Critique de concert Dominique A (Festival Avec le Temps)

Dominique A fait partie de ces musiciens qui me fascinent. Nul autre que lui arrive à mettre aussi justement des mots et de la musique sur certaines de mes névroses, sa discographie, et encore plus ses prestations live me prennent aux tripes.
J’aurais donc attendu cette date avec impatience, et dès les premières notes de Le Sens, j’entrerais en transe jusqu’à la fin du concert. Imperial, il l’a été encore une fois. Les garçons perdus, joués en second si je me souviens bien, scotche avec son rythmes à la fois haché et lancinant et ses passages plombés.
Classieux, il l’es assurément, tout comme son dernier album qui sera joué ce soir presque en intégralité. Album composé seul, avec guitare et machine, et joué ce soir avec un groupe (2e guitare / machine, batterie, clavier) vraiment en place. Peu loquace, Dominique A, n’en demeure pas moins extrêmement charismatique et focalise l’attention. Mais qui es-tu suit, susurré, avec sa main droite qui serpente, prolongeant la voix et la musique. Il ne dansera qu’avec elle nous offre ensuite son texte et sa mélodie tous en finesse. Il boira comme on part à la guerre, le texte d’Hasta que el cuerpo aguante happe toute personne ayant pratiqué la dérive, les mots semblent écrit pour chacun d’entre nous, enfin pour moi en tout cas.
Difficile de décrire un concert où le frisson est quasi permanent, l’intensité ne redescendant qu’à de rares instants. Comme sur l’album, il finit en murmurant le texte. Même si la part belle est laissé aux morceaux du dernier opus, il alterne avec d’anciens titres comme Le métier de faussaire avec son phrasé si caractéristique. A noter, qu’il demeure un des rares dont les textes sont parfaitement audible sur scène, permettant parfois de découvrir des subtilités poétiques qui nous avaient échappé sur disque (enfin pour ceux non écoutés en boucle...).
Les premières notes de La Musique résonne, avec ce beats robotiques entêtant A noter que le 2e guitariste passe sur certains morceaux aux machines, certains se révélant entièrement électroniques. Ce qui fera dire à Dominique A, "voici la série de morceaux Sisters of mercy. Vous vous souvenez de Sisters of Mercy C’était mauvais, hein. Mais qu’est-ce que c’était bon aussi...". La Musique, morceau qui représente tout ce qui insupporte les détracteurs de Dominqiue A, phrasé quasi lyrique, textes poétiques et une putain d’orchestration classieuse, avec un clavier impérial.
En général, les morceaux seront joués en version plus tendu, plus rock, comparé à l’album. Cela n’est pas dérangeant, au contraire, un mur de son étant un bon complément à l’intensité dégagé par cette musique viscérale. Seul bémol pour Immortels, où je serais déçu par cette version qui laisse en arrière ces claviers éthérés. Voici qu’il enchaîne avec un autre classique, le commerce de l’eau, un rythmes hypnotique avec un refrain et nous faisons l’amour.. . Sous la neige, d’un de ses 1ers album, précédera Bel animal du dernier album, les deux titres flirtant avec des expérimentations électro , limite drone.
L’enchainement avec la ritournelle Le bruit blanc de l’été, véritable bouffé d’air dans un univers obsessionnel, permettra de respirer, suivi de la fin d’un monde, entamé a capella. En général dans une chronique de concert d’un chanteur français, il y a toujours le passage "et X nous rappelle avec ce morceau qu’il est un excellent parolier..", sauf qu’avec Monsieur A, point de faiblesse, tous ces morceaux sont magnifiquement écrits, La fin d’un monde, tango mélancolique ne le démentira pas.
A celles et ceux qui se laisseraient aller à une certaine langueur, le combo enchaîne avec Nanortalik, morceau que l’on qualifierait d’épileptique si on ne voulait risquer le cliché journalistique, mais le terme qualifie quand même bien ce très syncopé (arf !) morceaux electro-pop. Une fan pénible réclamera à plusieurs reprises Tosta..., euh pardon, le Twenty two bar (sic). Après avoir affirmé que le public ayant payé, sonc excepté les journalistes, a tout les droits, Dominique A s’en tire en disant qu’ils allaient d’abord jouer tous els morceaux que le public n’aimait pas avant ceux qu’il réclamait.
