Critique de concert Chokebore + Andromakers + Lolito

Direction la Tour royale à Toulon pour la deuxième édition de Rockorama, "festival de musique indé et découvertes" (pas mal axé ce premier soir sur la gente féminine).
Comme le festival commence assez tôt (18h30) on rate hélas la pop folk des deux demoiselles du coin E et A, je regrette surtout de pas avoir entendu leur reprise d’un girls band des 60s [titre que je connais surtout par feu Johnny Thunders. (Great Big Kiss).
Nous sommes stoppés à l’entrée du festival à cause d’une stupide bouteille de rosé, du coup picnic sur la sympathique pelouse devant l’entrée (la Tour royale se trouve au bord de la mer et c’est plutôt charmant, on oublierait presque que nous sommes à Toulon si on ne voyait pas au loin quelques navires de guerre).
Bon on n’a pas tout à fait l’image, mais de là où on est on entend plutôt très bien le second duo féminin de la soirée Andromakers et leur pop synthétique aux accents 80s. J’aime bien leur musique mais depuis que je les connais (plus d’un an) j’ai du mal à comprendre pourquoi je n’accroche pas plus que ça.
Et ce soir c’est la révélation, peut-être devrai je boire plus de rosé ça m’ouvrirait les yeux, ce qui me gène le plus chez Andromakers c’est la(les) voix. Un peu trop nasillarde parfois, et pas trop agréable à écouter sur la longueur. Je suis désolé d’avoir à dire ça d’autant plus qu’elles sont mimi.
Oui je les ai vues ces deux petites demoiselles, en regardant par-dessus la grille. Dommage pour elles, il n’y a alors pas encore beaucoup de public et les applaudissements sont un peu timides. Enfin, Andromakers ont fait un tel parcours depuis 1 an que je ne me fait pas de soucis pour elles.

By null
On rentre enfin dans l’enceinte du festival et c’est les lillois(es) de Lolito qui prennent place sur scène. Deux filles et deux mecs. Une chanteuse et un batteur, alors que les deux autres membres se partagent à tour de rôle guitare, claviers et basse.
Le soleil ne s’est pas encore couché, le public est un peu plus nombreux mais plutôt mollasson et surtout le devant de scène est totalement déserté. C’est pas franchement les conditions idéales pour un groupe… En plus la scène est clairement trop surélevée. Il y a un fossé (au sens propre et figuré) entre le groupe et le public.
Dans ces conditions difficile de donner un avis complètement objectif. Mais c’est vrai que globalement je me suis ennuyé. Au niveau du style et de la "puissance" c’est pas exactement le groupe idéal juste avant Chokebore…
Enfin, certain moments sont tout de même à sauver : un titre plutôt trip-hop et un autre où c’est la bassiste qui a pris la guitare… La chanteuse saute en l’air, mais l’ambiance ne monte pas du tout. Au contraire, un spectateur (la cinquantaine grisonnante, costume et cheveux longs) que j’appellerai Johnny Hasch lance des "C’est de la merde" d’une voix assez éraillée, vu que le monsieur est plutôt imbibé.
Après quelques gestes obscènes à l’endroit du public, il finit par lancer un ironique "non, mais vraiment-burp- vous chantez très bien". Ce n’est pas très gentil, mais comme c’est relativement justifié, ça me fait rire. On s’amuse comme on peut.
[je viens d’écouter le myspace de Lolito et je dois avouer que les enregistrements sont carrément mieux, même si ce n’est pas forcément mon style.]
Bon, tant pis, j’espère juste que Chokebore, un de mes groupes cultes depuis 15 ans va nous sortir un concert digne de ceux d’autrefois : un déluge sonore chargé en émotions et puissance qui m’a dévasté à chaque fois.

By null
Chokebore arrivent sans tambour ni trompettes, si je peux dire. Ils installent tranquillement leur matos. Ca fait plaisir de les revoir 7 ans plus tard (dernier concert ici même à Toulon pour feu le Festival du Phare), alors qu’ils se sont reformés cette année pour une série de concerts.
Ils sont tous là : les frères Kroll à la basse et la guitare, Christian Omar Madrigal Izzo le batteur d’origine qui avait été remplacé à un moment par Mike Featherson pas mauvais non plus, et bien sûre TVB alias Troy (Bruno) Von Balthazar, le gentil schizoïde en chef de ce groupe d’autistes énervés.

By null
Je ne sais pas si c’est dû au fait que je n’ai plus écouté leurs albums depuis un moment ou si c’est parce qu’ils ont joué de nouveaux titres( ?) mais je ne reconnais qu’environ la moitié des chansons. Enfin, on s’en fout ça fait effet pareil.
Johnny Hasch, lui, continue à lancer quelques "c’est de la merde", preuve qu’il est réellement bourré ou alors qu’il n’a aucun goût. Enfin, TVB étant un pince sans rire, il s’en tire par un (en français) "nous aussi, on a envie de boire un coup, on se retrouvera au bar à la fin…".

