Critique de concert China Moses + Raul Midon

A l’aveuglette… C’est rempli de curiosité que je me suis rendu ce soir au concert de China Moses et de Raul Midon à l’Espace Julien.
Première surprise : la salle est pleine, vraiment pleine. Décor chaleureux et chaud… Le concert a déjà commencé, un solo de contrebasse m’attire tout de suite vers la scène. Mes yeux et mes oreilles sont désormais occupés. Le barman attendra…
China Moses, fille de Dee Dee Bridgewater (excusez du peu), qui a collaboré avec un bon paquet de rappeurs français nous propose ce soir un concert Hommage à la grande Dina Washington (comment ? vous ne connaissiez pas ? moi non plus…sic…). En deux mots, chanteuse des années 50, elle fut surnommée The Queen of Blues… une grande dame donc.
Au travers de morceaux choisis de son tout dernier album This One's For Dinah, China Moses nous plonge au plus profond du milieu du siècle. Soutenue par un band de grand standing, les solos de contrebasse, batterie et piano s’enchainant les uns à la suite des autres, le public applaudit sans hésiter…Que faire d’autre ? Ah si…Rire aux nombreuses anecdotes que China nous raconte sur son idôle… Grande classe cette première partie…
Et voila le moment de la deuxième partie de la soirée, le concert de M. Raul Midon.
2 informations primordiales : 1. Raul Midon est aveugle (détail quand même important). 2. Raul Midon joue seul sur scène avec sa guitare.
Sur le papier, ça pourrait paraître un peu light. Mais dès les premières notes, on comprend mieux pourquoi ce musicien d’exception doit être seul sur scène. Il n’y a pas de place pour d’autres musiciens. Raul a trop de charisme, trop de présence. Ce serait comme rajouter du sel à un plat dèjà prêt, cuisiné à point.
Son style de jeu hallucinant (la main posé clairement au dessus des cordes) lui permet de jouer la basse et la batterie en même temps. Ca peut paraitre légrement abstrait comme ça…donc la prochaine fois faudra être la !!! Sans parler que le monsieur se paye aussi le luxe de jouer de la trompette avec sa seule bouche…si si.. Je ne me fous pas de votre gueule petits malins.
L’homme aveugle un peu hésitant, devient une bête de scène, sûr de lui, sûr de ses paroles, sûr de son jeu. On est donc sûr de passer un moment magique.
Il y avait Ray Charles et Stevie Wonder au piano, il faut désormais compter sur Raul Midon pour la guitare. La comparaison est aisée, sans soucis. Son timbre se rapprochant dans de nombreuses chansons de M. Wonder himself.
Il ne voit pas le public. Pas besoin, c’est suffisamment le bordel dans la salle pour qu’il sente qu’aucune personne présente et sensée ne s’ennuie. C’est tout simplement impossible. Ses accélérations de jeu savamment placée suffisent à réveiller le plus mou des fracas du bar… Nombreux sont les fans, nombreux sont ceux qui chantent.
« This a state of mind ».Titre d’un de ses derniers album dont le single du même nom rend tout simplement dingue. On a aussi droit à des exclus de son futur album, qui va claquer sans aucun doute.
Le concert se termine après un émouvant rappel, trop calme mais forcément trop beau.
Je ne peux que vous conseiller de courir acheter les albums de ce grand artiste. Votre printemps en sera bien meilleur…
Première surprise : la salle est pleine, vraiment pleine. Décor chaleureux et chaud… Le concert a déjà commencé, un solo de contrebasse m’attire tout de suite vers la scène. Mes yeux et mes oreilles sont désormais occupés. Le barman attendra…
China Moses, fille de Dee Dee Bridgewater (excusez du peu), qui a collaboré avec un bon paquet de rappeurs français nous propose ce soir un concert Hommage à la grande Dina Washington (comment ? vous ne connaissiez pas ? moi non plus…sic…). En deux mots, chanteuse des années 50, elle fut surnommée The Queen of Blues… une grande dame donc.
Au travers de morceaux choisis de son tout dernier album This One's For Dinah, China Moses nous plonge au plus profond du milieu du siècle. Soutenue par un band de grand standing, les solos de contrebasse, batterie et piano s’enchainant les uns à la suite des autres, le public applaudit sans hésiter…Que faire d’autre ? Ah si…Rire aux nombreuses anecdotes que China nous raconte sur son idôle… Grande classe cette première partie…
Et voila le moment de la deuxième partie de la soirée, le concert de M. Raul Midon.
2 informations primordiales : 1. Raul Midon est aveugle (détail quand même important). 2. Raul Midon joue seul sur scène avec sa guitare.
Sur le papier, ça pourrait paraître un peu light. Mais dès les premières notes, on comprend mieux pourquoi ce musicien d’exception doit être seul sur scène. Il n’y a pas de place pour d’autres musiciens. Raul a trop de charisme, trop de présence. Ce serait comme rajouter du sel à un plat dèjà prêt, cuisiné à point.
Son style de jeu hallucinant (la main posé clairement au dessus des cordes) lui permet de jouer la basse et la batterie en même temps. Ca peut paraitre légrement abstrait comme ça…donc la prochaine fois faudra être la !!! Sans parler que le monsieur se paye aussi le luxe de jouer de la trompette avec sa seule bouche…si si.. Je ne me fous pas de votre gueule petits malins.
L’homme aveugle un peu hésitant, devient une bête de scène, sûr de lui, sûr de ses paroles, sûr de son jeu. On est donc sûr de passer un moment magique.
Il y avait Ray Charles et Stevie Wonder au piano, il faut désormais compter sur Raul Midon pour la guitare. La comparaison est aisée, sans soucis. Son timbre se rapprochant dans de nombreuses chansons de M. Wonder himself.
Il ne voit pas le public. Pas besoin, c’est suffisamment le bordel dans la salle pour qu’il sente qu’aucune personne présente et sensée ne s’ennuie. C’est tout simplement impossible. Ses accélérations de jeu savamment placée suffisent à réveiller le plus mou des fracas du bar… Nombreux sont les fans, nombreux sont ceux qui chantent.
« This a state of mind ».Titre d’un de ses derniers album dont le single du même nom rend tout simplement dingue. On a aussi droit à des exclus de son futur album, qui va claquer sans aucun doute.
Le concert se termine après un émouvant rappel, trop calme mais forcément trop beau.
Je ne peux que vous conseiller de courir acheter les albums de ce grand artiste. Votre printemps en sera bien meilleur…
Signature : Julien 13RU
le 13/04/2009
Photographe : manu bighelli
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le 26 janvier 2010 - Théâtre Armand - Salon de Provence (par Mcyavell)

le 18 juillet 2009 - Jardins de Cimiez - Nice (par Mcyavell)
espace Julien - Marseille

le 26 avril 2012 - Espace Julien, Marseille (par Sami)
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