Critique de concert Catherine Ringer + Lars And The Hands Of Light

Me voici de nouveau dans un festival sous les pins. Ils forment le décor, se mêlant aux échafaudages et nous avons les pieds dans le sable ... Ça a du bon quand même le sud de la France !! Il n’y a que le chant des cigales pour le moment, sous un ciel un peu chargé de brume de chaleur sur cet presqu’île absolument magnifique ... C’est juste splendide. Les meilleures des augures pour un concert de rêve, devant un public plutôt décontracté, mais qui n’oublie pas de se presser quand même devant la scène, pour avoir la chance de voir la grande Catherine Ringer d’un peu plus près.
Ce sont les 4 norvégiens de Lars And The Hands Of Light qui vont commencer la soirée. Un petit groupe plutôt sympa, qui nous propose une musique assez personnelle ... Pourquoi pas ?!!
Ils sont plutôt marrants et un peu décalés : une jolie chanteuse en petite robe blanche et baskets avec une voix d’ange et des musiciens plutôt rock n’roll, avec des look totalement dépareillés. Ça fait un peu : On a vu de la lumière, alors on est entrés ... Mais la musique est plutôt pas mal.

Le chanteur/guitariste a cependant droit à son moment de solitude : une corde se casse au démarrage du second morceau (et pas de guitare de rechange de prévue !). Mais qu’à cela ne tienne : il reste pragmatique et fait le changement en live (sous les bravo du public qui le soutien dans l’épreuve). Du coup, tout le monde est au taquet à la reprise (même s’il fini de s’accorder tout en jouant ... très zen quand même !)