By null
Bon, au niveau de la set list, je reconnais quand même quelques titres du cathartique Black black qui m’avait tellement collé à la peau il y a 12 ans : The perfect date et son oppressant "This is enlightenment, you are the lamb" qui laisse place, comme souvent chez Chokebore, à une mélodie salvatrice et imparable "kisskiss". Enfin le final de la chanson, dépressif et dissonant, laisse quand même augurer que l’histoire de la chanson se finit mal…
Putaing ça fait du bien de réentendre ces chansons ! Vive Chokebore !
TVB, plutôt plus sage qu’à l’époque, nous gratifie quand même de quelques mimiques psychopathologiques typiques et comme autrefois sa guitare touche presque le sol quand il nous balance des mélodies à bout de force, courbé sur son instrument qui a l’air si lourd…Tendu.

By null
Les paroles parlent souvent de solitude et du manque d’Amour chez les "autistes", comme sur la trippante Geneva ou sur A taste for bitters où les guitares hurlent et pleurent. Puis c’est Alaska, le froid toujours, et son surprenant riff d’intro et de fin ("I'm down, what do you want from me?")
Il se met carrément à neiger dans nos têtes avec Police (la chanson pas le groupe, Chokebore c’est dépressif mais quand même pas suicidaire). Globalement Chokebore m’a fait l’effet d’être plus autiste qu’autrefois, car ça manque un peu de regards vers le public (certes en contre bas de la scène). Troy s’est quand même fendu d’une petite blague dont il a le secret en nous racontant une improbable histoire en français, avec l’accent d’Hawaii. Drôle comme toujours, on en veut d’autres !

By null
Le concert touche à sa fin et c’est l’heure du rappel, des jeunes qui devaient avoir 2 ou 3 ans en 1995 réclament un titre, Thin as clouds il me semble (du 2e album, 1995, qui n’est pas forcément sorti en France à l’époque, vive myspace…)
J’avoue je ne connais pas ce titre. Troy nous demande "quoi ?", quelle chanson vous voulez ? Je cri "You’re the sunshine of my life" qui est sans doute ma préférée. Et c’est ce qu’ils jouent ! Merci Troy !
Ils jouent ensuite Thin as clouds, Ciao L.A. et finissent un peu plus calmement. Au final : je ne suis pas sûre que leurs chansons dépressives et explosives, qui sentent le renfermé et la crise post adolescente se prêtent forcément aux festivals en plein air en tongs. Du coup on a eu un concert peut-être pas aussi puissant que ceux d’autrefois mais quand même c’est un très très grand plaisir de les revoir (en attendant les prochains concerts de TVB en solo).
Comme le festival commence assez tôt (18h30) on rate hélas la pop folk des deux demoiselles du coin E et A, je regrette surtout de pas avoir entendu leur reprise d’un girls band des 60s [titre que je connais surtout par feu Johnny Thunders. (Great Big Kiss).
Nous sommes stoppés à l’entrée du festival à cause d’une stupide bouteille de rosé, du coup picnic sur la sympathique pelouse devant l’entrée (la Tour royale se trouve au bord de la mer et c’est plutôt charmant, on oublierait presque que nous sommes à Toulon si on ne voyait pas au loin quelques navires de guerre).
Bon on n’a pas tout à fait l’image, mais de là où on est on entend plutôt très bien le second duo féminin de la soirée Andromakers et leur pop synthétique aux accents 80s. J’aime bien leur musique mais depuis que je les connais (plus d’un an) j’ai du mal à comprendre pourquoi je n’accroche pas plus que ça.
Et ce soir c’est la révélation, peut-être devrai je boire plus de rosé ça m’ouvrirait les yeux, ce qui me gène le plus chez Andromakers c’est la(les) voix. Un peu trop nasillarde parfois, et pas trop agréable à écouter sur la longueur. Je suis désolé d’avoir à dire ça d’autant plus qu’elles sont mimi.
Oui je les ai vues ces deux petites demoiselles, en regardant par-dessus la grille. Dommage pour elles, il n’y a alors pas encore beaucoup de public et les applaudissements sont un peu timides. Enfin, Andromakers ont fait un tel parcours depuis 1 an que je ne me fait pas de soucis pour elles.

By null
On rentre enfin dans l’enceinte du festival et c’est les lillois(es) de Lolito qui prennent place sur scène. Deux filles et deux mecs. Une chanteuse et un batteur, alors que les deux autres membres se partagent à tour de rôle guitare, claviers et basse.
Le soleil ne s’est pas encore couché, le public est un peu plus nombreux mais plutôt mollasson et surtout le devant de scène est totalement déserté. C’est pas franchement les conditions idéales pour un groupe… En plus la scène est clairement trop surélevée. Il y a un fossé (au sens propre et figuré) entre le groupe et le public.
Dans ces conditions difficile de donner un avis complètement objectif. Mais c’est vrai que globalement je me suis ennuyé. Au niveau du style et de la "puissance" c’est pas exactement le groupe idéal juste avant Chokebore…
Enfin, certain moments sont tout de même à sauver : un titre plutôt trip-hop et un autre où c’est la bassiste qui a pris la guitare… La chanteuse saute en l’air, mais l’ambiance ne monte pas du tout. Au contraire, un spectateur (la cinquantaine grisonnante, costume et cheveux longs) que j’appellerai Johnny Hasch lance des "C’est de la merde" d’une voix assez éraillée, vu que le monsieur est plutôt imbibé.
Après quelques gestes obscènes à l’endroit du public, il finit par lancer un ironique "non, mais vraiment-burp- vous chantez très bien". Ce n’est pas très gentil, mais comme c’est relativement justifié, ça me fait rire. On s’amuse comme on peut.
[je viens d’écouter le myspace de Lolito et je dois avouer que les enregistrements sont carrément mieux, même si ce n’est pas forcément mon style.]
Bon, tant pis, j’espère juste que Chokebore, un de mes groupes cultes depuis 15 ans va nous sortir un concert digne de ceux d’autrefois : un déluge sonore chargé en émotions et puissance qui m’a dévasté à chaque fois.

