Critique de concert Choumissa Invite Maryam Chemirani (Festival Jazz Sur La Ville)

Jazz Sur La Ville cinquième édition jour 14. Retour au Cri du Port, poumon de ce festival.
Choumissa signifie petit soleil. Nous allons le voir se lever sur des paysages méditerranéens, se coucher sur d’autres plus lointains. C’est au Moyen-Orient – évoqué par le saxophone soprano de Fred Pichot - que débute le voyage. La musique est épicée. Les saveurs sont diverses, provenant du Liban, du Maroc, de Turquie…
L’oud de Pascal Charrier apporte sa pierre à l’exotisme. Il m’intrigua une partie de la soirée, persuadé que j’étais qu’il possédait 12 cordes. Mais ses clefs ne sont qu’au nombre de 11. Cinq paires de cordes plus une corde basse, solitaire. A-t-on idée ? Les percussions de Thomas Bourgeois sont insolites aussi (un zarb, un riq…). Ecrivez leur nom sur une grille de Scrabble et le zéro est assuré.
L’invitée arrive. Le bateau qui nous promène sur la Mer Méditerranée aurait dû faire escale en Grêce puisque ce devait être Maria Simoglou. On sait depuis quelques jours qu’elle est remplacée par Maryam Chemirani.
Dès sa première complainte, l’osmose avec le trio est parfaite. Fred Pichot étrenne un instrument à vent - qui fait probablement aussi zéro au Scrabble - puis un baryton avant de récupérer son soprano pour une composition de Thomas Bourgeois. La rythmique en boucle de cette pièce est divinement lancinante, enrobée qu’elle est par la voix de Maryam et le saxo.
On frissonne sur le merveilleux solo de saxo du morceau La Vela. On retrouve la parfaite harmonie de la voix et du soprano sur le titre Choumissa lorsqu’ils racontent la même histoire. On se réjouit de l’arrivée d’un autre invité, Cyril Benhamou qui ce soir sera pianiste. On apprécie l’oud et les percussions sur une reprise de Rabih Abou-Khalil qu’on se promet d’aller voir le 27 novembre à l’Espace Julien.
On se délecte d’un nouveau dialogue lorsque Maryam Chemirani adresse des laï laï laï en réponse aux chapelets de notes qui s’échappent du saxophone de Fred.
On loue l’endurance de Pascal qui joue inlassablement les quatre notes en boucle servant de trame à l’impeccable A Mere Douce.
On réclame une escale supplémentaire. C’est sur un thème klezmer des plus dynamiques que prend fin la soirée.
Choumissa : Fred Pichot : saxophones / Thomas Bourgeois : percussions / Pascal Charrier : oud.
invitée : Maryam Chemirani : voix
+ invité : Cyril Benhamou : piano.
Bonus vidéo : Nayam
Choumissa signifie petit soleil. Nous allons le voir se lever sur des paysages méditerranéens, se coucher sur d’autres plus lointains. C’est au Moyen-Orient – évoqué par le saxophone soprano de Fred Pichot - que débute le voyage. La musique est épicée. Les saveurs sont diverses, provenant du Liban, du Maroc, de Turquie…
L’oud de Pascal Charrier apporte sa pierre à l’exotisme. Il m’intrigua une partie de la soirée, persuadé que j’étais qu’il possédait 12 cordes. Mais ses clefs ne sont qu’au nombre de 11. Cinq paires de cordes plus une corde basse, solitaire. A-t-on idée ? Les percussions de Thomas Bourgeois sont insolites aussi (un zarb, un riq…). Ecrivez leur nom sur une grille de Scrabble et le zéro est assuré.
L’invitée arrive. Le bateau qui nous promène sur la Mer Méditerranée aurait dû faire escale en Grêce puisque ce devait être Maria Simoglou. On sait depuis quelques jours qu’elle est remplacée par Maryam Chemirani.
Dès sa première complainte, l’osmose avec le trio est parfaite. Fred Pichot étrenne un instrument à vent - qui fait probablement aussi zéro au Scrabble - puis un baryton avant de récupérer son soprano pour une composition de Thomas Bourgeois. La rythmique en boucle de cette pièce est divinement lancinante, enrobée qu’elle est par la voix de Maryam et le saxo.
On frissonne sur le merveilleux solo de saxo du morceau La Vela. On retrouve la parfaite harmonie de la voix et du soprano sur le titre Choumissa lorsqu’ils racontent la même histoire. On se réjouit de l’arrivée d’un autre invité, Cyril Benhamou qui ce soir sera pianiste. On apprécie l’oud et les percussions sur une reprise de Rabih Abou-Khalil qu’on se promet d’aller voir le 27 novembre à l’Espace Julien.
On se délecte d’un nouveau dialogue lorsque Maryam Chemirani adresse des laï laï laï en réponse aux chapelets de notes qui s’échappent du saxophone de Fred.
On loue l’endurance de Pascal qui joue inlassablement les quatre notes en boucle servant de trame à l’impeccable A Mere Douce.
On réclame une escale supplémentaire. C’est sur un thème klezmer des plus dynamiques que prend fin la soirée.
invitée : Maryam Chemirani : voix
+ invité : Cyril Benhamou : piano.
Signature : mcyavellle 30/10/2010
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Photographe : pixxxo
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