Critique de concert Casey + B James + Kland Instinct + La cellule 281

Soirée Hiphop du Tour du pays d’Aix, ce soir je me déplace à Vitrolles. Dans la tradition du festival itinérant de l’asso Aix Qui ? , c’est un lauréat de l’édition précédente du tremplin Class’Rock qui joue avec un artiste confirmé. Fidèle à sa programmation de qualité, c’est Casey qui s’y colle ce soir, et cette fois ci, même en dehors du projet Zone Libre, je ne la louperais pas…

Mais avant tout, une bonne surprise, j’arrive assez tôt et remarque que la première partie à rameuté un bon fan club. Ce n’est pas Kland’Instinct, mais un autre groupe local : la Cellule 281 qui débute.

Et autre surprise, c’est un rappeur (le Tatoué, et non ce n’est pas Jean Gabin !) accompagné de minots d’à peine une dizaine d’année. Bonne initiative de leur permettre de poser un titre sur scène ! Puis le deuxième mc de la cellule débarque : la Cicatrice.

Du bon rap marseillais, et vous vous en doutez à leur nom de scène : ils ne font pas dans la dentelle... On discerne qu’ils débutent par leur fougue et l’énergie qu’ils ont du mal à gérer, mais ça tourne à leur avantage car cela donne une spontanéité intéressante.
Les instrus sont efficaces, des beats cadencés, dans l’esprit "gangsta rap". La Cicatrice a un flow bien trempé qui ne laisse pas sans rappeler celui de Rohff. Un petit groupe prometteur je l’espère.

Puis c’est Kland’Instinct qui envoie devant une salle moyennement remplie. Les lauréats ont une certaine connaissance du jeu scénique, et ils sont plutôt à l’aise. Le public est assez timide, mais les mcs arrivent bien à le faire réagir.

Leur style musical est similaire au premier groupe, avec un rap encore un peu plus violent. Les instrus bien digitales sont orientées pour illustrer leurs textes plantant leur décor. On arrive à passer au travers de leur carapace avec de titres moins formatés comme celui qui rend hommage aux proches disparus. Un sujet qu’ils arrivent à traiter de manière touchante et sincère.
Ils se revendiquent fièrement de leur quartier de Vitrolles (guettozar), tout en ayant la volonté d’en sortir (plus le temps de penser). Un constat qui va plus loin que les stéréotypes habituels de rap francais.

Une seule chose est dommage, que ce soit pour eux comme pour la cellule, pas de Dj. C’est pour ma part une réelle carence pour un groupe. Malheureusement, c’est bien plus rare à trouver que des mcs (surement car ça demande a première vue plus de travail technique), et cela amène une culture musicale qui enrichit un groupe.


Courte pause et voilà une espèce en voie de disparition : un Dj… Et pas seulement derrière un Mac, avec des platines !

Très bon, d’ailleurs, et ce n’est pas pour rien qu’il fait partie de l’équipe de Casey. Celle-ci rentre accompagnée de B James, Backer. Elle joue devant un public qui à bizarrement changé depuis la pause, qui s’est vieillit quelque peu, et les supporters des premières parties ont apparemment déserté (dommage pour eux…).

La furieuse Casey ne se laisse pas démonter, bien au contraire. Elle envoie les titres de son dernier album : Libérez la bête. Mais aussi de tragédie d’une trajectoire. Incontournable pour tout amateur de rap pour les textes ("conscient"), mais aussi pour le flow qu’il faut suivre surtout en live.

Sa diction est très limpide, ce qui nous permet de prendre un petit cours d’Histoire sur la colonisation
au passage. Les chansons ne sont pas interprétées, mais plutôt vécues, si bien que par moments, son regard peut faire peur, et à d’autres, une joie de vivre me laisse un brin dérouté. C’est le but de sa musique-je pense, faire réagir, ne pas rester apathique.

B James nous fait un titre solo, et c’est une bonne occasion de voir qu‘il est aussi bon qu’en Backer.
Les titres sont mixés savamment par le dj, et cela apporte une énergie accrue. Le public commence à être chaud, mais déjà Casey et ces compères se cassent, du coup les décibels montent, et on a droit à un bon rappel, pour le régal de tous. Elle ne se faire pas prier de monter aussi d’un cran la rage.

Une bonne grosse claque, attendue, mais ça ne fait pas moins mal… Elle rentre donc pour moi dans la catégorie des artistes que j’estime le plus sincère, qui marque au fer rouge. Ces artistes que l’on peut qualifier dans le VRAI rap conscient, à coté de Kery James, Rockin’Squat, AKH, Keny Arkana… Que je peux compter sur les doigts d’une seule main.