By null
Chokebore arrivent sans tambour ni trompettes, si je peux dire. Ils installent tranquillement leur matos. Ca fait plaisir de les revoir 7 ans plus tard (dernier concert ici même à Toulon pour feu le Festival du Phare), alors qu’ils se sont reformés cette année pour une série de concerts.
Ils sont tous là : les frères Kroll à la basse et la guitare, Christian Omar Madrigal Izzo le batteur d’origine qui avait été remplacé à un moment par Mike Featherson pas mauvais non plus, et bien sûre TVB alias Troy (Bruno) Von Balthazar, le gentil schizoïde en chef de ce groupe d’autistes énervés.

By null
Je ne sais pas si c’est dû au fait que je n’ai plus écouté leurs albums depuis un moment ou si c’est parce qu’ils ont joué de nouveaux titres( ?) mais je ne reconnais qu’environ la moitié des chansons. Enfin, on s’en fout ça fait effet pareil.
Johnny Hasch, lui, continue à lancer quelques "c’est de la merde", preuve qu’il est réellement bourré ou alors qu’il n’a aucun goût. Enfin, TVB étant un pince sans rire, il s’en tire par un (en français) "nous aussi, on a envie de boire un coup, on se retrouvera au bar à la fin…".

By null
Bon, au niveau de la set list, je reconnais quand même quelques titres du cathartique Black black qui m’avait tellement collé à la peau il y a 12 ans : The perfect date et son oppressant "This is enlightenment, you are the lamb" qui laisse place, comme souvent chez Chokebore, à une mélodie salvatrice et imparable "kisskiss". Enfin le final de la chanson, dépressif et dissonant, laisse quand même augurer que l’histoire de la chanson se finit mal…
Putaing ça fait du bien de réentendre ces chansons ! Vive Chokebore !
TVB, plutôt plus sage qu’à l’époque, nous gratifie quand même de quelques mimiques psychopathologiques typiques et comme autrefois sa guitare touche presque le sol quand il nous balance des mélodies à bout de force, courbé sur son instrument qui a l’air si lourd…Tendu.

By null
Les paroles parlent souvent de solitude et du manque d’Amour chez les "autistes", comme sur la trippante Geneva ou sur A taste for bitters où les guitares hurlent et pleurent. Puis c’est Alaska, le froid toujours, et son surprenant riff d’intro et de fin ("I'm down, what do you want from me?")
Il se met carrément à neiger dans nos têtes avec Police (la chanson pas le groupe, Chokebore c’est dépressif mais quand même pas suicidaire). Globalement Chokebore m’a fait l’effet d’être plus autiste qu’autrefois, car ça manque un peu de regards vers le public (certes en contre bas de la scène). Troy s’est quand même fendu d’une petite blague dont il a le secret en nous racontant une improbable histoire en français, avec l’accent d’Hawaii. Drôle comme toujours, on en veut d’autres !

By null
Le concert touche à sa fin et c’est l’heure du rappel, des jeunes qui devaient avoir 2 ou 3 ans en 1995 réclament un titre, Thin as clouds il me semble (du 2e album, 1995, qui n’est pas forcément sorti en France à l’époque, vive myspace…)
J’avoue je ne connais pas ce titre. Troy nous demande "quoi ?", quelle chanson vous voulez ? Je cri "You’re the sunshine of my life" qui est sans doute ma préférée. Et c’est ce qu’ils jouent ! Merci Troy !
Ils jouent ensuite Thin as clouds, Ciao L.A. et finissent un peu plus calmement. Au final : je ne suis pas sûre que leurs chansons dépressives et explosives, qui sentent le renfermé et la crise post adolescente se prêtent forcément aux festivals en plein air en tongs. Du coup on a eu un concert peut-être pas aussi puissant que ceux d’autrefois mais quand même c’est un très très grand plaisir de les revoir (en attendant les prochains concerts de TVB en solo).
Signature : roohakimle 09/07/2010
Envoyer un message à roohakim
Voir toutes les critiques de concert rédigées par roohakimPhotographe : thaliebrune
Envoyer un message à thaliebrune
Voir toutes les critiques de concert photographiées par thaliebrune


le 25 octobre 2011 - Le Poste à Galène - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)


le 23 juillet 2010 - theatre de verdure de la rebutte - Barbentane (par Stephane Sarpaux)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation

















