Critique de concert Festival Jazz des Cinq Continents : David Krakauer & Klezmer Madness

Grande soirée populaire au Festival Jazz des Cinq Continents avec une affiche au label spécial "Cinq Continents" : Le Klezmer de David Krakauer et le Reggae de Monty Alexander. La première partie est assurée par l’ensemble Klezmer Madness.

David Krakauer : clarinette
Keepalive : ordinateur portable
Sheryl Bailey : guitare électrique
Will Holshouser : accordéon
Nicki Parrott : basse électrique
Michael Sarin : batterie
Difficile de commenter cette musique tant elle est attachée à une culture, à une tradition, à une religion. D’autant plus difficile et délicat que je n’ai pas accroché de folie. Alors commençons par le positif.
Gros succès au niveau du public n’a pas tari d’applaudissements, d’enthousiasme et de rappels. Et admettons sans résignation que l’essentiel est là : un succès authentique estampillé par l’accueil chaleureux et les salves renouvelées du public.

La performance du clarinettiste David Krakauer est remarquable, une technique irréprochable, une grande virtuosité, des envolées dans les aigus tourbillonnants, un engagement total appuyé par une gestuelle endiablée. L’artiste tricote avec vélocité sur les mécaniques du bois d’ébène, et sa frénésie contagieuse gagne le public.

Ce qui fait que je ne suis pas rentré dans son jeu : Cette musique est indissociable de la culture, de la tradition juive, c’est à la fois son identité, sa force et à mon sens sa faiblesse. David Krakauer a renouvelé le genre en le modernisant –guitare électrique, DJ- mais c’est d’après moi de la poudre aux yeux, ou aux oreilles. Ce que j’entends ressemble à tout ce que j’ai entendu (dans le Klezmer), et n’en sort pas vraiment. D’aucuns assurent que le Klezmer a su recevoir au cours de sa longue histoire de nombreuses influences. Je ne les ai pas entendues.

David Krakauer mime la montée en transe par sa frénésie, son jeu hystérique et ses torsions corporelles spasmodiques, mais à mon sens, il simule plus qu’il ne stimule.

Le Klezmer de David Krakauer, c’est l’identité d’un peuple, d’abord, avant tout, et il n’y a rien à redire à cela. Malgré les artifices de la modernité, le milieu reste fermé et qu’il n’y ait pas véritablement d’ouverture, d’influences, rien à redire non plus. Après tout, c’est bien qu’une musique soit une partie de l’identité d’une culture et d’un peuple. Mais dans le cadre d’un festival, les musiques que nous avons eu le grand plaisir d’entendre lors des deux soirées précédentes sont selon moi l’idéal du jazz : une identité forte et personnelle d’un musicien, ou d’une formation teintée d’influences éparses plus ou moins prégnantes. Le Griot Sénégalais ou la Biguine Antillaise chez Ray Lema, les effluves éthérées, tantôt Miles Davis, tantôt Chet Baker nappées d’électro-pop chez Erik Truffaz, et dans la deuxième partie de cette soirée, le Reggae chez Monty Alexander : tout cela était magnifique car, l’identité personnelle est évidente au premier abord, les influences plus ou moins affirmées ou en demi-teinte, ensuite.

Je termine de manière redondante et renvoie au haut de cette page : faisons confiance au public : l’avis de plusieurs centaines de spectateurs prévaut celui d’un chroniqueur peu réceptif au Klezmer.
Plus de photos ici.
Retrouvez des extraits vidéo de tout le festival Jazz des Cinq Continents par là

Keepalive : ordinateur portable
Sheryl Bailey : guitare électrique
Will Holshouser : accordéon
Nicki Parrott : basse électrique
Michael Sarin : batterie
Difficile de commenter cette musique tant elle est attachée à une culture, à une tradition, à une religion. D’autant plus difficile et délicat que je n’ai pas accroché de folie. Alors commençons par le positif.
Gros succès au niveau du public n’a pas tari d’applaudissements, d’enthousiasme et de rappels. Et admettons sans résignation que l’essentiel est là : un succès authentique estampillé par l’accueil chaleureux et les salves renouvelées du public.

La performance du clarinettiste David Krakauer est remarquable, une technique irréprochable, une grande virtuosité, des envolées dans les aigus tourbillonnants, un engagement total appuyé par une gestuelle endiablée. L’artiste tricote avec vélocité sur les mécaniques du bois d’ébène, et sa frénésie contagieuse gagne le public.

Ce qui fait que je ne suis pas rentré dans son jeu : Cette musique est indissociable de la culture, de la tradition juive, c’est à la fois son identité, sa force et à mon sens sa faiblesse. David Krakauer a renouvelé le genre en le modernisant –guitare électrique, DJ- mais c’est d’après moi de la poudre aux yeux, ou aux oreilles. Ce que j’entends ressemble à tout ce que j’ai entendu (dans le Klezmer), et n’en sort pas vraiment. D’aucuns assurent que le Klezmer a su recevoir au cours de sa longue histoire de nombreuses influences. Je ne les ai pas entendues.

David Krakauer mime la montée en transe par sa frénésie, son jeu hystérique et ses torsions corporelles spasmodiques, mais à mon sens, il simule plus qu’il ne stimule.

Le Klezmer de David Krakauer, c’est l’identité d’un peuple, d’abord, avant tout, et il n’y a rien à redire à cela. Malgré les artifices de la modernité, le milieu reste fermé et qu’il n’y ait pas véritablement d’ouverture, d’influences, rien à redire non plus. Après tout, c’est bien qu’une musique soit une partie de l’identité d’une culture et d’un peuple. Mais dans le cadre d’un festival, les musiques que nous avons eu le grand plaisir d’entendre lors des deux soirées précédentes sont selon moi l’idéal du jazz : une identité forte et personnelle d’un musicien, ou d’une formation teintée d’influences éparses plus ou moins prégnantes. Le Griot Sénégalais ou la Biguine Antillaise chez Ray Lema, les effluves éthérées, tantôt Miles Davis, tantôt Chet Baker nappées d’électro-pop chez Erik Truffaz, et dans la deuxième partie de cette soirée, le Reggae chez Monty Alexander : tout cela était magnifique car, l’identité personnelle est évidente au premier abord, les influences plus ou moins affirmées ou en demi-teinte, ensuite.

Je termine de manière redondante et renvoie au haut de cette page : faisons confiance au public : l’avis de plusieurs centaines de spectateurs prévaut celui d’un chroniqueur peu réceptif au Klezmer.
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Signature : mardalle 23/07/2011
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Photographe : mcyavell
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>> Réponse (le 24/07/2011 par nightbird13)

Tout à fait d'accord, je n'ai pas accroché du tout à cette première partie, je ne comprends pas le choix des programmateurs, c'était de la musique Klezmer pure, la fusion avec l'electro ou la guitare rock, ou le groove basse batterie, n'était pas réussie, çà restait de la musique traditionnelle d'une identité culturelle juive, avec la prédominance du leader certes virtuose, on dira que c'est une affaire de goût ou de culture puisque effectivement une partie du public semblait enchanté on ne peut le contester ! > Réagir à cette critique


le 26 Juillet 2011 - Festival de Jazz des Cinq Continents - Marseille (par Mardal)

le 25 Juillet 2011 - Parc Longchamp - Marseille (par Mardal)

le 23 Juillet 2011 - Festival de Jazz des Cinq Continents - Marseille (par Mardal)

le 22 Juillet 2011 - Festival de Jazz des Cinq Continents - Marseille (par Mardal)

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Festival de Jazz des Cinq Continents - Marseille


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