
"Yeepeeaahhh !!!", une sacrée soirée dédiée aux fans de country blues rock ‘n roll bien bouseux avec The Barbed Wire Brothers (de Clermont-Fd, la capitale du rock selon Jean-Pierre Pernaut et Claire Chazal, qui passent des sujets sur les groupes du coin dans leurs journaux de 13h sur TF1) et Bob Log III (de Tucson, Arizona, capitale du country rock selon Calexico, JL Murat, French Cowboy… ). Cette excellente affiche était une sorte de prélude à l’événement de l’année : la Coopérative de mai, toujours sur les bons coups, délocalisant ses soirées Afterwork (une réunion de beaufs ivres morts avec DJ que personne n’écoute de 18h à minuit) le 8 octobre au sommet de l’élevage à la Grande Halle d’Auvergne (hall 2 Bovins Lait, le public habituel ne sera pas dépaysé) pour une "AfterCow" (rires) qui fera date dans le rayonnement culturel national de Clermont-Ferrand…

The Barbed Wire Brothers, "Influencés par Johnny Cash, Jack Daniel's, Heavy Trash, Mösbraü, Against Me!, Pascal Brunner, Elvis, Negrita…"
En attendant ce grand moment, place à l’essentiel : le Rock ‘n Roll. Celui des Barbed Wire Brothers - programmé en première partie ce soir - est mélangé avec une bonne dose de Country folk blues et fleure bon le Kentucky. Sur le site myspace du groupe, on apprend avec joie qu’il est influencé par Johnny Cash, Jack Daniel's, Heavy Trash, Mösbraü, Against Me!, Pascal Brunner, Elvis, Negrita... Le combo, joliment branquignole et déjà auteur d’excellents concerts à l’arrache partout dans les environs, semble un peu timide et mou sur la scène du Club de la Coopé au début de sa prestation… Les excellents morceaux de la troupe composée du chanteur de Stetson (au micro et au banjo), de deux éminents membres d’Araban (batterie, guitare électrique ou banjo), de Billy du Bikini (guitare, voix) et d’un contrebassiste pas maladroit, sonnent paradoxalement de manière moins percutante qu’en plein air, totalement débranché. La pression sans doute…

Puis, petit à petit, la troupe atteint sa vitesse de croisière et délivre un set réjouissant en alternant reprises bien foutues (Fight de Ben Kweller, Folsom Prison Blues de Johnny Cash, un tire d’Heavy Trash etc) et compos jubilatoires (Sweet Lady, BWB, Route 666, Farewell… ). Pour agrémenter la jolie set list, Billy Burger, le guitariste/chanteur/membre fondateur admirablement branleur, apporte sa joie de vivre et son sourire à l’ensemble… Ce qui permet au nombreux public (200 personnes ?) réuni à la Coopé de passer un super moment Country Rock en attendant l’arrivée Bob Log III.

Bob Log III, "Bump Pow ! Bump Bump Bump Pow ! Bump Pow !"
En vieux routier américain fréquentant assidûment le circuit indé, Bob Log III n’a aucun mal à rendre hystérique l’assistance avec son punk ‘n blues explosion ultra répétitif, méchamment basique et sacrément épicé… Entre deux facéties et fanfaronnades, le guitariste batteur chanteur - un One Man Band, quoi - n’oublie pas de balancer à la face du public ravi ses titres de blues électrique admirablement primitifs. Son jeu de guitare (parfois ultra rapide, l’homme ne manque pas de le faire remarquer pour faire le cake), ses interventions sur la caisse claire ou les cymbales avec ses pieds et ses beuglements dans son micro/téléphone/casque (un engin si impressionnant que Daft Punk s’en est inspiré selon certaines sources invérifiables… ), créé une sorte de blues démoniaque donnant envie de boire beaucoup d’alcool et de brancher les gonzesses. Comme le fait d’ailleurs lui-même Bob Log, quémandant moult bières et whiskys au bar, jouant "des chansons si sexy qu’à la fin les femmes sont enceintes !" et invitant deux jeunes filles à sauter sur ses genoux au rythme de ses coups de boutoir sur la batterie…

Ce gars-là est un showman né, un performer très salé, un entertainer à l’américaine et un infernal One Man Band : il a bien compris qu’il faisait partie du show bizness et il en rajoute volontairement des tonnes pour faire monter la mayonnaise. Qui prend, malgré la relative monotonie dégagées par des chansons très similaires les unes des autres… Des chansons qui peuvent ne parler de rien selon lui, si ce n’est de donner envie de faire Boom Boom Bang Bang avec son ou sa partenaire, comme la jouissive Bump Pow ! Bump Bump Bump Pow ! Bump Pow ! Avec un tel lascar jouant des morceaux aussi instinctifs, il suffit de se rapprocher de la scène - pour voir de plus près la bête à l’œuvre - pour avoir les yeux qui pétillent et les zygomatiques qui fatiguent. Ce mec là, il est terrible en live ! Il est même capable de faire parler sa guitare au cours d’un sketch à se pisser dessus… Après un ou deux passages au milieu du public pour remercier l’assistance et l’ingé son, Bob Log III tire sa révérence. Avant de revenir deux fois à la grande joie du public !

Sites Internet : www.myspace.com/thebarbedwirebrothers, www.myspace.com/boblog111, www.lacoope.org.
Photos live : Jean-Charles Belmont (jeancharlesbelmont@gmail.com, 06 64 38 48 11)
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