Critique de concert DJ Shadow + Death in Vegas + Juan Rozoff

Ce soir ... Grande soirée d'inauguration du Paloma, nouvelle salle et même complexe culturel qui ouvre ses portes en Avignon. Alors, on s’est fait tout beau (bon Ok, j’exagère un chouilla, mais il faut bien faire un peu rêver !!) et on est allé à la découverte de ce nouveau lieu propice à de bien belles soirées à venir ... Enfin, on l’espère !!
Après un accueil un peu chaotique (heureusement que nous savons lire les listes de noms à l’envers, pour trouver le nôtre quand on nous annonce qu’il n’y est pas !) et un passage devant un service de sécurité aux barrières digne de celui du Kremlin ;) ... On entre enfin dans le cœur de la chose et c’est pas mal du tout ! On a le choix ce soir entre 3 scènes : Le Cabaret, la Grande Salle et la scène extérieure (un peu sur le principe des Docks). Le tout avec un joli labyrinthe de bars, d’escaliers pour monter aux balcons et de petites cours intérieures ... Mais beaucoup, beaucoup de jaune et encore du jaune, sur les murs, les sols et les plafonds (drôle d’idée, mais bon, pourquoi pas, on ne risque pas de s’endormir au moins !!)

Pour ce qui est de la scène extérieure, celle devant laquelle on va passer la plus grande partie de la soirée, elle est plutôt grande et va permettre à tout le public rassemblé sur l’esplanade devant d’assister aux 3 concerts prévus en plein air : à savoir Juan Rozoff, Death In Vegas & DJ Shadow pour finir.
Nous commençons donc avec la joyeuse bande de Juan Rozoff, qui a revêtu comme à son habitude sa tenue de grand chasseur de fauve : Costume léopard et chapeau haut de forme assorti, habité par un ch’tit bébé tigre en peluche, qui va bringuebaler de droite et de gauche pendant tout le set !!

Ils sont tous alignés plutôt en devant de scène, avec un écran géant derrière eux qui aurait pu nous faire un peu rêver, mais qui ne va passer que le nom du groupe et celui du Paloma en boucle ... Un peu dommage, mais bon, on sait bien ce que c’est qu’une première soirée. Il faut que tout cela se rôde. Alors, le jeux de jambes a beau être un peu statique au commencement (où est le toqué qui se roulait sur le sol du Cargo de Nuit ?), le groove lui est là ... Et bien là même !
Juan se poste devant son petit clavier léopard. Il commande ses nuits et ses jours aux lumières. Esquisse quelques pas de danse et demande une clappe qui a un peu de mal à venir. Pourtant, la placette s’est bien remplie, mais le public est très bougeant, cherche et se cherche, allant d’une salle à l’autre et profitant du plaisir de la découverte des lieux. Et, il faut bien le reconnaitre au passage, certains décident aussi de lâcher l’affaire dans les premiers rangs, face à un son à vous décrocher les oreilles de la tête par moment.

Ceci étant, la musique de Juan Rozoff est fidèle à elle-même : Quasi impossible de rester sur place quand on l’écoute. Le set s’enchaîne rapidement (ils n’ont que 45mn devant eux) et comme leur rythme est hyper rapide, on en a même du mal à suivre ! C’est festif, plutôt sympa, mais le côté "grosse machinerie" n’est peut-être pas fait pour eux et enlève un peu de leur âme de saltimbanques.
"Merki ... Merki beaucoup !" lance-t-il avec une petite voix de cartoon. Il a attrapé sa guitare gibecière et commence à nous en jouer, toujours un peu trop calme à mon goût, dans les mouvements de fumée créés par le vent du soir. Ceci étant, il nous offre une ces pirouettes dont il a le secret, suivie d’une mini choré très bien réglée avec ses petits camarades, qui le font passer devant le micro pour nous faire juste entendre le mot "Petite culotte ..." (pourquoi pas ... ?!!) Tout le monde se marre et lui répond par un "Hey ! Dansez maintenant !! Vous en voulez encore ou bien ?!!" S’enchaîne un joli solo de guitare et le saxo qui vient haranguer le public (genre : on vous entend pas !!). Ça fonctionne plutôt pas mal et on s’y met tous, en sautant d’un profil sur l’autre avec Rozoff qui nous prévient : "Moi je reste là tant que tout le monde saute pas !! Et Jay (le clavier seul resté assis) ... Pourquoi tu sautes pas ?!!" On dirait que ça commence enfin à décoller et nous avons droit à une fin cacophonique, façon jazz band.

