Critique de concert Dionysos + Joseph Arthur (Les Côtes du Rock 2002)

Joseph Arthur débute son concert tout seul sous le chaud soleil de Vienne.

Sa voix est toujours aussi émouvante et son jeu de guitare toujours aussi fascinant. Après quelques titres en solo et de nouvelles expérimentations avec sa guitare, il est rejoint par un bassiste et un batteur.

Le volume sonore dégagé par le trio permet de couvrir les discussions des fans d’Iggy Pop visiblement pas très enclins à la découverte : ils sont restés bloqués dans les années 70 !

Pendant son set d’une heure, Joseph Arthur a joué une sorte de Best Of tiré de ses différents albums : Mercedes, Innocent world, Exhausted, I donated myself to the mexican army, September baby, In the sun. Il a ainsi pu prouver ses talents de songwriter aux personnes qui le découvraient ce soir.
Après avoir monté eux-mêmes leur matériel, les membres de Dionysos arrivent au ralenti engoncés dans des smokings noirs. La BO d’un western spaghetti retentit dans les enceintes et donne à cette entrée un côté cinématographique très réussi. Mathias vient saluer le public en souriant, se saisit d’une guitare et hop, c’est parti pour un concert mémorable de bout en bout. Dionysos compose des morceaux incroyablement drôles, originaux et rock ‘n’ roll avec des textes bien à part : un improbable mélange de poésies pour enfants et de rêveries spatiales ou tennistiques. Les chansons regorgent de multiples petits bidouillages : Michaël imite la voix de John Mc Enroe en saisissant un micro distordu ou lance un rythme de hip hop déglingué, Mathias fait un break à la guitare acoustique avant de repartir à 200 à l’heure en appuyant à fond sur la distorsion, des rythmes électro jaillissent d’on ne sait où, le riff magique de Smells like teen spirit est joué… Ce groupe propose sur scène et sur disque un véritable feu d’artifice de bricolage sonore !

Tous les membres du groupe ont un comportement remarquable, ils sont heureux d’être là, sourient de toutes leurs dents, s’échangent leurs instruments avec allégresse et font vraiment le spectacle ! Il faut donc se livrer à une revue de détail de l’effectif pour la saison 2002/2003. Une fois n’est pas coutume, commençons par le batteur, Eric Serra-Tosio : il ressemble à l’acteur Sergi Lopez, il est boudiné dans sa chemise de scène, il alterne les moments calmes et rapides derrière se fûts mais possède surtout un talent de siffleur inné ! Elisabeth Ferrer, la violoniste/claviériste, se démène comme une folle pour jouer du violon en sautant (ce qui mérite le respect !), mais elle chante aussi d’une voix d’enfant très rafraîchissante !

Le bassiste, Guillaume Garidel, non content de délivrer une série de ligne de basse énormes, nous refait le coup du regard fou en restant immobile, le tout en toisant la foule. Michaël Ponton, le guitariste, est le roi du riff en l’air (pas facile !) et du scratch rigolo sur la platine. Enfin, Mathias Malzieu, s’il n’est pas très grand par la taille est immense par son charisme, sa joie de vivre et ses talents de cascadeurs ! Il ne faut pas oublier le roadie qui vient jouer de la guitare et du clavier et qui à la lourde tâche de rapatrier Mathias sur scène après ses exploits dans la foule. La preuve de son mérite : ce soir, le record de slam est battu par le jeune Mathias ; il s’élance de la scène et atterrit au premier étage du Théâtre Antique de Vienne en nageant sur la marée humaine : un moment incroyablement drôle et inédit. Une fois arrivé dans les gradins, il interprète un bout de chanson a capella et redescend de la même manière. Chapeau bas l’artiste !

Dès les premières notes de chaque chanson, le public part en pogo et en slam, les gens sont subjugués par l’énergie déployée sur scène et pliés de rire à chaque facétie des musiciens. Les titres Coiffeur d’oiseaux, Mc Enroe poetry, Coccinelle ou Song for Jedi font un carton mais les compositions plus anciennes ou plus calmes sont elles aussi saluées par des salves d’applaudissements. Le lutin chanteur ne manque pas l’occasion qui lui est offerte de dire son bonheur de jouer dans ce lieu magnifique en assurant la première partie d’Iggy Pop.

Le groupe sort de scène mais doit revenir très rapidement sous la pression du public, hystérique… Les rappels sont un moment d’anthologie, Mathias se lance dans son numéro favori de slam et le groupe se déchaîne comme jamais… Après avoir repris Fais pas ci, fais pas ça de Jacques Dutronc, le groupe salue comme au théâtre : ce long moment de communion avec le public restera gravé dans la mémoire de ce théâtre qui en a pourtant vu d’autres !
A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview de Dionysos et une interview de Joseph Arthur.

