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Evènement parmi la multitude de bons concerts proposés en ce mois de novembre à LYON : David BOWIE himself est ce soir à la Halle Tony Garnier, après une semaine assez mouvementé pour lui en raison de du raccourcissement du concert de Nice puis de l’annulation du concert prévu au Zénith de Toulouse pour cause de laryngite aiguë ; toutes les questions et discussions du soir portaient donc sur la crainte d’une prestation « réduite » de BOWIE afin de préserver sa voix pour la suite de la tournée… heureusement il n’en sera (presque !) rien ce soir…
Un peu à la bourre après le traditionnel apéro de préparation suivi du non-moins habituel kebab (ou merguez) d’avant concert, nous pénétrons dans la gigantesque enceinte de La Halle Tony Garnier en plein milieu de la prestation des DANDY WARHOLS qui tentent d’hypnotiser la foule avec "Burned".
Leur prestation sera des plus correctes, notamment grâce au singles un peu plus connus du grand public "Godless" et "Get Off" mais leur boogie-rock s’avère finalement un peu trop répétitif pour arriver à transcender un public ne les connaissant guère et attendant ni plus ni moins que l’un des plus grands chanteurs de la planète !
Les DANDY WARHOLS quittent donc la scène juste après "Boys Better" sous les acclamations polies de la foule et nous avançons un peu alors en direction du devant de la scène en essayant de nous frayer un chemin parmi le public familial et hétéroclite présent ce soir (en passant, très peu d’artistes peuvent se targuer de rassembler les différences comme le fait monsieur BOWIE et cela aura très certainement compté au vue de l’excellente ambiance qui régnait ce soir-là !).
Après une courte pause, les musiciens débarquent un à un sur la scène avant d’être rejoins par David BOWIE visiblement très souriant et ravi d’être là qui fédère d’emblée le public en décidant de commencer le show par la très connue "Rebel, Rebel" ! Le son (assez peu fort par rapport au déluge sonore de MUSE lundi !) est bon et la balance entre les différents instruments parfaite.
Le récent single "New Killer Star" fait ensuite également très bien son effet grâce à son riff entêtant tandis que la chanson "Reality" (tiré de l’album éponyme sorti cette année), visiblement assez peu connue par la majorité de l’assistance, ne passionne pas vraiment ; par contre, on est d’emblée rassuré par la voix de David BOWIE qui est puissante, précise et qui ne semble pas afficher de séquelles des récents incidents.
Petit détour par la période « soul » de « Young Americans » avec un "Fame" d’assez bonne facture puis vient le tour de deux chansons d’« Heathen », son avant-dernier album, la bonne (quoique pas transcendante non-plus) reprise des PIXIES "Cactus" immédiatement suivie d’une version énergique et revigorante d’"Afraid".
Le public s’emballe forcément dès les premiers accords mondialement connus de "China Girl" même si (à l’instar d’un "Let’s Dance" qui ne sera pas joué ce soir) on peut légitimement trouver que les plus gros « tubes » de David BOWIE ne sont pas vraiment (et d’assez loin !) ses meilleures chansons.
Le show prend une tout autre dimension suite à l’interprétation parfaite de "The Loniest Guy" qui est vraiment touchante sur scène (comme beaucoup de chansons « calmes » de BOWIE) notamment grâce à sa voix magique ! Une très vielle chanson est alors annoncé et c’est avec plaisir qu’on écoute alors "The Man Who Sold The World" écrite en 1971 quand même (sans pouvoir s’empêcher de penser que, c’est certain, sur les 15 à 17000 personnes présentes ce soir, y’en a forcément des petits jeunes qui ont du croire qu’il jouait alors une reprise de NIRVANA !).