"J’avais prévu un speech long comme le bras, mais pas le temps !" Alors on préfère continuer les chorés collectives, avec cette fois le glissé déroulé (oui je sais, ce sont des années de petits rats de l’opéra qui vous parlent), pour passer d’un micro à l’autre. Et comme on nous assure que tout le monde peut le faire : Allons-y gaiement ! Et pourquoi s’en priver, vu que ça fonctionne plutôt pas mal, surtout dans les premiers rangs. Après les pieds, c’est le tour des mains. Avec les petites palmas qu’il faut montrer et plein de rythmes à faire ... Trop compliqué pour moi (et puis j’écris, alors je pô pas !)
Le set se termine dans une plus grande fantaisie. Il raconte n’importe quoi sur la musique et essaie de remplir un peu plus le grand espace de l’avant scène, prenant même un énorme élan pour nous pondre un tout petit saut. Mais reste un morceau. Le fameux J’ai Envie De Te (charmante chanson de cul issue de l’album Maison Rozoff), orchestrée par un saxo impassible avec ses lunettes noires. Alors avant de nous quitter, Rozoff nous remercie et nous promet une longue et belle nuit sur un dernier solo de basse ... "Rise your hands" et au revoir dans toutes les langues qu’il peut connaitre. Une bonne mise en jambe, même si je reste un peu sur ma faim. C’est un artiste qui gagne sans aucun doute d’être mis en valeur sur une plus petite scène.

Juan Rozoff : Chant, Guitare & Clavier
Mounir aka Magic Moon : Basse
Didier Combrouze : Guitare
Jay Murphy : Clavier
Eric Shraa Rohner : Saxo
Jil C Freak : Trompette
Lawrence Clays : Batterie
***************************************************************************

Je suis sincèrement très impatiente de retrouver Death In Vegas sur scène ce soir, après l’expérience plutôt amère de la dernière fois, à l’occasion du Festival Marsatac : Un mur de fumée sur lequel se plaque des lumières franches. Donc une fois qu’on les a vu en ombres chinoises sur un fond vert, un bleu, un rouge et un jaune ... Ben on a fait le tour. Ajoutez à ça une sono quasi saturée et vous obtenez un concert en demi teinte qui laisse vraiment sur un sentiment d’insatisfaction. C’est donc l’occasion d’avoir une autre vision de ce groupe de Rock Progressif que j’adore en album (et cette fois, j’y crois !!)

Après le départ de Juan Rozoff, c’est donc la seconde partie de la soirée inaugurale du Paloma qui se met en place. Ils attaquent quand même par une tentative d'enfumage mais, Oh! Bonheur ... Elle va s’avérer inefficace face au sympathique petit vent qui s’est levé. Alors. Alors ... Va-t-on enfin avoir l’infinie chance de les voir ?? Il semblerait bien que oui !! (Yessss !!)

Le silence se fait. Une ligne sourde de sampler monte sur fond de lumière rouge rasante. Ils entrent tous les 5 en applaudissant au-dessus de leurs têtes. Le son est vibrant et on attaque tout de suite dans le planant, avec une sensation d’irréel qui est renforcée par leur évolution dans l’espace toute en lenteur. Puis les drums démarrent et leurs voix montent, nous sortant petit à petit de notre torpeur.
Leur rendu musical un peu psyché tient tout autant de l’alchimie que de la réelle musique et c’est une véritable révélation, comparé au concert de La Cartonnerie. C’est Le Death In Vegas que rêvait de voir sur scène et je suis aux anges. Le rythme s’emballe. Ils sont de plus en plus habités et c’est certain, le jeux de scène n’est pas faramineux pour ce qui est des déplacements, mais on s’en fout tant c’est bon !!

