Critique de concert Black Rebel Motorcycle Club + The Duke Spirit
N’ayant entendu que des éloges du Black Rebel Motorcycle Club sur scène (et eu un bel avant-goût en festival), je m’attendais à ce que leur 1000ème concert, à l'O2 Academy Brixton de Londres, soit réussi. Mais je ne pensais pas vivre un concert magnifique qui me marquerait pour longtemps.
Le public, environ 4000 personnes, sait qu’il va assister à une performance très spéciale. C’est avec enthousiasme qu’on écoute The Duke Spirit, qui installe une ambiance joyeuse et fait monter l’adrénaline dans la salle, un ancien théâtre bizarrement antique.

Le BRMC arrive sur scène, et après quelques morceaux, nous salue et promet des surprises au cours de la soirée. Ils semblent sincèrement heureux de fêter cet anniversaire avec nous. C’est réciproque. Pendant environ 45 minutes, ils enchaînent des morceaux bien rock, comme ceux qui les ont fait connaître il y a une dizaine d’années : ‘Spread Your Love’, ‘Whatever Happened To My Rock’N’Roll’, ‘Stop’... Robert Been et Pete Hayes chantent à tour de rôle. Leur voix similaires se font écho ou se contrastent, et l’effet créé est encore meilleur qu’en studio. Une courte pause bluesy à la Howl est la bienvenue avant de continuer avec ce rock un peu crade et jouissif qu’on aime tellement.
Le trio, timide (surtout ce cher Robert Been) et humble, ne manque pourtant pas de charisme. Il se révèle sensible et passionné. Au-delà de leur imposante maîtrise technique, leur musique distille des sentiments forts et étonnement purs. Le trio conclue son set par un hommage à Michael Been, père du bassiste et ingénieur du son du groupe, décédé il y a quelques mois. Ils jouent ‘Windows’, avec Robert au clavier, visiblement très ému. Là, je suis transportée dans l’ambiance de leur passage à Rock en Seine en août dernier, une dizaine de jours après la mort de Michael Been, où le BRMC avait donné un concert solennel, sans adresse au public, mais impeccable et profondément bouleversant.
Pour le premier rappel, Robert Been revient seul sur scène avec une guitare acoustique et demande au public conquis de choisir ce qu’il jouera. Il opte pour ’Girls Just Wanna Have Fun’ de Cyndi Lauper, et l’ambiance devient plus légère. Il enchaîne avec ‘Dirty Old Town’, une reprise classique pour le BRMC. Pete Hayes et Leah Shapiro le rejoignent sur scène pour annoncer une des surprises de la soirée : un message d’anniversaire de la part d’Iggy Pop, en introduction à ‘Real Wild Child (Wild One)’.
La salle jubile quand le groupe joue le tant attendu ‘Beat the Devil Tattoo’ puis quelques chansons du même calibre. Depuis quelques morceaux, c’est Rob Been qui chante en lead, Pete Hayes se cantonnant aux chœurs. Là, je réalise que c’est Robert qui porte le concert, qu’il s’est révélé peu à peu et implicitement comme le meneur du groupe - et du public - , que sa basse (ou sa guitare) insuffle à leur musique ce rythme vital si caractéristique.
Au bout d'1h30 de rock aux touches de blues, le groupe conclue ce 1000ème concert de façon magistrale avec 'Open Invitation': 10 minutes de beauté calme et mystique, où les étranges lasers verts accompagnent le son sourd et envoûtant, incarnant l'émotion qui culmine et déborde après un concert aussi puissant. On n’a pas envie que ça s’arrête. On sort ahuri, désorienté. En manque.
Le BRMC est un groupe de scène incroyable, mais je crois que j’ai eu la chance d’assister à cette performance unique. C’est pour des moments comme ceux-là qu’on aime le rock.
Liens : www.facebook.com/pages/Black-Rebel-Motorcycle-Club, www.blackrebelmotorcycleclub.com, www.myspace.com/blackrebelmotorcycleclub.
Le public, environ 4000 personnes, sait qu’il va assister à une performance très spéciale. C’est avec enthousiasme qu’on écoute The Duke Spirit, qui installe une ambiance joyeuse et fait monter l’adrénaline dans la salle, un ancien théâtre bizarrement antique.

Le BRMC arrive sur scène, et après quelques morceaux, nous salue et promet des surprises au cours de la soirée. Ils semblent sincèrement heureux de fêter cet anniversaire avec nous. C’est réciproque. Pendant environ 45 minutes, ils enchaînent des morceaux bien rock, comme ceux qui les ont fait connaître il y a une dizaine d’années : ‘Spread Your Love’, ‘Whatever Happened To My Rock’N’Roll’, ‘Stop’... Robert Been et Pete Hayes chantent à tour de rôle. Leur voix similaires se font écho ou se contrastent, et l’effet créé est encore meilleur qu’en studio. Une courte pause bluesy à la Howl est la bienvenue avant de continuer avec ce rock un peu crade et jouissif qu’on aime tellement.
Le trio, timide (surtout ce cher Robert Been) et humble, ne manque pourtant pas de charisme. Il se révèle sensible et passionné. Au-delà de leur imposante maîtrise technique, leur musique distille des sentiments forts et étonnement purs. Le trio conclue son set par un hommage à Michael Been, père du bassiste et ingénieur du son du groupe, décédé il y a quelques mois. Ils jouent ‘Windows’, avec Robert au clavier, visiblement très ému. Là, je suis transportée dans l’ambiance de leur passage à Rock en Seine en août dernier, une dizaine de jours après la mort de Michael Been, où le BRMC avait donné un concert solennel, sans adresse au public, mais impeccable et profondément bouleversant.
Pour le premier rappel, Robert Been revient seul sur scène avec une guitare acoustique et demande au public conquis de choisir ce qu’il jouera. Il opte pour ’Girls Just Wanna Have Fun’ de Cyndi Lauper, et l’ambiance devient plus légère. Il enchaîne avec ‘Dirty Old Town’, une reprise classique pour le BRMC. Pete Hayes et Leah Shapiro le rejoignent sur scène pour annoncer une des surprises de la soirée : un message d’anniversaire de la part d’Iggy Pop, en introduction à ‘Real Wild Child (Wild One)’.
La salle jubile quand le groupe joue le tant attendu ‘Beat the Devil Tattoo’ puis quelques chansons du même calibre. Depuis quelques morceaux, c’est Rob Been qui chante en lead, Pete Hayes se cantonnant aux chœurs. Là, je réalise que c’est Robert qui porte le concert, qu’il s’est révélé peu à peu et implicitement comme le meneur du groupe - et du public - , que sa basse (ou sa guitare) insuffle à leur musique ce rythme vital si caractéristique.
Au bout d'1h30 de rock aux touches de blues, le groupe conclue ce 1000ème concert de façon magistrale avec 'Open Invitation': 10 minutes de beauté calme et mystique, où les étranges lasers verts accompagnent le son sourd et envoûtant, incarnant l'émotion qui culmine et déborde après un concert aussi puissant. On n’a pas envie que ça s’arrête. On sort ahuri, désorienté. En manque.
Le BRMC est un groupe de scène incroyable, mais je crois que j’ai eu la chance d’assister à cette performance unique. C’est pour des moments comme ceux-là qu’on aime le rock.
Liens : www.facebook.com/pages/Black-Rebel-Motorcycle-Club, www.blackrebelmotorcycleclub.com, www.myspace.com/blackrebelmotorcycleclub.
Signature : charliiile 17/02/2011
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