Premier détour par le milieu des années 1990 (et l’une des plus passionnantes époque musicale de David BOWIE avec son magistral album « Outside »), avec une interprétation grandiose et toute en puissance de "Hallo Spaceboy" qui scotche littéralement l’ensemble de l’assistance !!! Ce milieu de concert est vraiment fantastique puisque une superbe version de "Sunday" (intro a la guitare électrique impeccable) vient prendre le relais juste avant le moment le plus fort du show : BOWIE nous annonce qu’il va maintenant chanter en duo avec sa bassiste une chanson qu’il avait co-écrit avec Freddy Mercury qui s’intitule bien évidemment "Under Pressure" et sa ligne de basse connue de tous ; cette chanson sera vraiment magnifique et fera passer le frisson à la foule tant les deux voix de David BOWIE et de Gale se marieront bien ensemble sur le final vraiment sensationnel…
A peine remis de ces émotions que les paroles de "Life On Mars ?" résonnent dans l’enceinte : remis dans la set-list seulement depuis le concert de la veille à Marseille, c’est un bonheur que d’entendre cette chanson divinement chantée par BOWIE.
Vient ensuite le hit "Ashes To Ashes" qui bien que correct a du mal à rivaliser avec les quatre chansons précédentes ; David BOWIE annonce alors qu’il va chanter l’une de ses chansons préférées et attaque "The Motel", autre chanson de « Outside » mais cette fois calme et à l’ambiance très prenante : il faut alors noter l’exceptionnelle voix de BOWIE notamment sur les passages plus graves, sa voix basse fait vraiment des merveilles…
Suivent alors dans l’ordre une belle version acoustique de la méconnue "Loving The Alien", la nouvelle "Never Get Old" qui a un peu du mal a passionner au milieu des anciens morceaux puis la magnifique "Changes" (chanson d’ouverture du (a mon goût) meilleur album de David BOWIE (tout du moins des années 1970 !) «Hunky Dory» .
Le concert est jusqu’alors parfait (sauf peut-être pour les fans absolus qui l’ont vu la veille a Marseille la faute a une set-list identique d’un soir sur l’autre, chose décevante assez rare chez Monsieur BOWIE mais certainement du à set soucis vocaux de la semaine) et c’est à partir de ce moment que la voix de David va le lâcher un petit peu ; en effet, il se lance ensuite dans une explosive version de "I’m Afraid Of Americans" (t’inquiètes David nous aussi !!) qui arrache tout sur son passage mais il y a certainement (fin de concert approchant) laissé un peu de voix !
Pour preuve la formidable "Heroes" chanté ensuite s’y ressent un petit peu et perd de son impact alors qu’elle aurait du laisser tout le monde sur le carreau ! D’ailleurs David BOWIE et ses musiciens saluent la foule et partent un léger instant en coulisse pendant que la foule crie au rappel : Rappel d’autant plus attendu qu’il n’est pas rare de le voir chanter 6 ou 7 chansons qu’il puise souvent dans son plus ancien répertoire.
A Lyon (et comme souvent depuis le début de sa tournée) ce sera priorité au meilleur album de l’année 1972 j’ai nommé bien sur « The Rise and Fall of Ziggy Stardust » avec une version un peu molle de "Five Years", suivie par l’explosive "Sufragette City" et bien sur l’hymne que tout le monde attendait "Ziggy Stardust".
Malheureusement et comme on pouvait s’y attendre, la voix de BOWIE donne de plus en plus de signe de faiblesses et s’il entame « Ziggy » ça veut forcément dire que ce sera la dernière !!!
Nous n’aurons donc le droit qu’à trois petites chansons au rappel ce qui constitue une petite déception (23 titres au total) au vue des set-lists exceptionnelles qu’il a sorti dans certains pays (33 titres a Berlin par exemple !!!).
Par conséquent, pas de chansons d’albums très bons mais « non-grand public » comme « Low »…dommage…
Mais ne boudons pas notre plaisir (ne serait-ce que par respect des pauvres toulousains qui ont vue ce concert annulé à la dernière minute !) d’autant plus que sa voix (je le souligne une dernière fois) a été franchement EXCEPTIONNELLE pendant la première heure et demi de show !
David BOWIE est définitivement un grand (on le savait déjà ) mais surtout arrive à le rester les années passant (56 ans le bougre quand meme !) passionnant encore les foules après quasiment 30 albums derrière-lui tout en continuant à explorer la diversité musicale…
Signature : MUSeIC le 18/11/2003 |
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