Au démarrage de Scissors, les cris montent du public pour accompagner le battement de cœur du tempo. Richard Fearless chante de manière très sensuelle et incroyablement pénétrée. A chaque morceau, ils échangent leurs places, excepté le Keyboards qui est juste exceptionnel sur le côté gauche avec son air So British de garçon sage qui agite sa tête comme un damné ! Puis, une fois encore, ils lâchent tout, en restant dans la nuance. Des éclairs de lumière déchirent la fumée sur fond de rouge et de noir. La musique tourne à l’indus et c’est vraiment le pied !!
Puis la ligne de guitare se faite beaucoup plus présente avec Dirge. Le batteur se détache sur les strombis blancs qui saccadent ses mouvements, renforçant encore le côté irréel du spectacle. Un sentiment d’être envahi par ce son envoutant. Le guitariste se cabre, le pied sur son retour. Cet électro puissant donne la sensation de remplir l’espace et de monter en vous. Et oui, je ne suis peut-être pas objective, mais je pense que j’adore la musique d'autiste en fait ;) !!
Ils chargent à mort sur les strombis, la fumée et on est à fond dans l’univers parallèle de Fearless, avec son énergie sourde mais indéniable. C’est pêchu. Hyper prenant. Le guitariste aux cheveux longs et au look de rockeur pur et dur fait son méga show, échevelé, à contre jour. Il est trempé et semble totalement désarticulé par moments. Quant au bassiste, il termine instrument au-dessus de la tête, nous regardant amusé de toute sa hauteur (et c’est qu’elle est haute cette scène extérieure !!)

Dans le public, on commence à s’extérioriser de-ci, de-là. Notre BCBG agite la tête avec de plus en plus d’ardeur, derrière son clavier. C’est méga prenant et ils paraissent autant écouter la musique que la jouer, avec un vrai côté "Communion". On est en permanence dans les contrastes, avec une batterie quasi tribale par moment, qui monte petit petit et on se laisse à chaque fois surprendre par l’explosion d’une puissance extraordinaire qui s’en suit (et on se fait même prendre en photo entre deux !!)

A l’approche de la fin du set, le démarrage de Aisha, avec sa grosse voix off, amène un univers plus noir et très cinématographique. On a envie de fermer les yeux pour donner libre cours aux images qui assaillent notre cerveau. L’esplanade du Paloma se transforme peu à peu en un véritable parterre de danse. La musique est devenue énorme et la fin est la digne apothéose de ce superbe concert. On terminera même sur un "Merci !", bouteille de Jack Daniel’s à la main (si, si ... Richard Fearless va nous parler. Enfin juste ça hein, pas d’inquiétude !!) Et ça y est, c’est bon : Je suis définitivement réconciliée avec Death In Vegas en live !!

Richard Fearless : Chant & Clavier
Mat Flint : Basse
Ian Button : Guitare
Terry Miles : Clavier
Simon Hansan : Batterie
Setlist
1 - Your Loft My Acid
2 - Scissors
3 - Dirge
4 - Sons Of Rother
5 - Death Threat
6 - Blood Yawning
7 - Savage Love
8 - Aisha
9 - Hands Around My Throat
10 - Rekkit
***************************************************************************

Pour la troisième partie de soirée, c’est le mythique californien DJ Shadow qui va prendre le contrôle de la nuit Palomienne. Certes, c’est un nom (et même un grand nom) dans le monde du Mix-Electro ... Mais le truc c’est qu’un DJ, c’est toujours un DJ, même si c’est The DJ. Alors ils ont bien sûr été assez malins pour l’installer en tout devant de scène, mais cela reste forcément quelque chose d’hyper statique, plutôt destiné à faire danser qu’à provoquer une grande émotion scénique à l’auditoire.
Je dois donc avouer que ce n’est absolument pas ma tasse de thé (je préfère être honnête) et que je ne suis peut-être pas très bien armée pour émettre un jugement objectif sur ce style de musique.

