Soirée TCI et Comme Toujours avec Retard, au Baby, mais quand on est tenaillé par la curiosité on finirait presque par s’en accommoder. Initialement venue pour découvrir sur scène Soma, j’aurai l’occasion ce soir d’avoir d’autres bonnes surprises !
Le premier groupe Call the Rain, mené par un chanteur au look Cherokee (peut-être veut-il faire venir la pluie et ainsi purifier la terre des mauvais esprits…), s’annonce bien rock assorti d’une basse omniprésente aux sonorités profondes. Quelques soucis techniques m’empêchent d’apprécier la voix du chanteur qui est très puissante mais qui ne me paraît pas harmonieuse, alors effet souhaité ou conséquence d’un mauvais son ??? Quoiqu’il en soit j’en retiens un son alternatif puissant mais qui reste pour autant mélodieux voire parfois tenant d’une douce et forte complainte.
Viennent ensuite de drôles de personnages, un guitariste tout aussi flegmatique que performant coiffé d’un haut de forme qui lui barre le front renforçant l’aspect impénétrable de son visage. Le chanteur… un point d’exclamation à l’envers qui bouge son grand corps maigrelet toujours prêt à se casser, le bassiste qui l’épaule est un gentil Baloo à l’antipode physiquement et moralement du chanteur, le batteur par son aspect "commun" semble donc sortir du lot.
Voilà, c’est à peu près ça Heidi Von Heidi ! Leur musique pop/glam est d’ailleurs à leur image : une voix très chaleureuse qui va parfois chercher dans les aigus, une guitare énergique qui flirte avec une acidité stridente. Des textes à écouter sûrement, mais ce soir les pb de sono ont décidé de prendre part aux concerts et cette fois-ci ce sont les musiciens qui n’ont pas de retour. Alors, ils ne se laissent pas démonter et après avoir touché à tous leurs boutons de réglage, le groupe descend de scène pour investir la salle et se joindre au public.
Mais las…Parlons en d’ailleurs du public, il est des plus morne, le silence l’envahit. Pourtant quelle est jolie cette balade où la voix du chanteur s’accorde de façon voluptueuse et quasi mélancolique à la mélodie toujours aussi crissante de la guitare.
Moins intellectuel et beaucoup plus rock, le groupe Rockett Queens ranime le public. A sa tête une jeune chanteuse à la voix chaude et puissante qui ne s’en laisse pas démontrer. Bien campée dans ses bottes, sensuellement agrippée à son microphone au manche en panthère, elle donne une réplique rock bien dosée à ses deux guitaristes (guitare + basse) qui eux se démènent comme de beaux diables. Quelques reprises bien gérées font appel à la mémoire rock collection du public ravivé.
Il est donc déjà près d’1h du matin quand les Rockett Queens laissent un public échauffé à Soma. Le groupe se démarque vite de tout ce que l’on vient d’écouter. Leur style très fashion et propret colle à merveille avec leurs sets pop bien cadrés, travaillés avec minutie. Un son pop/rock très bien mené, en anglais, qui rappelle les bons titres de groupes tels que Muse ou Oasis, le stade amateur est de loin dépassé !
Des mélodies qui se retiennent comme celle d’une de leurs dernières compos The backyard, et c’est dommage qu’il soit si tard, on en aurait bien écouté un peu plus de cette musique qui donne la pêche, d’autant que c’était le groupe phare de la soirée, mais l’horaire doit être respecté (celui de fermeture du moins !) et Soma n’aura pas droit à plus de temps que les autres.