Accueil Chronique de concert Deep Purple + Philip Sayce
Vendredi 17 novembre 2017 : 12230 concerts, 24717 chroniques de concert, 5185 critiques d'album.

Chronique de Concert

Deep Purple + Philip Sayce

Deep Purple + Philip Sayce en concert

Zenith Arena, Lille 13 Décembre 2010

Critique écrite le par



Le concert de Deep Purple au Zénith, c'est un peu le rendez-vous de tout ce que Lille compte de chevelus, de barbus, de bikers et de vieux rockers. C'est donc un festival de blousons de cuir, de bottes et de tatouages pour remplir la salle à ras-bord.



La première partie est assurée par Philip Sayce, qui produit un hard rock classique, sans surprise, assez plat et finalement pas très intéressant, même s'il se révèle plutôt efficace pour chauffer la salle.



Les Deep Purple entrent en scène à 21h tapantes. L'intro est théâtrale, à base de gyrophares bleus et rouges, qui ne sont qu'un petit aperçu de l'imposant jeu de lumières qui habille le concert. Dès les premiers instants, on s'en prend plein les yeux et on apprécie le spectacle. Musicalement, il n'est jamais trop tôt pour les solos épileptiques, qui font la spécificité du groupe et qui déferlent déjà depuis la scène. Celui qui s'y colle le plus souvent, c'est assez logiquement le guitariste, Steve Morse, sosie de Philippe Lucas. Le jeu de scène est un peu rouillé, le public aussi (sans doute l'arthrose), mais les cinq musiciens, tout bedonnants et grisonnants qu'ils soient, sont encore vigoureux. Et quelle maîtrise ! Le combo livre un vrai concert de hard rock à l'ancienne, et c'est exactement ce qu'on attend de lui. En plus, tout le monde a l'air de bien s'amuser et de prendre pas mal de plaisir, c'est toujours agréable !



Il faut tout de même attendre que quatre chansons soient passées pour qu'enfin Ian Gillan (le chanteur) s'adresse à la foule, le temps d'annoncer Rapture of the Deep, un des titres les plus récents. C'est à la fin de ce morceau qu'une gigantesque toile se dévoile au fond de la scène, sur laquelle est dessiné un temple antique en ruines, surplombé du nom du groupe. C'est mégalo et ça fait grosse production à l'américaine, ça tombe bien, on n'en attendait pas moins. Dans la fosse, en revanche, le public reste désespérément amorphe au milieu de l'avalanche (c'est de saison) de disto, de reverb', de coups de futs martelés, de pianos parfois boogie, parfois funk, et de riffs ravageurs. Sur Silver Tongue, on a droit à quelques montées héroïques d'une puissance ébouriffante, qui confirment que c'est dans le grandiloquent qu'ils sont les meilleurs.



On est déjà à quarante-cinq minutes de concert quand le public tape enfin des mains, d'abord à l'invitation du chanteur, puis spontanément sur le titre suivant, introduit par un long solo de clavier qui voit Don Airey s'amuser à reprendre l'air de Jingle Bells (Vive le Vent), ce qui fait sourire tout le monde. A la fin du morceau, on repart pour un solo, annoncé comme "cadeau de noël", qui passe de la Marche Turque de Mozart à Mon Beau Sapin, avant d'oser La Vie En Rose pour finir en électro vintage à la Jean-Michel Jarre. Tout ça ne servait qu'à lancer Perfect Strangers, avec ses passages instrumentaux infernaux à la Led Zep sous acides. L'énorme riff de Space Truckin' nous renvoie ensuite vers un hard rock pur-sang, plus énergique que jamais, et voilà que Philip Sayce est invité sur scène pour ajouter son grain de sel. Il est toujours là au moment de faire retentir le riff mythique qui a fait entrer Deep Purple dans la légende, le fameux Smoke On The Water, repris en chœur par un public enfin chaud. C'est énorme, mais lorsque la salle finit a capella, on touche au grandiose.



Voilà déjà une heure quarante que le concert a débuté, le groupe sort de scène, pour y être rappelé triomphalement. Alors qu'on allume des guirlandes lumineuses sur les amplis, le rappel débute par Hush, introduit par un solo de batterie qui est beaucoup dans l'esbroufe, mais qui ne laisse aucun doute : Ian Paice sait y faire. Le clavier a lui aussi droit à un nouveau moment de gloire (décidément taquin, il entame Tequila), avant que le groupe conclue enfin le morceau. C'est à présent à Roger Glover de s'offrir un solo avec sa basse. Le Zénith est bouillant et prend un pied incroyable sous les coups de boutoir de riffs démoniaques. Black Night vient finalement mettre un terme à l'irrésistible montée en puissance du concert. Après deux heures de show, les derniers accords retentissent et finissent par laisser place à une longue ovation. Pas bégueules, les musiciens restent sur scène pour profiter de cet hommage appuyé.



Deep Purple a surpris ce soir en ne produisant pas un concert de notables installés du rock, ce qu'ils sont pourtant. Ils y ont au contraire injecté beaucoup de fraîcheur, d'amusement et de spontanéité, et si l'ennui pointe parfois au milieu de passages instrumentaux démesurément longs, on passe finalement un excellent moment et on se dit que si tous les papys faisaient encore du rock comme ça, les hospices deviendraient des endroits vachement branchés.

> Réponse le 29 décembre 2010, par Black Jack

Super concert de DEEP PURPLE, des pros qui ont plaisir à jouer et à partager avec le public assez varié. Grosse ambiance, Steve Morse excellent, un clavier toujours aussi fou, Glover qui s'amuse, Ian Paice aux rondeurs sympa qui martèle sans faiblir, et que dire de la voix Ian Gillan qui n'a rien perdu (ou presque) de sa puissance vocale et de ses aigus ! pas de chichis inutiles, une première partie super, respect des horaires puis un bouquet final de 2 heures de musique non saturée... j'en redemande !   Réagir


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