Ceci étant, il annonce que cela va être de "La musique nouvelle" (je cite) et on part donc dans ce set que je ne trouve pas si nouveau que ça (mais je suis loin d’être une Es-Spécialiste de l’artiste, encore une fois). Pour moi, c’est quand même du Mix très très Old School. Mélange de son et de bruit, avec une musicalité qui ne me fait pas vibrer plus que ça.
Niveau visuel, on a une sorte d’oscilloscope sur l’écran géant en arrière plan, synchronisé avec la voix off qui officie sur scène. Lui est à 100% dans son truc, bien sûr, et l’échange avec le public ne se fait que du coin de l’œil, un doigt pointé vers le ciel pour annoncer le changement à venir. Par moment, le mélange voix/son me fait penser à une sorte de Road Movie. Ça me branche déjà un peu plus, mais ça reste beaucoup trop figé et statique pour moi. Et il me semble également que lorsqu’il s’éloigne des sentiers battus, le public ne réagit pas forcément bien. Ce n’est pas ce qu’il est venu écouter et il veut du bon gros classique, bien fort (trop fort pour être réellement audible) et surtout qui vibre un maximum : Bref du son bien bourrin.

Alors face à ce niveau sismo-décibellique ingérable pour moi, je retourne faire un petit tour dans les deux autres salles. Pas de bol, Le Cabaret ferme juste quand j’y arrive (enfin c’est ce que l’on me dit, mais je découvrirai le lendemain dans la presse que ça a repris vers 2h ... Info non retransmise par les forces du KGB présentes devant l’entrée qui m’assurent que quoi qu’en dise le programme : c’est bel et bien fini !!) et quelques esseulés sont encore présents dans La Grande Salle, mais la motivation me manque à présent. Ils sont tous à la grand messe au dehors et moi ... Je vais retrouver mon petit lit douillet. Ceci étant, bilan positif pour cette soirée d’ouverture du Paloma, ne serait-ce que pour le passage de Death In Vegas qui valait le déplacement à lui tout seul !!
Joshua Paul Davis : Claviers
Chronique réalisée par l’équipe de Concerts en Boîte
Après un accueil un peu chaotique (heureusement que nous savons lire les listes de noms à l’envers, pour trouver le nôtre quand on nous annonce qu’il n’y est pas !) et un passage devant un service de sécurité aux barrières digne de celui du Kremlin ;) ... On entre enfin dans le cœur de la chose et c’est pas mal du tout ! On a le choix ce soir entre 3 scènes : Le Cabaret, la Grande Salle et la scène extérieure (un peu sur le principe des Docks). Le tout avec un joli labyrinthe de bars, d’escaliers pour monter aux balcons et de petites cours intérieures ... Mais beaucoup, beaucoup de jaune et encore du jaune, sur les murs, les sols et les plafonds (drôle d’idée, mais bon, pourquoi pas, on ne risque pas de s’endormir au moins !!)

Pour ce qui est de la scène extérieure, celle devant laquelle on va passer la plus grande partie de la soirée, elle est plutôt grande et va permettre à tout le public rassemblé sur l’esplanade devant d’assister aux 3 concerts prévus en plein air : à savoir Juan Rozoff, Death In Vegas & DJ Shadow pour finir.
Nous commençons donc avec la joyeuse bande de Juan Rozoff, qui a revêtu comme à son habitude sa tenue de grand chasseur de fauve : Costume léopard et chapeau haut de forme assorti, habité par un ch’tit bébé tigre en peluche, qui va bringuebaler de droite et de gauche pendant tout le set !!

Ils sont tous alignés plutôt en devant de scène, avec un écran géant derrière eux qui aurait pu nous faire un peu rêver, mais qui ne va passer que le nom du groupe et celui du Paloma en boucle ... Un peu dommage, mais bon, on sait bien ce que c’est qu’une première soirée. Il faut que tout cela se rôde. Alors, le jeux de jambes a beau être un peu statique au commencement (où est le toqué qui se roulait sur le sol du Cargo de Nuit ?), le groove lui est là ... Et bien là même !
Juan se poste devant son petit clavier léopard. Il commande ses nuits et ses jours aux lumières. Esquisse quelques pas de danse et demande une clappe qui a un peu de mal à venir. Pourtant, la placette s’est bien remplie, mais le public est très bougeant, cherche et se cherche, allant d’une salle à l’autre et profitant du plaisir de la découverte des lieux. Et, il faut bien le reconnaitre au passage, certains décident aussi de lâcher l’affaire dans les premiers rangs, face à un son à vous décrocher les oreilles de la tête par moment.