Musicalement, j’aime bien. Une sorte de Belle & Sebastian à la sauce expérimentale. Ce n’est pas d’une originalité décoiffante, mais ce n’est pas désagréable du tout. En plus, ils sont heureux d’être là et nous propose un répertoire amusant. On a même droit à une chanson de Noël, parce que (je cite), c’est tout le temps Noël chez eux et puis aussi une Love Song (accompagnée à la flûte). Ça part un peu dans tous les sens, mais c’est sympa.
Ils partent sur une jolie révérence de la demoiselle, en s’excusant en riant pour "la guitare pourrie !!".
-----------------------------
Maintenant que la nuit est tombée, la scène se prépare à recevoir Catherine Ringer. (Des techniciens acrobates montent même en haut des tubes d’acier pour mettre en place les derniers spots). C’est une première pour moi que de l’entendre dans un autre répertoire que celui des Rita Mitsouko et le public est tellement excité, qu’il applaudit même l'accordage des instruments, en criant "Catriiine Catriiine !!", n’en pouvant plus d’attendre. Mais ce retard n’est pas le fait de Catherine justement, mais de celui d’Eddy, le bassiste, qui est à la bourre. Alors elle vient sur scène, pour nous demander de l’appeler avec elle. "Dis moi oui, Eddy !!" commence-t-elle à chanter ... Cela va donner lieu à un démarrage plutôt rigolo du concert.
Cette arrivée toute simple est vraiment digne de la grande dame que nous avons devant nous sur scène. Elle est très belle, sobre (toute de noir vêtue), classe et incroyablement sexy à la fois. Dès qu’elle commence à chanter, étant au premier rang, je suis très impressionnée par cette manière qu’elle a de vous regarder droit dans les yeux. Comme si elle n’était là que pour vous. Sa voix si particulière est d’une grande puissance et le public est vraiment totalement séduit.
Quand à Catherine : elle s’éclate littéralement. Elle est partout, danse dans tous les sens et passe son temps à mettre en valeur, les uns après les autres, ses musiciens ... Avec une tendresse toute particulière pour son guitariste, qui n’est autre que son fils Raoul Chichin. Les jeux lumières sont intenses eux aussi. Sur Punk 103 : ça pète dans tous les sens. Le Bleu. Le Rouge. Le Jaune. Le Vert. Chaque tableau sa lumière et elle, jouant tantôt la danseuse égyptienne en ombres chinoise, tantôt la psychédélique dans les strombinoscopes ... Elle est incroyable. Occupe totalement l’espace. Ses attitudes étudiées arrivent avec une simplicité et une forme de spontanéité qui rendent ce spectacle exceptionnel.
Le set comprend à la fois ses nouvelles chansons et les anciennes, celles des Rita. Personnellement, je ne suis pas forcément fan de celles qui sont chantées en anglais. Ou plutôt, j’ai trouvé qu’il y en avait un peu trop pour cette vrai rockeuse du texte en français (et il n’y en a pas tant !!). Mais ce n’est pas grave, je compense en savourant ses intro et autres apartés "... Une sirène ?!! Non, c’est un mâle : c’est un Triton !!". Elle joue en permanence avec son visage et nous offre une belle galerie de pause, de moue et de grimaces rieuses. Franchement, elle est radieuse.
Elle met en scène absolument tout et ne s’arrête jamais. Cela va des grands moulinets de bras à la Elvis, pour accompagner son fils qui, lui aussi, prend des mimiques du King (avec une petite gueule d’ange), aux imitations d’instruments (trompette et autre) : Bref tous nos sens doivent rester en alerte pour ne pas en perdre une miette.
Le premier rappel va se faire sous la forme d’un hommage très touchant à Fred Chichin (son compagnon et partenaire musical parti trop tôt ... s’il est besoin de le préciser). Un texte nostalgique sur une fabuleuse musique de Mahler (d’où le titre), qui fait d’ailleurs aussi partie de la BO de Mort à Venise de Visconti. Un petit moment de bonheur. Elle est très belle, toute seule comme ça devant son micro.
Mais ce moment un peu triste est vite balayé par le tourbillon des rappels suivants (avec la troupe au complet), entre Les Amants sur lesquels elle nous mime une petite danse de guinguette de dos à contre jour et un super remix à la sauce techno du Petit Train. Bref, une ambiance de folie et un public au taquet, qui va en demander encore une petite dernière pour la route. Alors on fini sur C’est Comme Ça, avec une Catherine Ringer qui joue les poupées désarticulée, sourire aux lèvres. Et c’est un tollé général qui va salué la fin d’un très, très bon concert.
Setlist
Vive L’Amour
Punk 103
Jalousie
Triton
Yalala
Pardon
Z Bar
Hip Kit
Tongue Dance
Restez Avec Moi
Got It Sweet
How Do You Tu
Menuet
La sorcière
Prends moi
Quel est ton Nom
Rendez-Vous
---------------------
Mahler
---------------------
Si Un Jour
Les Amants
Le Petit Train
--------------------
C’est Comme Ça
Ce sont les 4 norvégiens de Lars And The Hands Of Light qui vont commencer la soirée. Un petit groupe plutôt sympa, qui nous propose une musique assez personnelle ... Pourquoi pas ?!!
Ils sont plutôt marrants et un peu décalés : une jolie chanteuse en petite robe blanche et baskets avec une voix d’ange et des musiciens plutôt rock n’roll, avec des look totalement dépareillés. Ça fait un peu : On a vu de la lumière, alors on est entrés ... Mais la musique est plutôt pas mal.

Le chanteur/guitariste a cependant droit à son moment de solitude : une corde se casse au démarrage du second morceau (et pas de guitare de rechange de prévue !). Mais qu’à cela ne tienne : il reste pragmatique et fait le changement en live (sous les bravo du public qui le soutien dans l’épreuve). Du coup, tout le monde est au taquet à la reprise (même s’il fini de s’accorder tout en jouant ... très zen quand même !)

