Critique de concert Blink-182 + The Kinison + Sugarcult

Qui aurait parié qu'un jour l'un des pionniers des "groupes de punk-rock pour d'jeunes" (selon l'intelligentsia de la presse musicale française) remplirait le POPB ? Et bien, pas grand monde si ce n'est ses propres fans bien sûr, aux anges après leur passage déjà remarqué au Zénith de Paris en février dernier.
Car oui Blink-182 est peut-être un groupe pour kids ou jeunes adultes croyant toujours à l'utopie du punk bruyant mais incroyablement efficace et sans fioritures, comme si les Ramones n'avaient pas rendu l'âme et s'étaient convertis à l'humour des frères Farelli ou de Jackass. Le résultat donne ce trio déjanté d'excellents musiciens et qui assument pleinement leur musique.
Car depuis l'incroyable succès du film "American Pie" et de sa BO, le succès colle à la peau de Tom, Mark et Travis, ainsi que l'étiquette que j'évoquais en début de critique. Mais la force de Blink, c'est que justement le groupe n'a jamais renié sa musique (qui est d'ailleurs loin d'être négligée selon certaines mauvaises langues)et ses influences musicales (du blues en passant bien évidemment par le punk et la pop mélodique de The Cure par exemple), sans jamais se prendre au sérieux mais en respectant son public.
Ce passage à Bercy est donc largement mérité pour ce trio talentueux, auteur d'un sublime dernier album éponyme, alliant punk débridé et pop travaillée (notamment une collaboration avec Robert Smith, rien que ça) et qui collectionne les fans en France, pays qui le lui a toujours bien rendu.
Pour parler du concert en lui-même, nous avons eu le droit à 2 premières parties, dont un groupe de metal, The Kinison et un groupe de punk (donc plus proche de la musique de Blink), Sugarcult (qui connait un large succès aux Etats-Unis actuellement et qui accompagne Blink sur toute sa tournée, ils fuguraient sur la BO d'American Pie 2 tout comme Blink).
The Kinison n'a rencontré qu'un succès mitigé auprès du public, plutôt venu entendre du punk que du metal plutôt bestial (surtout leur batteur, un Joey Jordisson bis!) mais aux étranges accents glam (le chanteur avait un timbre de voix entre Billy Corgan et Robert Smith !!). Bref, un curieux groupe mais à la musique plutôt fouillie il faut bien le dire.
Quant à Sugarcult, ils ont réveillé un Bercy plutôt crispé et impatient de passer à la suite. La plupart du set était consacré à leur dernier album, et avec leur single actuel en ouverture, "Stuck In America". 45 minutes de bon punk pour nous mettre en bouche avant la prestation de Blink.
Suit une longue transition pour mettre en place les écrans géants et tout le matos du groupe, le tout personnalisé par le logo plutôt sympa du dernier album.
Lever de rideau et là tout s'enchaîne très vite avec comme d'habitude en hors d'oeuvre une version à 100 à l'heure de "Feeling This". Ce sera d'ailleurs le mot clé de leur concert car tous les titres sont joué à une vitesse phénoménale (notamment sous l'influence du batteur Travis Barker, sans doute l'un des meilleurs du monde. Le set sera relativement équilibré entre les 3 derniers albums, même si les titres du dernier album ont été privilégiés ("I Miss You", superbe et repris en choeur par toute la salle, "Violence" et son refrain imparable, "Down" ou encore une version 100% Blink de "All Of This", Mark chantant à la place de Robert Smith). Bien sûr, tous les tubes de leur album phare "Take Off Your Pants And Jacket" y passent, pour le plus grand bonheur des fans. Citons pelle-mêle "First Date", "Reckless Abandon", "Stay Together For The Kids", "Anthem Part 2" ou encore "Story Of A Lonely Guy". Sans oublier les cultes "What's My Age Again" et "All The Small Things" et autres "Dumpweed" de l'album "Enema Of The State".
Bref, du grand Blink, avec un Tom De Longe en grande forme, toujours en train de blaguer ou de faire des pitreries(faire des pompes avant l'entame d'une chanson, faire une pause bouteille d'eau en plein milieu d'une chanson), un Travis Barker illuminé comme jamais avec un solo de batterie monstrueux au milieu de la salle (sa batterie est passée sous terre pour réapparaitre en régie centrale sous les spotlights, ah la magie de Bercy...) et bien sûr un Mark Hoppus maître de cérémonie et toujours aussi chambreur envers ses camarades (le concert s'est fini par un solo à la batterie de Mark se foutant allégrement de Travis, il a d'ailleurs enlevé son t-shirt et tapé dans tous les sens pour enfoncer le clou!!).
Des vrais bêtes de scène. A ne pas manquer.
Seul bémol, le son toujours aussi mal réglé de Bercy...