Ceci étant, la musique de Juan Rozoff est fidèle à elle-même : Quasi impossible de rester sur place quand on l’écoute. Le set s’enchaîne rapidement (ils n’ont que 45mn devant eux) et comme leur rythme est hyper rapide, on en a même du mal à suivre ! C’est festif, plutôt sympa, mais le côté "grosse machinerie" n’est peut-être pas fait pour eux et enlève un peu de leur âme de saltimbanques.
"Merki ... Merki beaucoup !" lance-t-il avec une petite voix de cartoon. Il a attrapé sa guitare gibecière et commence à nous en jouer, toujours un peu trop calme à mon goût, dans les mouvements de fumée créés par le vent du soir. Ceci étant, il nous offre une ces pirouettes dont il a le secret, suivie d’une mini choré très bien réglée avec ses petits camarades, qui le font passer devant le micro pour nous faire juste entendre le mot "Petite culotte ..." (pourquoi pas ... ?!!) Tout le monde se marre et lui répond par un "Hey ! Dansez maintenant !! Vous en voulez encore ou bien ?!!" S’enchaîne un joli solo de guitare et le saxo qui vient haranguer le public (genre : on vous entend pas !!). Ça fonctionne plutôt pas mal et on s’y met tous, en sautant d’un profil sur l’autre avec Rozoff qui nous prévient : "Moi je reste là tant que tout le monde saute pas !! Et Jay (le clavier seul resté assis) ... Pourquoi tu sautes pas ?!!" On dirait que ça commence enfin à décoller et nous avons droit à une fin cacophonique, façon jazz band.

"J’avais prévu un speech long comme le bras, mais pas le temps !" Alors on préfère continuer les chorés collectives, avec cette fois le glissé déroulé (oui je sais, ce sont des années de petits rats de l’opéra qui vous parlent), pour passer d’un micro à l’autre. Et comme on nous assure que tout le monde peut le faire : Allons-y gaiement ! Et pourquoi s’en priver, vu que ça fonctionne plutôt pas mal, surtout dans les premiers rangs. Après les pieds, c’est le tour des mains. Avec les petites palmas qu’il faut montrer et plein de rythmes à faire ... Trop compliqué pour moi (et puis j’écris, alors je pô pas !)
Le set se termine dans une plus grande fantaisie. Il raconte n’importe quoi sur la musique et essaie de remplir un peu plus le grand espace de l’avant scène, prenant même un énorme élan pour nous pondre un tout petit saut. Mais reste un morceau. Le fameux J’ai Envie De Te (charmante chanson de cul issue de l’album Maison Rozoff), orchestrée par un saxo impassible avec ses lunettes noires. Alors avant de nous quitter, Rozoff nous remercie et nous promet une longue et belle nuit sur un dernier solo de basse ... "Rise your hands" et au revoir dans toutes les langues qu’il peut connaitre. Une bonne mise en jambe, même si je reste un peu sur ma faim. C’est un artiste qui gagne sans aucun doute d’être mis en valeur sur une plus petite scène.

Juan Rozoff : Chant, Guitare & Clavier
Mounir aka Magic Moon : Basse
Didier Combrouze : Guitare
Jay Murphy : Clavier
Eric Shraa Rohner : Saxo
Jil C Freak : Trompette
Lawrence Clays : Batterie
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Je suis sincèrement très impatiente de retrouver Death In Vegas sur scène ce soir, après l’expérience plutôt amère de la dernière fois, à l’occasion du Festival Marsatac : Un mur de fumée sur lequel se plaque des lumières franches. Donc une fois qu’on les a vu en ombres chinoises sur un fond vert, un bleu, un rouge et un jaune ... Ben on a fait le tour. Ajoutez à ça une sono quasi saturée et vous obtenez un concert en demi teinte qui laisse vraiment sur un sentiment d’insatisfaction. C’est donc l’occasion d’avoir une autre vision de ce groupe de Rock Progressif que j’adore en album (et cette fois, j’y crois !!)

