Critique de concert Anathema

Anathema qui revient à Marseille 13 ans après l'excellente date, de la non moins excellente tournée "Judgement", c'est en soi un petit evenement dans le monde Metal. Le hic, c'est que le groupe ne fait plus de Metal depuis l'album qui a suivit ladite tournée du siècle dernier...

Ayant continué d'acheter chaque album des années 2000, je savais bien à quoi m'attendre: de l'atmosphérique parfois électrique, en gros. Sans trop d'espoirs en ce qui concernait de vieux titres... Enfin, je ne parle même pas de leur première periode doom-death, loin d’être ma favorite, mais plutôt cette époque fantastique symbolisée par le triptyque "Eternity"/"Fragile dreams"/"Judgement". Et en effet nous n'en aurons que deux petits morceaux... J'en demandais pas vingt, mais un petit "Angelica" ou "Empty...
Enfin bref, pas la peine de revenir sur le passé, je les ai vu plusieurs fois quand il fallait pour ça, concentrons nous sur le présent.
Ce qu'on peut dire c'est qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Dans le sens où les chansons studio sont très bien interprétées live, prenant même pour certaines un petit coté plus agressif, moins mélancoliquement déprimant.
L'ajout d'une chanteuse est vraiment une excellente idée, c'est pour moi la bonne surprise du set, qui évite une monotonie trop prononcée lorsqu'ils enchainent certains titres vraiment lents.

Les frères Cavanagh sont vraiment à fond dans leur trip; leur intensité intrinsèque, cette passion qui les anime, nous percutent d'emblée. Vincent encore plus que les autres. Ca se voit, s'entend, se ressent dans son chant, son attitude, son désespoir. Il est impeccable.
Tout comme le son de là on l'on se trouve. Très bon, restituant le mur de gratte omniprésent de Danny, comme la voix claire de la chanteuse ou les nappes de claviers.

La trois centaine de personne est globalement à l'unisson, manifestant bruyamment son plaisir entre les morceaux et réservant un très bon accueil aux anglais tout du long.
Je dis "globalement", car j'en connais une qui s'est faite éconduire par Danny le grincheux lorsqu'à la fin de la première partie elle lui a demandé, alors qu'il était dans la salle, si elle pouvait lui parler deux minutes et qu'il lui a signifié sans ambiguïté qu'elle le dérangeait... En même temps ils n'ont jamais été réputé pour leur sympathie constante... Clin d'oeil terminé ;)

Lorsque les lumières se rallument, on se dit que ça fait quasiment deux heures que le live a débuté, que ça m'a paru un peu long et très court à la fois.
Et que c'est surtout le type de concert où il n'y a pas grand chose à dire, encore moins quelque chose à reprocher aux zicos qui suivent la trajectoire musicale qui leur sied. Une prestation honnête d'un groupe honnête, dont malheureusement je ne retiendrai que quelques fulgurances, tel ce "Deep" nostalgique, ces "Flying" et "Closer" trippants, et puis cet ultime "Fragile dreams", clôturant la soirée. Alors que dans leur carrière passée ce n’était que le commencement d'une autre soirée...

Un dernier bon point à leur actif, qui mérite d’être souligné à mon avis en ces temps de morosité financière, dont les groupes se foutent éperdument au vu des tarifs pratiqués généralement, c'est le merchandising de très bonne qualité, à 20 euros le tshirt simple et 40 le zip. Sympa.

Setlist :
Untouchable, Part 1
Untouchable, Part 2
Thin Air
Dreaming Light
Everything
Deep
Emotional Winter
Wings of God
A Simple Mistake
Lightning Song
The Storm Before the Calm
The Beginning and the End
Universal
Closer
A Natural Disaster
Flying
Rappel :
Internal Landscapes
Fragile Dreams

Ayant continué d'acheter chaque album des années 2000, je savais bien à quoi m'attendre: de l'atmosphérique parfois électrique, en gros. Sans trop d'espoirs en ce qui concernait de vieux titres... Enfin, je ne parle même pas de leur première periode doom-death, loin d’être ma favorite, mais plutôt cette époque fantastique symbolisée par le triptyque "Eternity"/"Fragile dreams"/"Judgement". Et en effet nous n'en aurons que deux petits morceaux... J'en demandais pas vingt, mais un petit "Angelica" ou "Empty...
Enfin bref, pas la peine de revenir sur le passé, je les ai vu plusieurs fois quand il fallait pour ça, concentrons nous sur le présent.
Ce qu'on peut dire c'est qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Dans le sens où les chansons studio sont très bien interprétées live, prenant même pour certaines un petit coté plus agressif, moins mélancoliquement déprimant.
L'ajout d'une chanteuse est vraiment une excellente idée, c'est pour moi la bonne surprise du set, qui évite une monotonie trop prononcée lorsqu'ils enchainent certains titres vraiment lents.

Les frères Cavanagh sont vraiment à fond dans leur trip; leur intensité intrinsèque, cette passion qui les anime, nous percutent d'emblée. Vincent encore plus que les autres. Ca se voit, s'entend, se ressent dans son chant, son attitude, son désespoir. Il est impeccable.
Tout comme le son de là on l'on se trouve. Très bon, restituant le mur de gratte omniprésent de Danny, comme la voix claire de la chanteuse ou les nappes de claviers.

La trois centaine de personne est globalement à l'unisson, manifestant bruyamment son plaisir entre les morceaux et réservant un très bon accueil aux anglais tout du long.
Je dis "globalement", car j'en connais une qui s'est faite éconduire par Danny le grincheux lorsqu'à la fin de la première partie elle lui a demandé, alors qu'il était dans la salle, si elle pouvait lui parler deux minutes et qu'il lui a signifié sans ambiguïté qu'elle le dérangeait... En même temps ils n'ont jamais été réputé pour leur sympathie constante... Clin d'oeil terminé ;)

Lorsque les lumières se rallument, on se dit que ça fait quasiment deux heures que le live a débuté, que ça m'a paru un peu long et très court à la fois.
Et que c'est surtout le type de concert où il n'y a pas grand chose à dire, encore moins quelque chose à reprocher aux zicos qui suivent la trajectoire musicale qui leur sied. Une prestation honnête d'un groupe honnête, dont malheureusement je ne retiendrai que quelques fulgurances, tel ce "Deep" nostalgique, ces "Flying" et "Closer" trippants, et puis cet ultime "Fragile dreams", clôturant la soirée. Alors que dans leur carrière passée ce n’était que le commencement d'une autre soirée...

Un dernier bon point à leur actif, qui mérite d’être souligné à mon avis en ces temps de morosité financière, dont les groupes se foutent éperdument au vu des tarifs pratiqués généralement, c'est le merchandising de très bonne qualité, à 20 euros le tshirt simple et 40 le zip. Sympa.

Setlist :
Untouchable, Part 1
Untouchable, Part 2
Thin Air
Dreaming Light
Everything
Deep
Emotional Winter
Wings of God
A Simple Mistake
Lightning Song
The Storm Before the Calm
The Beginning and the End
Universal
Closer
A Natural Disaster
Flying
Rappel :
Internal Landscapes
Fragile Dreams
Signature : gandalfle 19/10/2012
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