Critique de concert Charles Bradley & Menahan Street Band


Très, très chaud (dans les deux sens du terme) le concert de Charles Bradley & Menahan Street Band à la Maroquinerie à Paris ! Car qui dit salle comble - c'est complet ! - pas très bien ventilée + journée d'été caniculaire + prestation aussi fiévreuse que passionnée de funk rhythm and blues soul par un brillant disciple de James Brown, dit forcément public et musiciens en nage et litres de sueur versés par une assistance en état d'ébullition...

Accompagné à la perfection par les six musiciens du Menahan Street Band, le groupe monté par le guitariste Thomas Brenneck, Charles Bradley n'a plus qu'à poser sa voix de feu sur les cuivres, les rythmiques basse batterie, la guitare et l'orgue ; et il le fait si bien, avec tant de foi et de conviction, qu'on embraque dans ses aventures musicales en un claquement de doigts... Le disque de Mr Bradley, No Time For Dreaming - son premier à plus de 60 ans ! - est joliment passé en revue, et en direct live l'on comprend mieux encore le long chemin qui a mené cet homme jusqu'ici... Les années d'errance et de souffrance sont narrées avec franchise, mais sans larmes : l'homme est un véritable showman à l'américaine et ses chorégraphies improbables autant qu'acrobatiques sont un véritable must ! Mais bien sûr, outre la qualité des morceaux et du backing band, ce qui impressionne le plus, c'est la voix en or du maître de cérémonie : elle est à la fois caressante, sexy, gorgée d'âme et capable de partir en cris de tigre en rut, à la James Brown... Ce gars-là à des cordes vocales et un larynx qui arrivent à transmettre un hallucinant nombre d'émotions à la minute ! Pour un peu on aurait - presque - envie de croire en Dieu, puisque le dénommé Charles dit que tout ça, c'est grâce à lui...
Enchainant comme à la parade les chansons classieuses de Rhythm & Funk Soul et les remerciements incessants (il ira jusqu'à faire le tour de la salle pour embrasser et serrer dans ses bras tous ceux qui viennent à lui... ), pour finir sur les harangues répétées de l'organiste ("Ladies and gentlemen, Charles Bradley, Chaarles Bradley, Chaaarles Bradley, Chaaaaaaaaaaarles Bradley !" Parfois, c'est trop, quand même !), Charles Bradley assure un show d'enfer, avant de partir quelques instants, pour mieux revenir pour un bref rappel illuminé par une version bienvenue du Heart Of Gold de Neil Young... Le public est aux anges et repars visiblement conquis par la courte prestation de Charles Bradley.
Liens : thecharlesbradley.com, www.myspace.com/charlesbradleymusic, www.facebook.com/thecharlesbradley, www.daptonerecords.com, http://www.dunhamrecords.com, www.differant.fr.
Signature : pierre andrieule 07/07/2011
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>> Réponse (le 07/07/2011 par Gilles)

Il n'y avait que 2 membres du Menhan Street Band à la Maroquinerie, c'était une toute nouvelle formation qui a aussi joué lors de Solidays. Il m'a d'ailleurs semblé reconnaître des musiciens d'El Michels Affair et des Black Keys. > Réagir à cette critique

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