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Aujourd‘hui le Dock des suds a décidé d’ouvrir à l’heure où mange les poules. 20 heure ça fait légèrement tôt pour un concert d’autant plus lorsqu’il s’agit de musique électro… Peut être que cela est dû au jeune âge du public. Reconnaissons quand même que les plus vieux dans la salle se trouvent sur scène. Quoi qu’il en soit et malgré une place à 30 euro le public aura répondu présent avec une salle rempli dans ses trois quarts.

20h10 pétante – enfin plus ou moins – Something à la Mode rentre en scène. Originalité, voilà le maître mot de la formation. Il faut dire que les artistes alliant violon, violoncelle et musique électro en live ne courent pas les rues. Compte tenu résultat c’est d’ailleurs bien dommage. Allier classique et modernité c’est un concept si simpliste qu’il en est d’une efficacité redoutable. "Rondo Parisiano " ouvre le bal. Comme une invitation à voyage dans un monde où tout ne serait que luxe, calme et volupté. Même la voix de Karl Lagarfield, qui pourtant a le don de me faire hérisser le poil, passe comme une lettre à Laposte.

Lorsqu’ils ne sont pas avec leurs instruments les deux compères s’activent derrière leurs macs et autres machines électroniques. Quand on voit la multitude de boutons on en revient finalement à se demander s’il n’est pas plus aisé de faire du violon. En tout cas quoi qu’il en soit en plus de jouer remarquablement bien de violon/violoncelle les deux artistes touchent aussi leur bille au clavier. Les morceaux s’enchainent et le public n’en finit plus de danser.
Si généralement on a tendance à penser que les jeunes n’aiment pas la musique classique. Ce soir en trois quarts d’heure de show Something à la mode aura soit prouvé que la musique classique n’est pas si démodée soit démontré que tous les sociologues et autres experts se trompent sur la jeunesse. L’un comme l’autre n’aura empêché le public d’apprécier le groupe à sa juste valeur.

Après cette douce mise en bouche c’est aux très sanglantes betteraves d’entrer en scène. Avant même que le show ne commence le public est déjà survolté. Attendus ? En effet la bande de Sir Bob Cornelius Rifo le sont. Entre talentueux remix et compositions géniales les raisons sont nombreuses pour apprécier le groupe. Coiffés de leur masque de Venom, le double maléfique de Spiderman, les trois Bloody arrivent sous les cris stridents des groupies.

" Domino " ouvre le bal. Puissant, net et sans bavure que dire de plus si ce n’est que le show est parfaitement réglé. Rappelons quand même que les Bloody sont depuis quelques mois sur les routes et qu’ils ne sont pas prêts de s’arrêter. Ceci expliquant cela il faut néanmoins reconnaître que si on prend les dj pour les plus branleurs des musicos, le trio est bien loin du stéréotype.

Le talent réside en de petits détails. Le fait d’avoir préféré une batterie avec un vrai batteur plutôt qu’une boite à rythme en fait parti. Chaque martellement sur l’instrument rajoute une puissance, une sonorité qu’aucune machine n’arriverait à reproduire avec autant de fidélité, rendant ainsi les morceaux beaucoup plus vivants et vivaces ! Lorsque Sir Bob etc troque sa guitare pour le micro, instinctivement le public comprend que LE tube du groupe va être joué.

One, Two, Three, Four... Motherfuckerrrrrrrrrrr ! Et voilà le bloody morceau démarre, "Warp 1.7". A ma grande surprise le tout est bientôt plus punk qu’electro. La voix de Bob serait à s’y méprendre avec celle d’un chanteur de punk hxc. Vu l’ambiance régnante je ne suis certainement pas le seul à préférer cette version bien plus brutale que sur support digitale. Une ambiance qui arrive à son apogée lorsque Bob quitte la scène pour aller à la rencontre du public avant de se réfugier entre ses deux pianos.

S’en suit "Cornelius ", la chaleur dans la salle devient insupportable et le morceau n’arrange en rien la chose. Finalement se sera une interprétation au piano de la BO de "28 semaines plus tard" qui viendra calmer l’effervescence publique. Enfin, atténuer serait plutôt le mot juste. Comme le calme avant la tempête ces quelques minutes de répit se soldent par un retour fracassant assuré par "Welcome ", un featuring d’ Etienne de Crecy.

Au même moment qu’un des membres de Something à la mode revient en scène pour accompagner les Beetroots je décide d’aller pour au bar prendre une petite Beer. Seulement voilà une fois la bière en main tout le monde quitte la salle. "Encore des abrutis qui n’ont pas compris qu’il y avait un rappel " me dis je. Finalement l’abrutis se fut moi ainsi que les autres spectateurs, il est 22h30 est le concert est bel et bien terminé. Après seulement une heure et quart de show… Regrettable que la qualité ne fut pas alliée avec la quantité pour cette soirée.

Il faut reconnaître que lorsque j’ai appris que le concert allait se dérouler au dock des suds j’avais de grosses appréhensions quant à la qualité sonore du spectacle. Finalement qu’il s’agisse de Something à la mode ou de Bloody Beetroots le son était convenable chose qui n’est pas forcement banale dans cette salle. A contrario la durée du show est quant à elle révoltante. Payer 30 euros pour 1h15 de spectacle ça fait cher, très cher, trop cher ! Dommage donc que la très bonne performance des Bloody soit entachée par cette fin peu glorieuse.

Interview de BoB des Bloody Beetroots ici : http://www.concertandco.com/interview/interview-bloody-beetroots/interview-1-33551.htm
Plus de Photo ici : www.flickr.com/photos/boby_allin/sets/
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