Accueil Chronique de concert Charles Bradley and His Extroardinaires
Vendredi 24 novembre 2017 : 11619 concerts, 24731 chroniques de concert, 5187 critiques d'album.

Chronique de Concert

Charles Bradley and His Extroardinaires

Charles Bradley and His Extroardinaires en concert

Olympia, Paris 1er avril 2016

Critique écrite le par



Si l'on aime la Soul d'Otis Redding, du James Brown des 60's ou d'Al green, on ne pouvait pas être ailleurs qu'à L'Olympia en ce vendredi 1er Avril 2016... Les célèbres lettres rouges qui ornent l'entrée de la célèbre salle parisienne indiquait la venue de Monsieur Charles Bradley.

Charles Bradley a un parcours singulier, puisqu'il n'a enregistré son premier album qu'à l'âge de 63 ans. Repéré dans un bar par le fondateur du Label Daptone Records dans les années 2000, ce n'est pourtant qu'en 2011 qu'il publia son premier opus "No time for Dreaming". Cet album fit l'effet d'une bombe parmi tous les aficionados et les intégristes de la Soul de la seconde moitié des sixties. C'est un peu comme si Otis Redding et James Brown avaient bravé les lois du royaume d'Adhès pour se réincarner dans la peau d'un Cuisinier sexagénaire de Brooklyn. Avec une voix proprement phénoménale et accompagné du Menahan street Band, un groupe soul, ayant fait la synthèse de la substantifique moelle de la Soul de Stax, du Funk des JB's et de l'afrobeat de Fela Kuti, Bradley acheva de convaincre tous les amateurs de soul avec son deuxième album "Victim Of love", paru en 2013.



C'est donc avec une certaine aura, qu'il venait en grande pompe promouvoir à l'Olympia la sortie de son formidable nouvel album "Changes". S'il n'est malheureusement plus accompagné sur scène par le Menahan Street band, son nouveau groupe "His extroardinaires" fait mieux que tenir la route et chauffe un public, à la manière des grands orchestres soul des sixties (Booker T and the Mg's, the Funk Brothers... ) pendant quelques chansons avant d'annoncer en grande pompe l'arrivée du maître de cérémonie.

Dès la première chanson, Charles Bradley met le public à genou grâce au timbre et au groove phénoménal de sa voix rocailleuse. Qu'il se lance dans des chansons plaintives, du pue funk rythmé ou dans des reprises de Black Sabbath, cela ne sonne pas moins bien que ses illustres prédécesseurs ... Totalement habité lorsqu'il chante, il donne vraiment une âme aux sentiments qu'il envoie au Public à travers ces chansons.

Le seul bémol que l'on pourrait trouver à ce concert réside dans le fait que son show est dans la forme une revue à l'américaine un peu convenue. Le fait que Bradley arbore des combinaisons pleines de paillettes rouge écarlate ou bleue scintillante n'apporte rien au concert et le pousse même un peu vers la caricature. De même, Charles Bradley n'a pas besoin de faire des chorégraphies ou de ne rentrer sur scène qu'avec une introduction le présentant comme le Roi de la soul et le Prince Du Funk. Cet aspect du concert transforme la prestation en exercice de style alors que Charles B. n'en a clairement pas besoin. Il lui suffit de se mettre devant un micro et de chanter. Sa voix lui permet d'atteindre une incandescence et des sommets que peu de gens ont été amenés à fréquenter durant les 60 dernières années de l'histoire de la musique.


Liens : thecharlesbradley.com, www.facebook.com/thecharlesbradley, www.daptonerecords.com, http://www.dunhamrecords.com.

Charles Bradley : les dernières chroniques concerts

Charles Bradley And His Extraordinaires + David Louis en concert

Charles Bradley And His Extraordinaires + David Louis par Pierre Andrieu
La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand, le 04/11/2013
Un rendez-vous avec le charismatique Charles Bradley, même un lundi soir, ça ne se manque pas, c'est ce qu'a dû se dire le nombreux public réuni dans la grande salle de la... La suite

Entretien avec Charles Bradley à l'occasion de sa tournée française pour présenter l'album Victim Of Love (2013 - Daptone Records) en concert

Entretien avec Charles Bradley à l'occasion de sa tournée française pour présenter l'album Victim Of Love (2013 - Daptone Records) par Pierre Andrieu
01/11/2013
Découverte en 2011 avec l'excellent l'album No Time For Dreaming paru sur le label Daptone Records (Sharon Jones, Naomi Shelton etc), la soul 'n blues hyper vintage de... La suite

Charles Bradley  en concert

Charles Bradley par Chandleur
La Cigale, Paris, le 26/04/2012
Conte de fées ce soir, La Cigale se transforme en petit Apollo Theater (le public de Harlem en moins..). Imaginez Charles Bradley la soixante sonnée, revenu de la rue, de la... La suite

Nice Jazz Festival : Charles Bradley + Macy Gray + Seal en concert

Nice Jazz Festival : Charles Bradley + Macy Gray + Seal par Mardal
Nice Jazz Festival, le 11/07/2011
Pour cette édition 2011, le plus ancien festival de jazz en France effectue un retour aux sources : après de longues années dans la banlieue de Cimiez, c'est le très central jardin... La suite

Olympia, Paris : les dernières chroniques concerts

Weezer + The Orwells en concert

Weezer + The Orwells par Pierre Andrieu
Olympia, Paris, le 19/10/2017
Olympia archi complet et rempli de fans très en forme pour le réjouissant et percutant concert des Américains de Weezer, qui faisaient leur retour à Paris après une trop longue... La suite

Les Fatals Picards + Frédéric Fromet en concert

Les Fatals Picards + Frédéric Fromet par Fred Boyer
l'Olympia, Paris, le 14/10/2017
Allez, cette fois, c'est ma dernière chronique d'un concert des Fatals Picards.. Troisième chronique en deux ans pour moi, à ce stade c'est plus de la critique, c'est carrément... La suite

LCD soundsystem en concert

LCD soundsystem par lol
Olympia, Paris, le 14/09/2017
C'est un Olympia comble qui fait un triomphe à James Murphy et son groupe LCD Soundsystem lors de l'entrée sur scène. La troupe est assez conséquente puisqu'ils sont 8 à se... La suite

LCD Soundsystem en concert

LCD Soundsystem par Coline Magaud
L'Olympia, Paris, le 13/09/2017
LCD Soundsystem, cette usine à tubes... Hier soir signait leur grand retour sur scène après leur date événement lors du festival We Love Green en 2016. Une fois de plus, la... La suite