Musicalement, j’aime bien. Une sorte de Belle & Sebastian à la sauce expérimentale. Ce n’est pas d’une originalité décoiffante, mais ce n’est pas désagréable du tout. En plus, ils sont heureux d’être là et nous propose un répertoire amusant. On a même droit à une chanson de Noël, parce que (je cite), c’est tout le temps Noël chez eux et puis aussi une Love Song (accompagnée à la flûte). Ça part un peu dans tous les sens, mais c’est sympa.
Ils partent sur une jolie révérence de la demoiselle, en s’excusant en riant pour "la guitare pourrie !!".
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Maintenant que la nuit est tombée, la scène se prépare à recevoir Catherine Ringer. (Des techniciens acrobates montent même en haut des tubes d’acier pour mettre en place les derniers spots). C’est une première pour moi que de l’entendre dans un autre répertoire que celui des Rita Mitsouko et le public est tellement excité, qu’il applaudit même l'accordage des instruments, en criant "Catriiine Catriiine !!", n’en pouvant plus d’attendre. Mais ce retard n’est pas le fait de Catherine justement, mais de celui d’Eddy, le bassiste, qui est à la bourre. Alors elle vient sur scène, pour nous demander de l’appeler avec elle. "Dis moi oui, Eddy !!" commence-t-elle à chanter ... Cela va donner lieu à un démarrage plutôt rigolo du concert.
Cette arrivée toute simple est vraiment digne de la grande dame que nous avons devant nous sur scène. Elle est très belle, sobre (toute de noir vêtue), classe et incroyablement sexy à la fois. Dès qu’elle commence à chanter, étant au premier rang, je suis très impressionnée par cette manière qu’elle a de vous regarder droit dans les yeux. Comme si elle n’était là que pour vous. Sa voix si particulière est d’une grande puissance et le public est vraiment totalement séduit.
Quand à Catherine : elle s’éclate littéralement. Elle est partout, danse dans tous les sens et passe son temps à mettre en valeur, les uns après les autres, ses musiciens ... Avec une tendresse toute particulière pour son guitariste, qui n’est autre que son fils Raoul Chichin. Les jeux lumières sont intenses eux aussi. Sur Punk 103 : ça pète dans tous les sens. Le Bleu. Le Rouge. Le Jaune. Le Vert. Chaque tableau sa lumière et elle, jouant tantôt la danseuse égyptienne en ombres chinoise, tantôt la psychédélique dans les strombinoscopes ... Elle est incroyable. Occupe totalement l’espace. Ses attitudes étudiées arrivent avec une simplicité et une forme de spontanéité qui rendent ce spectacle exceptionnel.
Le set comprend à la fois ses nouvelles chansons et les anciennes, celles des Rita. Personnellement, je ne suis pas forcément fan de celles qui sont chantées en anglais. Ou plutôt, j’ai trouvé qu’il y en avait un peu trop pour cette vrai rockeuse du texte en français (et il n’y en a pas tant !!). Mais ce n’est pas grave, je compense en savourant ses intro et autres apartés "... Une sirène ?!! Non, c’est un mâle : c’est un Triton !!". Elle joue en permanence avec son visage et nous offre une belle galerie de pause, de moue et de grimaces rieuses. Franchement, elle est radieuse.
Elle met en scène absolument tout et ne s’arrête jamais. Cela va des grands moulinets de bras à la Elvis, pour accompagner son fils qui, lui aussi, prend des mimiques du King (avec une petite gueule d’ange), aux imitations d’instruments (trompette et autre) : Bref tous nos sens doivent rester en alerte pour ne pas en perdre une miette.
Le premier rappel va se faire sous la forme d’un hommage très touchant à Fred Chichin (son compagnon et partenaire musical parti trop tôt ... s’il est besoin de le préciser). Un texte nostalgique sur une fabuleuse musique de Mahler (d’où le titre), qui fait d’ailleurs aussi partie de la BO de Mort à Venise de Visconti. Un petit moment de bonheur. Elle est très belle, toute seule comme ça devant son micro.
Mais ce moment un peu triste est vite balayé par le tourbillon des rappels suivants (avec la troupe au complet), entre Les Amants sur lesquels elle nous mime une petite danse de guinguette de dos à contre jour et un super remix à la sauce techno du Petit Train. Bref, une ambiance de folie et un public au taquet, qui va en demander encore une petite dernière pour la route. Alors on fini sur C’est Comme Ça, avec une Catherine Ringer qui joue les poupées désarticulée, sourire aux lèvres. Et c’est un tollé général qui va salué la fin d’un très, très bon concert.
Setlist
Vive L’Amour
Punk 103
Jalousie
Triton
Yalala
Pardon
Z Bar
Hip Kit
Tongue Dance
Restez Avec Moi
Got It Sweet
How Do You Tu
Menuet
La sorcière
Prends moi
Quel est ton Nom
Rendez-Vous
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Mahler
---------------------
Si Un Jour
Les Amants
Le Petit Train
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C’est Comme Ça
Signature : ysabelle 04/08/2011
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Photographe : arnaud d
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