S’ensuit Manset et L’entretemps et Hotel Congress si je me souviens bien. Ce dernier sera ma seule réelle déception du concert, adorant ce titre sur l’album, j’attendais en transe la montée instrumentale qui me crucifie sur disque, je trouve que sur scène le morceau se conclue un peu brutalement.
Tout sera pardonné dès le premier rappel : le langoureux Valparaiso, puis Gisor plombé et qui fini avec une plainte qui s’éloigne, le Twenty two bar bien rock où Dominique A répondra à un autre fan pénible qui réclamera Françoise, "tu sais, j’ai pas spécialement envie de jouer avec mon ex sur scène. Donc ce soir je fais la femme. D’ailleurs récemment un journaliste à qualifié nos concerts de "masculin", ça m’a un peu perturbé...".
Et Pour la peau, mon morceau à moi qui me retourne, me bouleverse, m’arrache des larmes à chaque fois. Et ça n’as pas encore manqué ! Même version que pour les tournées précédentes, début calme, puis arrivée des grattes. Le morceau le plus viscéral que je connaisse.
Deuxième rappel avec l’incontournable, et imparable, Courage des Oiseaux, surement les paroles les plus déprimantes écrites depuis longtemps, joué sur un instrumental disco-rock hyper dansant. Connaissant ce texte par cœur, cela ne m’empêchera pas d’être plombé, en transe, mais cloué sur place.
Suite à ça, ma mémoire me fait défaut pour les morceaux qui ont suivi, notamment un blues en anglais et J'aimerais voir le jou tomber. L’amnésie n’a pas été provoqué par un quelconque désintérêt, mais bien par un set bouleversant, comme à l’habitude de Dominique, artiste habité, à la fois sobre et rayonnant, capable d’enchainer poésie en apesanteur et décharge bruitiste, mais toujours d’une intensité rare.
Une claque.
J’aurais donc attendu cette date avec impatience, et dès les premières notes de Le Sens, j’entrerais en transe jusqu’à la fin du concert. Imperial, il l’a été encore une fois. Les garçons perdus, joués en second si je me souviens bien, scotche avec son rythmes à la fois haché et lancinant et ses passages plombés.
Classieux, il l’es assurément, tout comme son dernier album qui sera joué ce soir presque en intégralité. Album composé seul, avec guitare et machine, et joué ce soir avec un groupe (2e guitare / machine, batterie, clavier) vraiment en place. Peu loquace, Dominique A, n’en demeure pas moins extrêmement charismatique et focalise l’attention. Mais qui es-tu suit, susurré, avec sa main droite qui serpente, prolongeant la voix et la musique. Il ne dansera qu’avec elle nous offre ensuite son texte et sa mélodie tous en finesse. Il boira comme on part à la guerre, le texte d’Hasta que el cuerpo aguante happe toute personne ayant pratiqué la dérive, les mots semblent écrit pour chacun d’entre nous, enfin pour moi en tout cas.
Difficile de décrire un concert où le frisson est quasi permanent, l’intensité ne redescendant qu’à de rares instants. Comme sur l’album, il finit en murmurant le texte. Même si la part belle est laissé aux morceaux du dernier opus, il alterne avec d’anciens titres comme Le métier de faussaire avec son phrasé si caractéristique. A noter, qu’il demeure un des rares dont les textes sont parfaitement audible sur scène, permettant parfois de découvrir des subtilités poétiques qui nous avaient échappé sur disque (enfin pour ceux non écoutés en boucle...).
Les premières notes de La Musique résonne, avec ce beats robotiques entêtant A noter que le 2e guitariste passe sur certains morceaux aux machines, certains se révélant entièrement électroniques. Ce qui fera dire à Dominique A, "voici la série de morceaux Sisters of mercy. Vous vous souvenez de Sisters of Mercy C’était mauvais, hein. Mais qu’est-ce que c’était bon aussi...". La Musique, morceau qui représente tout ce qui insupporte les détracteurs de Dominqiue A, phrasé quasi lyrique, textes poétiques et une putain d’orchestration classieuse, avec un clavier impérial.
