Arrivée quelques minutes en retard aux Folies Bergères, je découvre la salle toute allumée alors que Charlie Winston est déjà en piste. On dirait qu’on assiste à des répétitions.

Le carré d’or est transformé en salon géant avec des vieux fauteuils en cuir où l’on s enfonce jusqu’au coup (ce qui ne va pas favoriser la danse et l’entrain par la suite)
Charlie est accompagné de Ben Edwards ce soir, un petit virtuose de l’harmonica et de bien d’autres instruments.
Ils jouent un folk bien enjoué avec des paroles étranges My life is a dog.

J’ai aussi beaucoup aimé In your hands.
Une petite gueule d’ange, une voix chaleureuse, un swing inné et on courre le revoir à la Boule Noire.
Toujours bien enfoncée dans mon canapé, j’attends tranquillement la suite qui arrive avec un look décapant.

Yael Naïm, accompagnée de David Donatien, son chef percu, commence son concert par Paris chantée en hébreux, qui fait toujours un tabac à la capitale !
Tour à tour guitariste/pianiste/chanteuse, elle nous parsème de ses mélodies sorties d’un compte de fées alors que les textes s’attachent, d’après elle, à sa vraie vie et souvent dans des périodes de gros doutes.
C’est là qu’arrive New soul et son histoire : elle croyait, depuis sa naissance, avoir récupérer l’âme d’un grand musicien et après un an de galère du débutant parisien, elle a finalement accepté qu’elle était une nouvelle âme. J’avais oublié cette anecdote religieuse que mon père me racontait quand j’étais petite et j‘ai du coup écouté ce tube de toutes les ondes et publicités avec une attention nouvelle .

Le concert, en général, ne m’a pas forcément transcendé (mais je crois que je vais arrêter les concerts assise) à part une petite chanson que je ne connaissais pas : The game is over for mon cœur . Ce mélange français/anglais de chaque phrase est d’une originalité et d’une fraîcheur déconcertante.
On a pu aussi noté la présence, dans la salle, d’Elie Chouraqui qui a également attiré tous les regards.
Signature : july le 26/11/2008 |
|