Critique de concert Calvin Russel

Samedi dernier, tout ce que Istres et ses alentours compte d’amateurs de blues s’était donné rendez-vous à l’Usine pour un hommage appuyé à Monsieur Calvin Russel. Au passage, merci à l’usine pour cette incroyable programmation : Steve Lukather, Lucky Peterson, Calvin Russel… Quand on aime la guitare, on aime l’ Usine, pas de doute !
Mais revenons donc à notre invité du jour… Un brin d’histoire pour ceux qui ne connaissent pas le personnage… Calvin Russel, c’est avant tout une gueule. Une tronche qui respire le blues par tous ses pores… Après avoir grandi dans le bar de ses parents, le jeune Calvin fugue dès l’âge de 15 ans et vit de la vente d’herbe à grand renfort de consommation d’alcool, un parcours qui le mènera de maintes années en prison…
C’est d’ailleurs en cellule qu’il écrira ses premières chansons. C’est du moins ce que prétend la légende… Remarqué par un français, il sort son premier album sur le tard, au début des années 90. Le succès est immédiatement là, mais paradoxalement plutôt en Europe qu’aux USA qui le boudent ostensiblement. Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui de Luther Allison, qui s’installa en Europe et y connut une carrière magnifique…
Depuis cette date, Calvin Russel accumule les tournées, et les succès auprès d’un public féru de blues et de folk songs. Une nouvelle fois samedi soir, l’Usine était encore pleine pour réserver à CR un accueil à la hauteur de son talent…
Première remarque : les guitares sont en bonne place sur scène… Stratocaster, Telecaster, Gibson J-45, Gibson CJ-165, etc… De quoi saliver une bonne partie de la soirée (désolé mais dès que mes yeux voient le logo Gibson, mes glandes lacrymales frémissent…). Dès son arrivée sur scène, la tête surmontée de son inamovible chapeau, Calvin Russel captive… Son visage marqué par les excès passés respire le blues… La voix n’est pas forcément très assurée, mais c’est précisément cet équilibre précaire qui la rend si précieuse et touchante.
Le moment fort du concert sera sans conteste son très émouvant Crossroads, qu’il joue seul à l’acoustique, avec sa Gibson en bandoulière. Son morceau fétiche. Pour autant, moi qui suis un gand fan des Stones depuis toujours, je dois reconnaitre, en toute subjectivité évidemment, qu’entendre Gimme Shelter repris par Calvin Russel restera un moment inoubliable ! D’autant que son adaptation sera particulièrement réussie avec un couplet tout juste susurré et un refrain endiablé " war, children, it’s just a shot away, it’s just a shotaway !!! ".
2 rappels plus tard, Calvin Russel quittait enfin la scène, fatigué mais visiblement satisfait de sa prestation. Malgré le temps qui passe, le bluesman au visage buriné est toujours là et bien là. Promis, pour son prochain passage, je serai là à nouveau car ce concert est un des meilleurs que j’aie pu voir ces derniers mois.
Mais revenons donc à notre invité du jour… Un brin d’histoire pour ceux qui ne connaissent pas le personnage… Calvin Russel, c’est avant tout une gueule. Une tronche qui respire le blues par tous ses pores… Après avoir grandi dans le bar de ses parents, le jeune Calvin fugue dès l’âge de 15 ans et vit de la vente d’herbe à grand renfort de consommation d’alcool, un parcours qui le mènera de maintes années en prison…
C’est d’ailleurs en cellule qu’il écrira ses premières chansons. C’est du moins ce que prétend la légende… Remarqué par un français, il sort son premier album sur le tard, au début des années 90. Le succès est immédiatement là, mais paradoxalement plutôt en Europe qu’aux USA qui le boudent ostensiblement. Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui de Luther Allison, qui s’installa en Europe et y connut une carrière magnifique…
Depuis cette date, Calvin Russel accumule les tournées, et les succès auprès d’un public féru de blues et de folk songs. Une nouvelle fois samedi soir, l’Usine était encore pleine pour réserver à CR un accueil à la hauteur de son talent…
Première remarque : les guitares sont en bonne place sur scène… Stratocaster, Telecaster, Gibson J-45, Gibson CJ-165, etc… De quoi saliver une bonne partie de la soirée (désolé mais dès que mes yeux voient le logo Gibson, mes glandes lacrymales frémissent…). Dès son arrivée sur scène, la tête surmontée de son inamovible chapeau, Calvin Russel captive… Son visage marqué par les excès passés respire le blues… La voix n’est pas forcément très assurée, mais c’est précisément cet équilibre précaire qui la rend si précieuse et touchante.
Le moment fort du concert sera sans conteste son très émouvant Crossroads, qu’il joue seul à l’acoustique, avec sa Gibson en bandoulière. Son morceau fétiche. Pour autant, moi qui suis un gand fan des Stones depuis toujours, je dois reconnaitre, en toute subjectivité évidemment, qu’entendre Gimme Shelter repris par Calvin Russel restera un moment inoubliable ! D’autant que son adaptation sera particulièrement réussie avec un couplet tout juste susurré et un refrain endiablé " war, children, it’s just a shot away, it’s just a shotaway !!! ".
2 rappels plus tard, Calvin Russel quittait enfin la scène, fatigué mais visiblement satisfait de sa prestation. Malgré le temps qui passe, le bluesman au visage buriné est toujours là et bien là. Promis, pour son prochain passage, je serai là à nouveau car ce concert est un des meilleurs que j’aie pu voir ces derniers mois.
Signature : manu bighellile 27/05/2009
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Photographe : manu bighelli
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L'Usine - Istres


le 30 mars 2012 - l'Usine - Istres (par Mardal)
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