Sinon, LONG LIVE BLINK-182 !!!!!!!!!!!!!!!!
Car oui Blink-182 est peut-être un groupe pour kids ou jeunes adultes croyant toujours à l'utopie du punk bruyant mais incroyablement efficace et sans fioritures, comme si les Ramones n'avaient pas rendu l'âme et s'étaient convertis à l'humour des frères Farelli ou de Jackass. Le résultat donne ce trio déjanté d'excellents musiciens et qui assument pleinement leur musique.
Car depuis l'incroyable succès du film "American Pie" et de sa BO, le succès colle à la peau de Tom, Mark et Travis, ainsi que l'étiquette que j'évoquais en début de critique. Mais la force de Blink, c'est que justement le groupe n'a jamais renié sa musique (qui est d'ailleurs loin d'être négligée selon certaines mauvaises langues)et ses influences musicales (du blues en passant bien évidemment par le punk et la pop mélodique de The Cure par exemple), sans jamais se prendre au sérieux mais en respectant son public.
Ce passage à Bercy est donc largement mérité pour ce trio talentueux, auteur d'un sublime dernier album éponyme, alliant punk débridé et pop travaillée (notamment une collaboration avec Robert Smith, rien que ça) et qui collectionne les fans en France, pays qui le lui a toujours bien rendu.
Pour parler du concert en lui-même, nous avons eu le droit à 2 premières parties, dont un groupe de metal, The Kinison et un groupe de punk (donc plus proche de la musique de Blink), Sugarcult (qui connait un large succès aux Etats-Unis actuellement et qui accompagne Blink sur toute sa tournée, ils fuguraient sur la BO d'American Pie 2 tout comme Blink).
The Kinison n'a rencontré qu'un succès mitigé auprès du public, plutôt venu entendre du punk que du metal plutôt bestial (surtout leur batteur, un Joey Jordisson bis!) mais aux étranges accents glam (le chanteur avait un timbre de voix entre Billy Corgan et Robert Smith !!). Bref, un curieux groupe mais à la musique plutôt fouillie il faut bien le dire.
Quant à Sugarcult, ils ont réveillé un Bercy plutôt crispé et impatient de passer à la suite. La plupart du set était consacré à leur dernier album, et avec leur single actuel en ouverture, "Stuck In America". 45 minutes de bon punk pour nous mettre en bouche avant la prestation de Blink.
Suit une longue transition pour mettre en place les écrans géants et tout le matos du groupe, le tout personnalisé par le logo plutôt sympa du dernier album.
Lever de rideau et là tout s'enchaîne très vite avec comme d'habitude en hors d'oeuvre une version à 100 à l'heure de "Feeling This". Ce sera d'ailleurs le mot clé de leur concert car tous les titres sont joué à une vitesse phénoménale (notamment sous l'influence du batteur Travis Barker, sans doute l'un des meilleurs du monde. Le set sera relativement équilibré entre les 3 derniers albums, même si les titres du dernier album ont été privilégiés ("I Miss You", superbe et repris en choeur par toute la salle, "Violence" et son refrain imparable, "Down" ou encore une version 100% Blink de "All Of This", Mark chantant à la place de Robert Smith). Bien sûr, tous les tubes de leur album phare "Take Off Your Pants And Jacket" y passent, pour le plus grand bonheur des fans. Citons pelle-mêle "First Date", "Reckless Abandon", "Stay Together For The Kids", "Anthem Part 2" ou encore "Story Of A Lonely Guy". Sans oublier les cultes "What's My Age Again" et "All The Small Things" et autres "Dumpweed" de l'album "Enema Of The State".
Bref, du grand Blink, avec un Tom De Longe en grande forme, toujours en train de blaguer ou de faire des pitreries(faire des pompes avant l'entame d'une chanson, faire une pause bouteille d'eau en plein milieu d'une chanson), un Travis Barker illuminé comme jamais avec un solo de batterie monstrueux au milieu de la salle (sa batterie est passée sous terre pour réapparaitre en régie centrale sous les spotlights, ah la magie de Bercy...) et bien sûr un Mark Hoppus maître de cérémonie et toujours aussi chambreur envers ses camarades (le concert s'est fini par un solo à la batterie de Mark se foutant allégrement de Travis, il a d'ailleurs enlevé son t-shirt et tapé dans tous les sens pour enfoncer le clou!!).
Des vrais bêtes de scène. A ne pas manquer.
Seul bémol, le son toujours aussi mal réglé de Bercy...
Sinon, LONG LIVE BLINK-182 !!!!!!!!!!!!!!!!
Signature : Mark
le 12/12/2004

le 27 Aout 2010 - Domaine national - Saint Cloud (par Lebonair)
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Dimanche 27 mai 2012 : 9162 concerts, 20891 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 














