Critique de concert Boulevard du Swing

Depuis que je connais ce lieu, je regrette (presque) de ne pas être Aixois. Au programme en cette fin d’après-midi "Boulevard Du Swing". Je n’en sais pas plus que ce que laisse entrevoir le titre sinon que c’est interprété par les CREA’Tures (20 jeunes interprètes du CentRe d’Eveil Artistique d’Aulnay–Sous-Bois) accompagnés par un quintet de jazz. La classification "jeune public" ou la mention "à partir de 7 ans" ne m’effraient pas. Je réponds aux deux critères. De plus, je suis assuré de terminer agréablement la soirée au Moulin à Jazz en compagnie de Marion Rampal (chronique à suivre).
On avait prévu de la commencer ensemble ici avec Bruno mais les photographies sont interdites. Dommage car le côté visuel de ce spectacle l’aurait certainement inspiré…
La première bonne surprise provient de la formation du quintet : y figurent deux têtes connues : Mourad Benhammou à la batterie et David Sauzay au saxophone.
Les cinq musiciens ont peu de place pour exprimer leur créativité, leur rôle étant de créer la bande son pour mettre en valeur les chants et les chorégraphies de la troupe. Entendez par là que ce n’est pas le lieu où ils peuvent se lâcher dans un solo inspiré. Cela dit, au-delà de la trame sonore joliment tissée, ils parviennent à attirer les regards vers la petite estrade au fond à gauche de la scène sur laquelle ils sont cantonnés. Joli saxo sur Tuxedo Junction, sublime sourdine de trompette et piano sur Black Beauty de Duke Ellinton, légèreté du piano et de la batterie sur Lenna & Lennie consécutive à une plage instrumentale où saxo puis trompette s’expriment sur une swinguante rythmique… Sans compter les excellentes interventions lors des interludes (mention spéciale au bruitage d’une discussion entre filles par le saxo, la trompette et la flûte) et la démonstration finale de Mourad Benhammou.
Thierry Lalo : piano & arrangements / Raphaël Dever : contrebasse / Fabien Mary : trompette / David Sauzay : saxophone, flûte / Mourad Benhammou : batterie
Sur la scène, devant le joli décor urbain, vingt jeunes partagent avec le public leur passion pour la danse et le chant dans des costumes "d’époque" (comment plusieurs de ces robes ont-elles pu être à la mode ??)
La mise en scène est plaisante, notamment pour certains tableaux (intro sous parapluies, maquillage dans deux cadres lumineux descendus du plafond, bus qui se remplit progressivement d’usagers).
Le jeune public est impitoyable pour les légers décalages entre la bande son et les chorégraphies. Un garnement derrière moi : "le bus a démarré avant que le chauffeur soit dedans !" Sa maman : "shhht !"
Ce bus lui permet d’effectuer un voyage au cœur du jazz - genre musical souvent méconnu à cet âge-là - grâce à un judicieux choix de standards : Gershwin, Duke Ellington, Sammy Nestico, Nat King Cole, Ray Charles (medley de 5 titres) et bien d’autres.
Il l’apprécie d’autant mieux que les chorégraphies sont travaillées. Celles de Tuxedo Junction et Sing Sing Sing sont les plus remarquables, les interludes n’engendrent pas l’ennui, l’utilisation d’accessoires (chaises, table) est réussie.
Reste le chant, point sur lequel la marge de progression est la plus grande. Impeccable sur le morceau initial et sur I Will Survive version filles solidaires dans la peur mais l’essoufflement des danseurs / chanteurs nuit quelque peu à l’interprétation. Et Fascinating Rhythm (chanté en français) et surtout Tickle Toe ne sont pas de la même trempe.

Didier Grosjman dirigeait la manœuvre. Il a mis sa pédagogie au profit de ses 20 CREA’Tures qui, à leur tour, ont transmis leur passion et certainement suscité des vocations dans la salle.
On avait prévu de la commencer ensemble ici avec Bruno mais les photographies sont interdites. Dommage car le côté visuel de ce spectacle l’aurait certainement inspiré…
La première bonne surprise provient de la formation du quintet : y figurent deux têtes connues : Mourad Benhammou à la batterie et David Sauzay au saxophone.
Les cinq musiciens ont peu de place pour exprimer leur créativité, leur rôle étant de créer la bande son pour mettre en valeur les chants et les chorégraphies de la troupe. Entendez par là que ce n’est pas le lieu où ils peuvent se lâcher dans un solo inspiré. Cela dit, au-delà de la trame sonore joliment tissée, ils parviennent à attirer les regards vers la petite estrade au fond à gauche de la scène sur laquelle ils sont cantonnés. Joli saxo sur Tuxedo Junction, sublime sourdine de trompette et piano sur Black Beauty de Duke Ellinton, légèreté du piano et de la batterie sur Lenna & Lennie consécutive à une plage instrumentale où saxo puis trompette s’expriment sur une swinguante rythmique… Sans compter les excellentes interventions lors des interludes (mention spéciale au bruitage d’une discussion entre filles par le saxo, la trompette et la flûte) et la démonstration finale de Mourad Benhammou.
Thierry Lalo : piano & arrangements / Raphaël Dever : contrebasse / Fabien Mary : trompette / David Sauzay : saxophone, flûte / Mourad Benhammou : batterie
Sur la scène, devant le joli décor urbain, vingt jeunes partagent avec le public leur passion pour la danse et le chant dans des costumes "d’époque" (comment plusieurs de ces robes ont-elles pu être à la mode ??)
La mise en scène est plaisante, notamment pour certains tableaux (intro sous parapluies, maquillage dans deux cadres lumineux descendus du plafond, bus qui se remplit progressivement d’usagers).
Le jeune public est impitoyable pour les légers décalages entre la bande son et les chorégraphies. Un garnement derrière moi : "le bus a démarré avant que le chauffeur soit dedans !" Sa maman : "shhht !"
Ce bus lui permet d’effectuer un voyage au cœur du jazz - genre musical souvent méconnu à cet âge-là - grâce à un judicieux choix de standards : Gershwin, Duke Ellington, Sammy Nestico, Nat King Cole, Ray Charles (medley de 5 titres) et bien d’autres.
Il l’apprécie d’autant mieux que les chorégraphies sont travaillées. Celles de Tuxedo Junction et Sing Sing Sing sont les plus remarquables, les interludes n’engendrent pas l’ennui, l’utilisation d’accessoires (chaises, table) est réussie.
Reste le chant, point sur lequel la marge de progression est la plus grande. Impeccable sur le morceau initial et sur I Will Survive version filles solidaires dans la peur mais l’essoufflement des danseurs / chanteurs nuit quelque peu à l’interprétation. Et Fascinating Rhythm (chanté en français) et surtout Tickle Toe ne sont pas de la même trempe.

Didier Grosjman dirigeait la manœuvre. Il a mis sa pédagogie au profit de ses 20 CREA’Tures qui, à leur tour, ont transmis leur passion et certainement suscité des vocations dans la salle.
Signature : mcyavellle 17/03/2010
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