Pour ce qui est de l’orga, rien à dire, comme d’habitude, des pros qui arrivent à donner des conditions de concerts agréables, conviviales et toujours là depuis 13ans (pour le TPA) dans le but unique de servir la musique et les musiciens en général.

Mais avant tout, une bonne surprise, j’arrive assez tôt et remarque que la première partie à rameuté un bon fan club. Ce n’est pas Kland’Instinct, mais un autre groupe local : la Cellule 281 qui débute.

Et autre surprise, c’est un rappeur (le Tatoué, et non ce n’est pas Jean Gabin !) accompagné de minots d’à peine une dizaine d’année. Bonne initiative de leur permettre de poser un titre sur scène ! Puis le deuxième mc de la cellule débarque : la Cicatrice.

Du bon rap marseillais, et vous vous en doutez à leur nom de scène : ils ne font pas dans la dentelle... On discerne qu’ils débutent par leur fougue et l’énergie qu’ils ont du mal à gérer, mais ça tourne à leur avantage car cela donne une spontanéité intéressante.
Les instrus sont efficaces, des beats cadencés, dans l’esprit "gangsta rap". La Cicatrice a un flow bien trempé qui ne laisse pas sans rappeler celui de Rohff. Un petit groupe prometteur je l’espère.

Puis c’est Kland’Instinct qui envoie devant une salle moyennement remplie. Les lauréats ont une certaine connaissance du jeu scénique, et ils sont plutôt à l’aise. Le public est assez timide, mais les mcs arrivent bien à le faire réagir.

Leur style musical est similaire au premier groupe, avec un rap encore un peu plus violent. Les instrus bien digitales sont orientées pour illustrer leurs textes plantant leur décor. On arrive à passer au travers de leur carapace avec de titres moins formatés comme celui qui rend hommage aux proches disparus. Un sujet qu’ils arrivent à traiter de manière touchante et sincère.
Ils se revendiquent fièrement de leur quartier de Vitrolles (guettozar), tout en ayant la volonté d’en sortir (plus le temps de penser). Un constat qui va plus loin que les stéréotypes habituels de rap francais.

Une seule chose est dommage, que ce soit pour eux comme pour la cellule, pas de Dj. C’est pour ma part une réelle carence pour un groupe. Malheureusement, c’est bien plus rare à trouver que des mcs (surement car ça demande a première vue plus de travail technique), et cela amène une culture musicale qui enrichit un groupe.


Courte pause et voilà une espèce en voie de disparition : un Dj… Et pas seulement derrière un Mac, avec des platines !

Très bon, d’ailleurs, et ce n’est pas pour rien qu’il fait partie de l’équipe de Casey. Celle-ci rentre accompagnée de B James, Backer. Elle joue devant un public qui à bizarrement changé depuis la pause, qui s’est vieillit quelque peu, et les supporters des premières parties ont apparemment déserté (dommage pour eux…).

La furieuse Casey ne se laisse pas démonter, bien au contraire. Elle envoie les titres de son dernier album : Libérez la bête. Mais aussi de tragédie d’une trajectoire. Incontournable pour tout amateur de rap pour les textes ("conscient"), mais aussi pour le flow qu’il faut suivre surtout en live.

Sa diction est très limpide, ce qui nous permet de prendre un petit cours d’Histoire sur la colonisation
au passage. Les chansons ne sont pas interprétées, mais plutôt vécues, si bien que par moments, son regard peut faire peur, et à d’autres, une joie de vivre me laisse un brin dérouté. C’est le but de sa musique-je pense, faire réagir, ne pas rester apathique.

B James nous fait un titre solo, et c’est une bonne occasion de voir qu‘il est aussi bon qu’en Backer.
Les titres sont mixés savamment par le dj, et cela apporte une énergie accrue. Le public commence à être chaud, mais déjà Casey et ces compères se cassent, du coup les décibels montent, et on a droit à un bon rappel, pour le régal de tous. Elle ne se faire pas prier de monter aussi d’un cran la rage.

Une bonne grosse claque, attendue, mais ça ne fait pas moins mal… Elle rentre donc pour moi dans la catégorie des artistes que j’estime le plus sincère, qui marque au fer rouge. Ces artistes que l’on peut qualifier dans le VRAI rap conscient, à coté de Kery James, Rockin’Squat, AKH, Keny Arkana… Que je peux compter sur les doigts d’une seule main.

Pour ce qui est de l’orga, rien à dire, comme d’habitude, des pros qui arrivent à donner des conditions de concerts agréables, conviviales et toujours là depuis 13ans (pour le TPA) dans le but unique de servir la musique et les musiciens en général.
Signature : bertrand 13rugissantle 22/11/2010
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Photographe : bertrand 13rugissant
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