Seconde soirée du festival French Connection au Cabaret Aléatoirement rempli. Une centaine de kids seulement ont eu le courage de braver la dictatoriale soirée de foot pour venir écouter des groupes de rock. Mais combien étaient-ils en 78 aux premiers concerts des Clash ?
C’est peut-être ce que se sont dit les 4 qui sont montés sur scène en premier. Le chanteur ressemble comme à s’y méprendre à Joe Strummer jeune. Et si un doute persiste, il suffit t’entendre les morceaux punk rock qu’enchaînent les Jolis (si si, c’est leur nom). Basse, guitare, batterie, ça beugle un peu en anglais, le tout dépassant rarement 2 minutes. On pense aux clash, aux Ramones et à toute l'année 78 en général.
C’est bien fait, c’est bien frais, mais c’est quand même du réchauffé. Ça ne semble pas déranger les premiers rangs, assurément quelques amis des membres groupes, qui s’agitent gentiment comme s’ils mettaient leurs mains dans une prise de 10 volts (faut pas exagérer, personne n’est en colère au point de faire un vrai pogo).
Mention spéciale au batteur, certainement le plus habité par la musique que le groupe joue, contrairement aux trois autres, qui sont peu trop dans la posture.
Le groupe suivant, les Arondes, assument eux, parfaitement la posture. Tee-shirt rayé noir et rouge, pantalons blancs, les 4 Daltons jouent de la surf-music instrumentale de haute volée. En fermant les yeux, on se croirait presque dans un film de Tarantino. Mais l’exercice a ses limites et on finit par s’ennuyer ferme tant les morceaux finissent par se ressembler. Dans un musée d’art contemporain, ils feraient un carton.
Viennent ensuite les Cowboys front outer space pour leur grand retour sur la scène marseillaise. Avec la désafection des Barcelonnais de Tokyo sex destruction, les cowboys ont dont la charge de clôturer la soirée. Fidèles à leur devise, les rockers tout droits sortis d’un film de John Walters période Cry baby, dégaineront leur rock garage énervé en allant pioché dans les 5 albums passés. C'est fougeux, rageant et classieux.
Une sorte de best of qui a ravi les membres des Jolis qui n’ont rien raté de la prestation de ceux qui pourraient être leurs modèles. Mais les jolis n’ont pas 12 ans d’existence, n’ont pas de fans qui portent leur tee-shirt et ne s’apprêtent pas à sortir un sixième album en septembre après avoir frôlé la séparation. La vie est injuste.
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