Critique de concert Christian Brazier Quartet

Le fraîchement sorti Circumnavigation est présenté ce soir. Le public est venu nombreux pour ce mouillage. Et quelle autre salle a un nom plus prédestiné que Le Cri du Port pour cet événement ? Car le Christian Brazier Quartet est un catamaran. Il va nous emmener sur les océans une heure et demie durant. Un océan de quiétude la plupart du temps.
Rémanence : Les vaguelettes proviennent tout d’abord du piano de Perrine Mansuy. Puis le vent se lève, matérialisé par la trompette de Christophe LeLoil, plus sage qu’à son habitude. Les balais de Jean-Luc Difraya et la contrebasse du loup de mer Christian Brazier sont savamment dosés.
Saveur Nomade : un tendre duo piano / contrebasse précède la première perturbation. Malgré sa sourdine, la trompette/tempête souffle fort et son association avec la batterie/orage ne nous laisse pas indemnes. Nous voilà secoués. Un grand moment d’émotion avant le retour au calme.
Dans La Plume : Christian Brazier nous livre la raison de ce titre : lorsque l’étrave d’un bateau coupe la mer, apparaît une mousse blanche qu’on peut considérer comme de la plume. Chacun des quatre instruments joue son rôle évocateur, de manière différente que sur l’album, notamment la batterie, plus présente.
Mai 68 : A l’annonce du titre, un murmure dans le public. Brazier : "Je vois qu’il y a des connaisseurs dans la salle". C’est étonnamment la pièce la plus calme de l’album. Douce mélodie jouée successivement par le bugle et la contrebasse accompagnés par des touches de piano frôlées et des peaux caressées par des balais. Mais on sent poindre la rébellion. Certainement le calme avant la tempête.
Loin D’Ici : Christophe LeLoil se rapproche de Perrine Mansuy pour un sublime duo trompette / piano avant l’envolée où trompette et batterie se déchaînent à nouveau. Quant à Brazier et sa contrebasse, ils ne font qu’un et nous emmènent loin d’ici.
Musica Danse : le seul titre joué ce soir qui ne figure pas sur l’album. L’occasion pour Perrine de pianoter électriquement, pour Jean-Luc Difraya d’effectuer des ponctuations euphoriques, pour le trompettiste de faire preuve de loquacité avec puis sans sourdine.
Escapade : LeLoil a perdu sa partition et ne la retrouvera pas. Qu’à cela ne tienne ! Son bugle sera le principal acteur de cette merveilleuse ballade.
Groenland : Beaucoup plus rythmée, voilà la parenthèse be bop de la soirée. La contrebasse de Christian Brazier me fait souvent penser à celle de Charles Mingus. Ici, c’est encore plus frappant.
Vox Populi : Poignant sur le disque, magique sur scène. Contrebasse variée, piano aérien, et la voix de Jean-Luc Difraya qui joue à chat perché avec la trompette. Une fin en apothéose, même si Saveur Nomade était peut-être davantage encore fournisseur de frissons. La vox populi se fait entendre : les cris du port retentissent pour réclamer quelques milles marins supplémentaires.
Christian Brazier Quartet : De gauche à droite : Christian Brazier (contrebasse) / Perrine Mansuy (piano) / Jean-Luc Difraya (batterie, chant) / Christophe LeLoil (trompette, bugle)
Manège : pas ma pièce préférée sur le disque d’abord à cause du son du Rhodes avec lequel mes oreilles ont quelques soucis. Ensuite parce qu’elle me touche moins que les autres compositions de Christian Brazier. Ca passe mieux ici. Est-ce parce que le clavier était un Korg ?
Plutôt parce que le timonier et ses trois matelots nous ont proposé une traversée pacifique sur une mer radieuse.
Bonus vidéo :
Rémanence : Les vaguelettes proviennent tout d’abord du piano de Perrine Mansuy. Puis le vent se lève, matérialisé par la trompette de Christophe LeLoil, plus sage qu’à son habitude. Les balais de Jean-Luc Difraya et la contrebasse du loup de mer Christian Brazier sont savamment dosés.
Saveur Nomade : un tendre duo piano / contrebasse précède la première perturbation. Malgré sa sourdine, la trompette/tempête souffle fort et son association avec la batterie/orage ne nous laisse pas indemnes. Nous voilà secoués. Un grand moment d’émotion avant le retour au calme.
Dans La Plume : Christian Brazier nous livre la raison de ce titre : lorsque l’étrave d’un bateau coupe la mer, apparaît une mousse blanche qu’on peut considérer comme de la plume. Chacun des quatre instruments joue son rôle évocateur, de manière différente que sur l’album, notamment la batterie, plus présente.
Mai 68 : A l’annonce du titre, un murmure dans le public. Brazier : "Je vois qu’il y a des connaisseurs dans la salle". C’est étonnamment la pièce la plus calme de l’album. Douce mélodie jouée successivement par le bugle et la contrebasse accompagnés par des touches de piano frôlées et des peaux caressées par des balais. Mais on sent poindre la rébellion. Certainement le calme avant la tempête.
Loin D’Ici : Christophe LeLoil se rapproche de Perrine Mansuy pour un sublime duo trompette / piano avant l’envolée où trompette et batterie se déchaînent à nouveau. Quant à Brazier et sa contrebasse, ils ne font qu’un et nous emmènent loin d’ici.
Musica Danse : le seul titre joué ce soir qui ne figure pas sur l’album. L’occasion pour Perrine de pianoter électriquement, pour Jean-Luc Difraya d’effectuer des ponctuations euphoriques, pour le trompettiste de faire preuve de loquacité avec puis sans sourdine.
Escapade : LeLoil a perdu sa partition et ne la retrouvera pas. Qu’à cela ne tienne ! Son bugle sera le principal acteur de cette merveilleuse ballade.
Groenland : Beaucoup plus rythmée, voilà la parenthèse be bop de la soirée. La contrebasse de Christian Brazier me fait souvent penser à celle de Charles Mingus. Ici, c’est encore plus frappant.
Vox Populi : Poignant sur le disque, magique sur scène. Contrebasse variée, piano aérien, et la voix de Jean-Luc Difraya qui joue à chat perché avec la trompette. Une fin en apothéose, même si Saveur Nomade était peut-être davantage encore fournisseur de frissons. La vox populi se fait entendre : les cris du port retentissent pour réclamer quelques milles marins supplémentaires.
Manège : pas ma pièce préférée sur le disque d’abord à cause du son du Rhodes avec lequel mes oreilles ont quelques soucis. Ensuite parce qu’elle me touche moins que les autres compositions de Christian Brazier. Ca passe mieux ici. Est-ce parce que le clavier était un Korg ?
Plutôt parce que le timonier et ses trois matelots nous ont proposé une traversée pacifique sur une mer radieuse.
Signature : mcyavellle 24/05/2010
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