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Chronique de Concert

Destruction/Flotsam&Jetsam/Enforcer/Nervosa

Destruction/Flotsam&Jetsam/Enforcer/Nervosa en concert

Le Moulin Marseille 23 Septembre 2016

Critique écrite le par

Alors là, plus old school que ça tu meurt.
Ressort ta veste à patch mon pote, remet ton plus beau tee shirt de Sacred Reich, tes baskets adadas pourries, diriges toi vers le Moulin et viens voir Destruction et Flotsam and Jetsam.
Franchement, c'est pas improbable comme soirée, ça  , en 2016 ?


Dernier passage de Destruction sur nos terres, 1988 en première partie de Motorhead. Dernier passage de Flotsam & Jetsam de par chez nous  : jamais à ma connaissance.
Seul Enforcer, également à l'affiche et qui tourne intensément ces dernières années, est un habitué du coin. Choix judicieux d'ailleurs, que d'avoir mis les jeunes Suedois au menu, car ils représentent une valeur sure susceptible d'amener deux ou trois chevelus supplémentaires dans la salle.

C'est que la soirée n'est pas passée loin de l'annulation, faute de prévente. Quand notre bon vieux Schmier, fraîchement descendu de son tour bus visita la salle dans l'après midi et compris qu'il jouerait en configuration club, chagrin et ombrage lui en prirent. C'est que Destruction est un habitué des Arena et des stades, hein...alors une salle de 300 personnes, vous comprenez. Mais la raison l'emporta et nos petits Allemands décidèrent que le show must go on quand même.

C'est donc dans sa version réduite que le Moulin voit Nervosa, trio Bresilien, investir les planchounettes du "  Club  " dès 19h30. Bon, disons le de suite, Nervosa fait office de maillon faible sur cette affiche en termes de niveau technique. Pour autant, impossible de nier leur implication, leur envie et leur énergie à distiller un thrash simple et direct encore plus old school que ce qui se faisait déjà à l'époque  ! La bassiste chanteuse, complètement possédée, ne ménage pas ses efforts et une petite partie du public s'est d'ailleurs déplacé pour supporter le trio. SI le set est divertissant quelques minutes, difficile de se prendre à vibrer tout de même.

Changement de plateau en quatrième vitesse, comme cela sera de rigueur tout au long de la soirée, et changement de niveau technique avec mes chouchou d'Enforcer. Aah, c'est qu'il me plaise ceux-là, avec leur heavy metal à l'ancienne  ! Leur speed metal, comme on disait dans les 80's. Leur musique est composée de main de maître et parvient à être originale quand bien même on pensait avoir tout entendu dans le style depuis bien longtemps. Pas un mince exploit  !
Le son global est correct mais reste tout de même un peu sourd. Pas de quoi gâcher notre plaisir tout de même. Et dès le premier titre Destroyer le groupe est à fond, toute moustache et tout tatouage dehors.
Chaque titre est une petite pépite heavy speed qui fait du bien par ou elle passe et Undying Evil reste un hit et un classique dans le genre. Seul bémol, en concert la voix de  Wikstrand perd un peu de ses modulations présentent sur album et rend un poil monotone le chant criard qui sied si bien au style.

Mais une belle prestation toutefois qui nous fais nous demander si Flotsam & Jetsam ne va pas avoir quelques difficultés à passer derrière ces jeunes loups. Car c'est un peu l'inconnu, Flotsam & Jetsam en 2016. Le dernier album n'est pas mal, c'est vrai, mais que vaut le groupe en live aujourd'hui  ? Si y a bien une question qui angoisse et mobilise actuellement l'ensemble des médias, des politiques et une partie de l'opinion publique, c'est bien celle là.

Voilà donc notre mythique et improbable groupe de thrash devant nos yeux ébahis pour que nous puissions juger sur pièce. Le groupe puise principalement dans son dernier album et surtout dans ses deux premier opus, ceux qui ont réellement établi la légende et qui font que nous sommes là ce soir, soyons honnête. D'ailleurs une légère érection nous titille dès Hammerhead, et l'enchaînement avec Monkey Wrench fait enfin réellement décoller le show. Car jusqu'alors, il faut le dire, c'était un peu mou du genou et l'inquiétude et la somnolence commençaient à me gagner. Mais pas l'audience à priori, particulièrement impliquée dans les pogo et autre stage diving (mais sans stage, juste avec le diving). Le groupe n'y était pas trop, desservi par le mix beaucoup trop en retrait du chant de Knutson. Mais c'est qu'ils sont plus tout jeune, alors forcément, faut le temps qu'ils rentrent dans l'ambiance. Mais sur 50 minute de jeu, faut pas trop tarder à l'allumage non plus. Mais dès cet instant, ça ne débandera plus jusqu'au terme du concert. Desecrator, Hard on you, Life is a mess et...et c'est tout  ? Bah, y finissent pas par No Place for Disgrace  ?? Ou dites moi que je me suis assoupi et je suis passé à coté  ?? Damned...
En tout cas, plutôt une belle prestation et une bonne surprise pour les revenants (qui reviennent pour moi mais qui ne sont jamais vraiment partis néanmoins...)

22h30. L'heure de la Destruction a sonné. Backdrop de sortie et -OooH- miracle, des light  ! Et oui, y en a, et elles fonctionnent  ! Simple, rouge et efficace, pour un beau rendu qui colle parfaitement à la panzer musique de Destruction. A se demander si le petit Schmier ne briderait pas un peu les autres groupes à l'affiche en leur limitant l'accès aux interrupteurs, tiens...
Ce qui saute le plus aux yeux avec Destruction, c'est qu'ils sont vraiment pas beaux. Mais alors pas du tout. Dans la grande tradition des groupes de thrash Allemands d'ailleurs. Vous allez me dire, c'est pas ce qu'on leur demande. On s'en fout. C'est vrai. Et je ne leur dirai pas en face à face, Schmier a des bras qui font la taille de mes cuisses et ils ont vraiment des sales têtes. C'est peut être pour ça qu'ils sont énervés et que leur thrash déboîte la tête à sa grand mère.
Nailed to the Cross arrache sévère. L'enchaînement Thrash Attack/Black Death vous assomme et Destruction vous achève à l'usure et vous hypnotise par son thrash marteau piqueur. Le public n'est peut être pas nombreux mais il est bien déchaîné et se permet même de faire une petite chenille entre deux pogo. Le son, sans être exceptionnel, est puissant sans être trop fort et permet de profiter pleinement du set des Teutons.
Butcher Strikes Back poursuit le travail de Destruction (appréciez le jeu de mot), et le groupe termine au bout d'une petite heure et quinze minute seulement sur Thrash till death et Bestial Invasion. Un Bestial Invasion qui donne l'occasion d'apprécier les mimiques de la sympathique bassiste de Nervosa, fan transi dans le public, en train de hurler et de headbanguer comme une possédée.

Destruction vainqueur par KO sans aucun doute.

Il convient à se stade de remercier grandement le Moulin pour avoir eu l'audace et le courage de programmer une telle affiche, risquée dans notre belle contrée. Ce retour dans le futur était des plus rafraîchissant et quand on voit la prog pour les mois à venir dans cette même salle, on a juste envie de dire, allez, les copains et les autres, on se bouge, on lâche sa télécommande, sa PS4, on retire ses doigts de ses orifices et on vient soutenir la musique vivante  !

STRAAANGERS IN THE NIGHT, exchaaanging glances
WOOONDERIIING IN THE NIGHT, what were the chances  ?

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