Après le départ de Juan Rozoff, c’est donc la seconde partie de la soirée inaugurale du Paloma qui se met en place. Ils attaquent quand même par une tentative d'enfumage mais, Oh! Bonheur ... Elle va s’avérer inefficace face au sympathique petit vent qui s’est levé. Alors. Alors ... Va-t-on enfin avoir l’infinie chance de les voir ?? Il semblerait bien que oui !! (Yessss !!)

Le silence se fait. Une ligne sourde de sampler monte sur fond de lumière rouge rasante. Ils entrent tous les 5 en applaudissant au-dessus de leurs têtes. Le son est vibrant et on attaque tout de suite dans le planant, avec une sensation d’irréel qui est renforcée par leur évolution dans l’espace toute en lenteur. Puis les drums démarrent et leurs voix montent, nous sortant petit à petit de notre torpeur.
Leur rendu musical un peu psyché tient tout autant de l’alchimie que de la réelle musique et c’est une véritable révélation, comparé au concert de La Cartonnerie. C’est Le Death In Vegas que rêvait de voir sur scène et je suis aux anges. Le rythme s’emballe. Ils sont de plus en plus habités et c’est certain, le jeux de scène n’est pas faramineux pour ce qui est des déplacements, mais on s’en fout tant c’est bon !!

Au démarrage de Scissors, les cris montent du public pour accompagner le battement de cœur du tempo. Richard Fearless chante de manière très sensuelle et incroyablement pénétrée. A chaque morceau, ils échangent leurs places, excepté le Keyboards qui est juste exceptionnel sur le côté gauche avec son air So British de garçon sage qui agite sa tête comme un damné ! Puis, une fois encore, ils lâchent tout, en restant dans la nuance. Des éclairs de lumière déchirent la fumée sur fond de rouge et de noir. La musique tourne à l’indus et c’est vraiment le pied !!
Puis la ligne de guitare se faite beaucoup plus présente avec Dirge. Le batteur se détache sur les strombis blancs qui saccadent ses mouvements, renforçant encore le côté irréel du spectacle. Un sentiment d’être envahi par ce son envoutant. Le guitariste se cabre, le pied sur son retour. Cet électro puissant donne la sensation de remplir l’espace et de monter en vous. Et oui, je ne suis peut-être pas objective, mais je pense que j’adore la musique d'autiste en fait ;) !!
Ils chargent à mort sur les strombis, la fumée et on est à fond dans l’univers parallèle de Fearless, avec son énergie sourde mais indéniable. C’est pêchu. Hyper prenant. Le guitariste aux cheveux longs et au look de rockeur pur et dur fait son méga show, échevelé, à contre jour. Il est trempé et semble totalement désarticulé par moments. Quant au bassiste, il termine instrument au-dessus de la tête, nous regardant amusé de toute sa hauteur (et c’est qu’elle est haute cette scène extérieure !!)

Dans le public, on commence à s’extérioriser de-ci, de-là. Notre BCBG agite la tête avec de plus en plus d’ardeur, derrière son clavier. C’est méga prenant et ils paraissent autant écouter la musique que la jouer, avec un vrai côté "Communion". On est en permanence dans les contrastes, avec une batterie quasi tribale par moment, qui monte petit petit et on se laisse à chaque fois surprendre par l’explosion d’une puissance extraordinaire qui s’en suit (et on se fait même prendre en photo entre deux !!)

A l’approche de la fin du set, le démarrage de Aisha, avec sa grosse voix off, amène un univers plus noir et très cinématographique. On a envie de fermer les yeux pour donner libre cours aux images qui assaillent notre cerveau. L’esplanade du Paloma se transforme peu à peu en un véritable parterre de danse. La musique est devenue énorme et la fin est la digne apothéose de ce superbe concert. On terminera même sur un "Merci !", bouteille de Jack Daniel’s à la main (si, si ... Richard Fearless va nous parler. Enfin juste ça hein, pas d’inquiétude !!) Et ça y est, c’est bon : Je suis définitivement réconciliée avec Death In Vegas en live !!

