagir assez positivement au show, sans que ça soit l’hystérie s’entend. Mais des réactions permettant de supposer qu’il passait une agréable soirée, du type applaudissements, cris, et même remuage de fessier en rythme pour certain(es)…
Difficile pour ma part d’y adhérer, la musique de Pep’s se révélant beaucoup trop gentillette à mon goût.
Mon problème existentiel initial, passionnant au demeurant, se traduisant par mon incapacité à noter d’une même mesure, un concert auquel je n’ai quasiment pas assisté et un autre dont la musique me parle peu, ne s’est pas résolu par magie. Mais au regard des éléments apportés, j’opterais pour 5 petites étoiles pour Bjorn Berge, en toute impartialité bien sur, et 2 et demi pour Pep’s.
Les égouts et les couleurs…
Au fait, j’en profite pour faire un peu de pub à radio Zinzine dont un animateur était présent hier soir pour une interview de Bjorn Berge dans le cadre de son émission "Le Regard des Z’oreilles"…cette petite radio libre à semble-t-il bien du mal à émettre sur les ondes saturées Marseillaises, mais diffuse tout de même d’Aix à Briançon, en passant par Forcalquier, Gap où Sisteron…et une radio qui diffuse du Bjorn Berge ne peut pas être foncièrement mauvaise…
Signature : jorma
le 22/11/2009
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le 22/11/2009
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le 8 Mai 2008 - Université Dauphine - Paris (par nologo)
Espace Julien - Marseille

le 26 avril 2012 - Espace Julien, Marseille (par Sami)
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