Sa voix est toujours aussi émouvante et son jeu de guitare toujours aussi fascinant. Après quelques titres en solo et de nouvelles expérimentations avec sa guitare, il est rejoint par un bassiste et un batteur.

Le volume sonore dégagé par le trio permet de couvrir les discussions des fans d’Iggy Pop visiblement pas très enclins à la découverte : ils sont restés bloqués dans les années 70 !

Pendant son set d’une heure, Joseph Arthur a joué une sorte de Best Of tiré de ses différents albums : Mercedes, Innocent world, Exhausted, I donated myself to the mexican army, September baby, In the sun. Il a ainsi pu prouver ses talents de songwriter aux personnes qui le découvraient ce soir.
Après avoir monté eux-mêmes leur matériel, les membres de Dionysos arrivent au ralenti engoncés dans des smokings noirs. La BO d’un western spaghetti retentit dans les enceintes et donne à cette entrée un côté cinématographique très réussi. Mathias vient saluer le public en souriant, se saisit d’une guitare et hop, c’est parti pour un concert mémorable de bout en bout. Dionysos compose des morceaux incroyablement drôles, originaux et rock ‘n’ roll avec des textes bien à part : un improbable mélange de poésies pour enfants et de rêveries spatiales ou tennistiques. Les chansons regorgent de multiples petits bidouillages : Michaël imite la voix de John Mc Enroe en saisissant un micro distordu ou lance un rythme de hip hop déglingué, Mathias fait un break à la guitare acoustique avant de repartir à 200 à l’heure en appuyant à fond sur la distorsion, des rythmes électro jaillissent d’on ne sait où, le riff magique de Smells like teen spirit est joué… Ce groupe propose sur scène et sur disque un véritable feu d’artifice de bricolage sonore !

Tous les membres du groupe ont un comportement remarquable, ils sont heureux d’être là, sourient de toutes leurs dents, s’échangent leurs instruments avec allégresse et font vraiment le spectacle ! Il faut donc se livrer à une revue de détail de l’effectif pour la saison 2002/2003. Une fois n’est pas coutume, commençons par le batteur, Eric Serra-Tosio : il ressemble à l’acteur Sergi Lopez, il est boudiné dans sa chemise de scène, il alterne les moments calmes et rapides derrière se fûts mais possède surtout un talent de siffleur inné ! Elisabeth Ferrer, la violoniste/claviériste, se démène comme une folle pour jouer du violon en sautant (ce qui mérite le respect !), mais elle chante aussi d’une voix d’enfant très rafraîchissante !

Le bassiste, Guillaume Garidel, non content de délivrer une série de ligne de basse énormes, nous refait le coup du regard fou en restant immobile, le tout en toisant la foule. Michaël Ponton, le guitariste, est le roi du riff en l’air (pas facile !) et du scratch rigolo sur la platine. Enfin, Mathias Malzieu, s’il n’est pas très grand par la taille est immense par son charisme, sa joie de vivre et ses talents de cascadeurs ! Il ne faut pas oublier le roadie qui vient jouer de la guitare et du clavier et qui à la lourde tâche de rapatrier Mathias sur scène après ses exploits dans la foule. La preuve de son mérite : ce soir, le record de slam est battu par le jeune Mathias ; il s’élance de la scène et atterrit au premier étage du Théâtre Antique de Vienne en nageant sur la marée humaine : un moment incroyablement drôle et inédit. Une fois arrivé dans les gradins, il interprète un bout de chanson a capella et redescend de la même manière. Chapeau bas l’artiste !

Dès les premières notes de chaque chanson, le public part en pogo et en slam, les gens sont subjugués par l’énergie déployée sur scène et pliés de rire à chaque facétie des musiciens. Les titres Coiffeur d’oiseaux, Mc Enroe poetry, Coccinelle ou Song for Jedi font un carton mais les compositions plus anciennes ou plus calmes sont elles aussi saluées par des salves d’applaudissements. Le lutin chanteur ne manque pas l’occasion qui lui est offerte de dire son bonheur de jouer dans ce lieu magnifique en assurant la première partie d’Iggy Pop.

Le groupe sort de scène mais doit revenir très rapidement sous la pression du public, hystérique… Les rappels sont un moment d’anthologie, Mathias se lance dans son numéro favori de slam et le groupe se déchaîne comme jamais… Après avoir repris Fais pas ci, fais pas ça de Jacques Dutronc, le groupe salue comme au théâtre : ce long moment de communion avec le public restera gravé dans la mémoire de ce théâtre qui en a pourtant vu d’autres !
A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview de Dionysos et une interview de Joseph Arthur.
Signature : pierre andrieule 25/07/2002
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