Richard Fearless : Chant & Clavier
Mat Flint : Basse
Ian Button : Guitare
Terry Miles : Clavier
Simon Hansan : Batterie
Setlist
1 - Your Loft My Acid
2 - Scissors
3 - Dirge
4 - Sons Of Rother
5 - Death Threat
6 - Blood Yawning
7 - Savage Love
8 - Aisha
9 - Hands Around My Throat
10 - Rekkit
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Pour la troisième partie de soirée, c’est le mythique californien DJ Shadow qui va prendre le contrôle de la nuit Palomienne. Certes, c’est un nom (et même un grand nom) dans le monde du Mix-Electro ... Mais le truc c’est qu’un DJ, c’est toujours un DJ, même si c’est The DJ. Alors ils ont bien sûr été assez malins pour l’installer en tout devant de scène, mais cela reste forcément quelque chose d’hyper statique, plutôt destiné à faire danser qu’à provoquer une grande émotion scénique à l’auditoire.
Je dois donc avouer que ce n’est absolument pas ma tasse de thé (je préfère être honnête) et que je ne suis peut-être pas très bien armée pour émettre un jugement objectif sur ce style de musique.

Ceci étant, il annonce que cela va être de "La musique nouvelle" (je cite) et on part donc dans ce set que je ne trouve pas si nouveau que ça (mais je suis loin d’être une Es-Spécialiste de l’artiste, encore une fois). Pour moi, c’est quand même du Mix très très Old School. Mélange de son et de bruit, avec une musicalité qui ne me fait pas vibrer plus que ça.
Niveau visuel, on a une sorte d’oscilloscope sur l’écran géant en arrière plan, synchronisé avec la voix off qui officie sur scène. Lui est à 100% dans son truc, bien sûr, et l’échange avec le public ne se fait que du coin de l’œil, un doigt pointé vers le ciel pour annoncer le changement à venir. Par moment, le mélange voix/son me fait penser à une sorte de Road Movie. Ça me branche déjà un peu plus, mais ça reste beaucoup trop figé et statique pour moi. Et il me semble également que lorsqu’il s’éloigne des sentiers battus, le public ne réagit pas forcément bien. Ce n’est pas ce qu’il est venu écouter et il veut du bon gros classique, bien fort (trop fort pour être réellement audible) et surtout qui vibre un maximum : Bref du son bien bourrin.

Alors face à ce niveau sismo-décibellique ingérable pour moi, je retourne faire un petit tour dans les deux autres salles. Pas de bol, Le Cabaret ferme juste quand j’y arrive (enfin c’est ce que l’on me dit, mais je découvrirai le lendemain dans la presse que ça a repris vers 2h ... Info non retransmise par les forces du KGB présentes devant l’entrée qui m’assurent que quoi qu’en dise le programme : c’est bel et bien fini !!) et quelques esseulés sont encore présents dans La Grande Salle, mais la motivation me manque à présent. Ils sont tous à la grand messe au dehors et moi ... Je vais retrouver mon petit lit douillet. Ceci étant, bilan positif pour cette soirée d’ouverture du Paloma, ne serait-ce que pour le passage de Death In Vegas qui valait le déplacement à lui tout seul !!
Joshua Paul Davis : Claviers
Chronique réalisée par l’équipe de Concerts en Boîte
Signature : ysabelle 18/09/2012
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Photographe : arnaud d
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le 01 octobre 2011 - Friche Belle de Mai, Marseille (par Pirlouiiiit)

le 1er octobre 2011 - La Friche Belle-de-Mai, Marseille (par Philippe)

le 30 Septembre & 1 Oct - Friche Belle de Mai - Marseille (par stephane)

le 15 juillet 2005 - Festival du Gaou, Île du gaou, Six Fours (83) (par Goa au Gaou)


le 26 Mars 2008 - Le Moulin - Marseille (par Mos Taky 69)


le 25 août 2006 - Parc de Saint-Cloud, Paris (par Philippe)
Paloma - Nîmes

le 24 et 25 Mai 2013 - Paloma, Nimes (par Sami)

le 22 et 23 Mai 2013 - Paloma - Nimes (par Sami)


