En général, les morceaux seront joués en version plus tendu, plus rock, comparé à l’album. Cela n’est pas dérangeant, au contraire, un mur de son étant un bon complément à l’intensité dégagé par cette musique viscérale. Seul bémol pour Immortels, où je serais déçu par cette version qui laisse en arrière ces claviers éthérés. Voici qu’il enchaîne avec un autre classique, le commerce de l’eau, un rythmes hypnotique avec un refrain et nous faisons l’amour.. . Sous la neige, d’un de ses 1ers album, précédera Bel animal du dernier album, les deux titres flirtant avec des expérimentations électro , limite drone.
L’enchainement avec la ritournelle Le bruit blanc de l’été, véritable bouffé d’air dans un univers obsessionnel, permettra de respirer, suivi de la fin d’un monde, entamé a capella. En général dans une chronique de concert d’un chanteur français, il y a toujours le passage "et X nous rappelle avec ce morceau qu’il est un excellent parolier..", sauf qu’avec Monsieur A, point de faiblesse, tous ces morceaux sont magnifiquement écrits, La fin d’un monde, tango mélancolique ne le démentira pas.
A celles et ceux qui se laisseraient aller à une certaine langueur, le combo enchaîne avec Nanortalik, morceau que l’on qualifierait d’épileptique si on ne voulait risquer le cliché journalistique, mais le terme qualifie quand même bien ce très syncopé (arf !) morceaux electro-pop. Une fan pénible réclamera à plusieurs reprises Tosta..., euh pardon, le Twenty two bar (sic). Après avoir affirmé que le public ayant payé, sonc excepté les journalistes, a tout les droits, Dominique A s’en tire en disant qu’ils allaient d’abord jouer tous els morceaux que le public n’aimait pas avant ceux qu’il réclamait.
S’ensuit Manset et L’entretemps et Hotel Congress si je me souviens bien. Ce dernier sera ma seule réelle déception du concert, adorant ce titre sur l’album, j’attendais en transe la montée instrumentale qui me crucifie sur disque, je trouve que sur scène le morceau se conclue un peu brutalement.
Tout sera pardonné dès le premier rappel : le langoureux Valparaiso, puis Gisor plombé et qui fini avec une plainte qui s’éloigne, le Twenty two bar bien rock où Dominique A répondra à un autre fan pénible qui réclamera Françoise, "tu sais, j’ai pas spécialement envie de jouer avec mon ex sur scène. Donc ce soir je fais la femme. D’ailleurs récemment un journaliste à qualifié nos concerts de "masculin", ça m’a un peu perturbé...".
Et Pour la peau, mon morceau à moi qui me retourne, me bouleverse, m’arrache des larmes à chaque fois. Et ça n’as pas encore manqué ! Même version que pour les tournées précédentes, début calme, puis arrivée des grattes. Le morceau le plus viscéral que je connaisse.
Deuxième rappel avec l’incontournable, et imparable, Courage des Oiseaux, surement les paroles les plus déprimantes écrites depuis longtemps, joué sur un instrumental disco-rock hyper dansant. Connaissant ce texte par cœur, cela ne m’empêchera pas d’être plombé, en transe, mais cloué sur place.
Suite à ça, ma mémoire me fait défaut pour les morceaux qui ont suivi, notamment un blues en anglais et J'aimerais voir le jou tomber. L’amnésie n’a pas été provoqué par un quelconque désintérêt, mais bien par un set bouleversant, comme à l’habitude de Dominique, artiste habité, à la fois sobre et rayonnant, capable d’enchainer poésie en apesanteur et décharge bruitiste, mais toujours d’une intensité rare.
Une claque.
Signature : mystic punk pinguinle 21/03/2010
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Photographe : flag
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>> Réponse (le 22/03/2010 par Flag) Quelle belle chronique. Assurément sortie des tripes, que Dominique A nous aura remuées encore une fois ce soir là, avant de retomber lentement... jusqu'à la prochaine fois. > Réagir à cette critique

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