Critique de concert Dionysos

Mais comment font-ils? Comment font-ils pour toujours avoir autant d’énergie et de générosité sur scène, ces bougres de gredins de Dionysos? Je me souviens qu’il y a un peu plus de 10 ans, ils avaient la réputation de meilleur groupe de scène français. Après les avoir (re)vus ce soir, je confirme qu’ils sont toujours en lice pour le maillot jaune.

Tout d’abord, il faut dire que je n’écoute pas Dionysos chez moi. Je n’ai qu’un album, et me lasse après quelques titres. Oui, mais voilà : sur scène, c’est autre chose.

Ils sont neuf sur scène, deux ans après leur dernière visite, vêtus comme à leur habitude de cette panoplie dionysienne « chemise sombre/cravate colorée ». La classe. Houdini en première partie a envoyé du gros son. Généreux, un peu confus mais quelques bons arrangements à creuser. Ils reviendront faire les chœurs sur une chanson Dionysos.

Babet est là, violon à la main, des ressorts dans les jambes comme le reste du groupe, et chanteuse attitrée. Pas d’Olivia Ruiz, elle ne peut pas toujours être là en même temps. Le son. Bon. Gros. Composé de cuivres, guitares, batterie, contrebasse, synthé, et autres instruments de passage. Ca envoie du lourd la plupart du temps. La voix de Mathias en est parfois presque cachée.

Le public, très en forme ce soir, exprime sa joie. Ca communique entre scène et salle. Quelques titres plus calmes équilibrent parfaitement le set. C’est ça Dionysos en concert : derrière une enveloppe de gros son, il y a quelques petites douceurs.

C’est qu’il est sensible, le Mathias. La douceur, ça fait partie de la mécanique du cœur. Au final, on est toujours en éveil, jamais lassé.

D’un pont de vue footbalistique, les statistiques sont sans appel : 2 petites heures de concert, 16 titres dont 2 inédits joués pour la première fois : un gospel « When the Saints go marching in» commençant gentiment pour finir en fanfare, et une douce chanson avec solo de Ukulélé du chanteur-leader-skatter-sauteur Mathias Malzieu. Mais aussi quelques pointes de rap, de DJ-scratch, c’est varié et bien emballé.

2 rappels (c’est un minimum), sans oublier les 2 plongeons dans le public de notre Mathias qui a visiblement pris du plaisir ce soir. Mais quand n’en a-t-il, n’en ont-ils pas pris ? Il semblerait que Dionysos soit toujours aussi généreux. Alors le public aime et est présent. Ils se donnent, ils nous donnent. On reçoit avec plaisir. Plaisir d’offrir, plaisir de recevoir. C’est simple.

A la fin du concert, après que tout le groupe soit parti, Mathias reviendra sur scène et nous chantera seul et a capella « j’ai froid, je pleure de la neige ». Nous on a chaud, et si on pleure, c’est parce que c’est fini.
Photos Andy Trax pour www.liveinmarseille.com

Tout d’abord, il faut dire que je n’écoute pas Dionysos chez moi. Je n’ai qu’un album, et me lasse après quelques titres. Oui, mais voilà : sur scène, c’est autre chose.

Ils sont neuf sur scène, deux ans après leur dernière visite, vêtus comme à leur habitude de cette panoplie dionysienne « chemise sombre/cravate colorée ». La classe. Houdini en première partie a envoyé du gros son. Généreux, un peu confus mais quelques bons arrangements à creuser. Ils reviendront faire les chœurs sur une chanson Dionysos.

Babet est là, violon à la main, des ressorts dans les jambes comme le reste du groupe, et chanteuse attitrée. Pas d’Olivia Ruiz, elle ne peut pas toujours être là en même temps. Le son. Bon. Gros. Composé de cuivres, guitares, batterie, contrebasse, synthé, et autres instruments de passage. Ca envoie du lourd la plupart du temps. La voix de Mathias en est parfois presque cachée.

Le public, très en forme ce soir, exprime sa joie. Ca communique entre scène et salle. Quelques titres plus calmes équilibrent parfaitement le set. C’est ça Dionysos en concert : derrière une enveloppe de gros son, il y a quelques petites douceurs.

C’est qu’il est sensible, le Mathias. La douceur, ça fait partie de la mécanique du cœur. Au final, on est toujours en éveil, jamais lassé.

D’un pont de vue footbalistique, les statistiques sont sans appel : 2 petites heures de concert, 16 titres dont 2 inédits joués pour la première fois : un gospel « When the Saints go marching in» commençant gentiment pour finir en fanfare, et une douce chanson avec solo de Ukulélé du chanteur-leader-skatter-sauteur Mathias Malzieu. Mais aussi quelques pointes de rap, de DJ-scratch, c’est varié et bien emballé.

2 rappels (c’est un minimum), sans oublier les 2 plongeons dans le public de notre Mathias qui a visiblement pris du plaisir ce soir. Mais quand n’en a-t-il, n’en ont-ils pas pris ? Il semblerait que Dionysos soit toujours aussi généreux. Alors le public aime et est présent. Ils se donnent, ils nous donnent. On reçoit avec plaisir. Plaisir d’offrir, plaisir de recevoir. C’est simple.

A la fin du concert, après que tout le groupe soit parti, Mathias reviendra sur scène et nous chantera seul et a capella « j’ai froid, je pleure de la neige ». Nous on a chaud, et si on pleure, c’est parce que c’est fini.
Photos Andy Trax pour www.liveinmarseille.com
Signature : captain brittonle 18/10/2008
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