Critique de concert Christophe LeLoiL Sextet 'E.C.H.O.E.S.'

Il fait un vent à rester chez soi en ce jeudi soir. Mais Christophe Leloil vaut le détour. Je l'ai découvert l'année dernière au merveilleux festival de Big Band de Pertuis dont je ne rate pas une occasion de dire du bien. Il était alors trompettiste dans la formation de Philippe Renault "Le GranTork".
Ce soir, c'est son propre sextet qu'il dirige après avoir enregistré un album, E.C.H.O.E.S. au mois de mai dernier (que je n'ai pas écouté honte à moi !)

Il nous accueille avec un "Merci d'avoir bravé la tempête Maradona" qui fait son petit effet dans la salle mais pas chez moi vu que j'apprécie à la fois le jazz et le foot (si, si, ça existe). J'ai quand même souri poliment mais, pour la seule fois de la soirée hypocritement. Les autres fois, c'était sincère car le trompettiste a beaucoup d'humour. Ainsi pouffai-je lorsqu'il expliqua que ça tombait bien qu'ici il ne faut faire qu'un set car leur composition est d'une seule pièce. Ainsi m'esclaffai-je lorsqu'il usa de fourberies diverses et variées pour conditionner l'auditoire à acheter son disque à la fin du concert...

C'est exactement le même sextet que sur le disque, d'ailleurs. Il est composé de gauche à droite de Carine Bonnefoy (piano), Thomas Savy (saxo baryton et clarinette basse), Simon Tailleu (contrebasse), Christophe Leloil (direction, trompette, bugle), Raphaël Imbert (saxophones alto & tenor, clarinette basse) et Cédric Bec (batterie).

Nous prenons conscience assez vite de la virtuosité de Christophe Leloil. Dans la Part 1, son visage se déforme lors de son premier solo. Ses joues se gonflent, ses paupières se plissent pour une surenchère dans les aigus. Il se hisse sur la pointe des pieds pour monter encore plus haut. Sublime.

A ce moment-là, je me dis que ma femme a bien fait de ne pas venir. C'est trop moderne pour elle. Erreur. Les saxos le rejoignent et les trois cuivres jouent une partition beaucoup plus classique.
C'est la force de Christophe Leloil. Il passe d'un jazz à la limite du free à un autre que même Maradona apprécierait. Idem pour Raphaël Imbert avec ses claquements de langue au milieu de ses soli les plus
hard ou des chorus qu'il pourrait jouer en berceuse à ses enfants.

Tout le monde a droit à deux solos minimum et la rythmique n'est pas en reste. A noter un délicat solo de piano pendant lequel les cuivres soufflent et semblent communier et un merveilleux dialogue entre le piano et la contrebasse ponctué par de discrètes caresses de batterie.

Je garde mon préféré pour la fin, Thomas Savy dont chaque intervention au saxophone baryton me donnait la chair de poule. Je viens d'apprendre qu'il a son propre quintet que je m'empresserai d'aller voir s'il se produit à Marseille.

A la sortie, le disque E.C.H.O.E.S. se vendait comme des petits pains. Je ne l'ai pas acheté (honte à moi)mais je vais pousser mes amis à se déplacer à Vitrolles le 11 avril pour la prochaine prestation dans la région de ce sextet. Moi, je ne pourrai pas y aller, c'est le soir d'O.M.-Grenoble !
Ce soir, c'est son propre sextet qu'il dirige après avoir enregistré un album, E.C.H.O.E.S. au mois de mai dernier (que je n'ai pas écouté honte à moi !)

Il nous accueille avec un "Merci d'avoir bravé la tempête Maradona" qui fait son petit effet dans la salle mais pas chez moi vu que j'apprécie à la fois le jazz et le foot (si, si, ça existe). J'ai quand même souri poliment mais, pour la seule fois de la soirée hypocritement. Les autres fois, c'était sincère car le trompettiste a beaucoup d'humour. Ainsi pouffai-je lorsqu'il expliqua que ça tombait bien qu'ici il ne faut faire qu'un set car leur composition est d'une seule pièce. Ainsi m'esclaffai-je lorsqu'il usa de fourberies diverses et variées pour conditionner l'auditoire à acheter son disque à la fin du concert...

C'est exactement le même sextet que sur le disque, d'ailleurs. Il est composé de gauche à droite de Carine Bonnefoy (piano), Thomas Savy (saxo baryton et clarinette basse), Simon Tailleu (contrebasse), Christophe Leloil (direction, trompette, bugle), Raphaël Imbert (saxophones alto & tenor, clarinette basse) et Cédric Bec (batterie).

Nous prenons conscience assez vite de la virtuosité de Christophe Leloil. Dans la Part 1, son visage se déforme lors de son premier solo. Ses joues se gonflent, ses paupières se plissent pour une surenchère dans les aigus. Il se hisse sur la pointe des pieds pour monter encore plus haut. Sublime.

A ce moment-là, je me dis que ma femme a bien fait de ne pas venir. C'est trop moderne pour elle. Erreur. Les saxos le rejoignent et les trois cuivres jouent une partition beaucoup plus classique.
C'est la force de Christophe Leloil. Il passe d'un jazz à la limite du free à un autre que même Maradona apprécierait. Idem pour Raphaël Imbert avec ses claquements de langue au milieu de ses soli les plus
hard ou des chorus qu'il pourrait jouer en berceuse à ses enfants.

Tout le monde a droit à deux solos minimum et la rythmique n'est pas en reste. A noter un délicat solo de piano pendant lequel les cuivres soufflent et semblent communier et un merveilleux dialogue entre le piano et la contrebasse ponctué par de discrètes caresses de batterie.

Je garde mon préféré pour la fin, Thomas Savy dont chaque intervention au saxophone baryton me donnait la chair de poule. Je viens d'apprendre qu'il a son propre quintet que je m'empresserai d'aller voir s'il se produit à Marseille.

A la sortie, le disque E.C.H.O.E.S. se vendait comme des petits pains. Je ne l'ai pas acheté (honte à moi)mais je vais pousser mes amis à se déplacer à Vitrolles le 11 avril pour la prochaine prestation dans la région de ce sextet. Moi, je ne pourrai pas y aller, c'est le soir d'O.M.-Grenoble !
Signature : mcyavellle 13/02/2009
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