Critique de concert Double Nelson + Kabu Ki BuddAH + Ed Mudshi

Super plateau ce mercredi soir à l’Embob’, une fois de plus serait-on tenté de dire. La salle a définitivement prouvé le rôle incontournable qu’elle tient dans le milieu musical marseillais, avec sa programmation de qualité qui met à l’honneur les musiques underground, barrés, avant-gardiste, etc…
La soirée débute avec Ed Mudshi, duo apprécié dans ses colonnes et dont la moitié, Ben, revient d’une tournée aux US. Toujours aussi bon sur scène, je vous encourage à lire les élogieuses chroniques de concerts publiées sur le site, pas la peine que je répète la même chose, venez tester par vous-même.
Cela faisait un bon moment que je n’avais pas vu Double Nelson sur scène, malgré leurs récents passage dans le coin. Avant leur set, on a droit à un court-métrages qui se moquent de tous les clichés de la SF des 70/80’s (Comsos 99 & co) et où les membres du groupes jouent les premiers rôles. Ensuite le duo attaque son set après avoir tapissé la scène de murs en alu. Le visuel souligne le côté barré de leur zique, le gars jouant torse poil, avec ses éternels favoris et son casque/micro/émetteur d’ondes télépathiques scotché sur le crâne. J’avais lu je sais plus où le terme de groove mutant pour les définir et finalement c’est une des définitions qui leur colle le mieux. En effet, s’ils s’aventurent souvent dans des territoires indus et noisy, leur musique est quand même irrésistiblement dansante. On est loin des côtés obsessionnels de ces styles. Le duo ne tient pas en place, enchaîne les titres (réglés en cela par une base rythmique sur ordi). Il commence à la batterie, peut passer à la basse, à la guitare et au "machouillement" du chant au travers de son casque. Elle débute à la basse, chante, sourit souvent (ils sont visiblement très content de jouer), tape sur des cymbales ciselées posées sur le sol. L’ambiance est primale, sexuelle, obsédante et ultra-dansante. Entre leur dégaine, le décors futuriste, on est bien dans un voyage psyché, mais où les rythmes planants sont concassés, fracassés à coup de basse tellurique. Tiens, "tellurique" c’est un terme que j’avais jamais utilisé dans une chronique je crois, cool ça (ouaip je sais que tout le monde s’en fout, mais normalement pas plus de 10 personnes auront lu cette chronique jusque là, so…). Ils vont jouer très longtemps, mais ça ne sera jamais lassant, je délaisserais seulement le premier rang pour aller recharger mon verre de punch, mais le plus souvent mon corps se dandinera sur leur rythmes obsédants.
Je suis un fan absolu de Kabu Ki BuddAH depuis ce concert de 2003 au regretté Balthazar. Ils arrivent sur scène avec leur habituel jogging bleu et jaune. On apprend rapidement que le groupe n’a pas joué ensemble depuis un bon moment et qu’ils n’ont pas de nouvel album à défendre. Il en résultera quelques couacs dans les morceaux, mais rien de catastrophique, le groupe délivrera, comme à son habitude, un set jubilatoire. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas par cœur mes chroniques du groupe (bouuuh !), un petit rappel. Ce trio à géométrie variable (basse, batterie, clavier, violoncelle, trombone et chant , si, si ils ne sont que trois !) incarne la définition même du mot délire et déjanté (ouais, ça fait deux mots..). A savoir qu’ils ne se prennent pas aux sérieux, qu’ils partent dans tous les sens, sortent sans arrêt des jeux de mollets MAIS que le résultat produit se situe entre un côté brainless jouissif ET une musique qui peut se montrer viscérale. Bref, on est pas là que pour rigoler. Les Kabu Ki sont capables de te faire éclater de rire sur un cassage de rythme bontempiesque et te prendre aux trippes dans le morceau qui suit (voir le même !) avec un passage de violoncelle viscéral. Car faudrait pas rester sur l'image de groupe rigolo que leurs costumes de scène et leur chorégraphie pourrait laisser penser. De prime abord la musique est pas facile mais une fois que t'es dedans, tu a du mal à en sortir. D'autant qu'ils t'hypnotisent en changeant sans arrêt de configuration. Et que je t'échange mon violoncelle contre la batterie, et que je passe de celle-ci au trombone voire au clavier. On aura donc droit au clavier Charly Oleg style et hurlements hardcore de Vomi Mathy (ouais, bon les titres…), hystériquement dansant et à l’envoûtante montée de violoncelle et à la voix féminine hypnotique de Sometimes . A l’obsessionnel Ham, qui, je l’apprends ce soir, est le morceau préféré de l’ingé son de l’Embob qui fait tous ses réglage dessus. On aura droits à des aboiements punk, des décharges soniques, des passages de basses plombées, des gros mots en anglais, des phrasés robotiques (comme sur le fabuleux Dead Trompet qui a lui seul conjugue un côté mélancolique, ludique et rageur), des envolées de violoncelle poignante, un trombone charnel. Tout ça dans une bonne humeur générale, le groupe n’arrêtant pas d’échanger avec la salle. Encore une fois, le groupe m’a régalé. A voir de tout urgence, en espérant une nouvelle tournée après ce retour des plus réussi.
www.myspace.com/edmushi / www.edmudshi.fr/
doublenelson.com
www.myspace.com/kabukibuddah
La soirée débute avec Ed Mudshi, duo apprécié dans ses colonnes et dont la moitié, Ben, revient d’une tournée aux US. Toujours aussi bon sur scène, je vous encourage à lire les élogieuses chroniques de concerts publiées sur le site, pas la peine que je répète la même chose, venez tester par vous-même.
Cela faisait un bon moment que je n’avais pas vu Double Nelson sur scène, malgré leurs récents passage dans le coin. Avant leur set, on a droit à un court-métrages qui se moquent de tous les clichés de la SF des 70/80’s (Comsos 99 & co) et où les membres du groupes jouent les premiers rôles. Ensuite le duo attaque son set après avoir tapissé la scène de murs en alu. Le visuel souligne le côté barré de leur zique, le gars jouant torse poil, avec ses éternels favoris et son casque/micro/émetteur d’ondes télépathiques scotché sur le crâne. J’avais lu je sais plus où le terme de groove mutant pour les définir et finalement c’est une des définitions qui leur colle le mieux. En effet, s’ils s’aventurent souvent dans des territoires indus et noisy, leur musique est quand même irrésistiblement dansante. On est loin des côtés obsessionnels de ces styles. Le duo ne tient pas en place, enchaîne les titres (réglés en cela par une base rythmique sur ordi). Il commence à la batterie, peut passer à la basse, à la guitare et au "machouillement" du chant au travers de son casque. Elle débute à la basse, chante, sourit souvent (ils sont visiblement très content de jouer), tape sur des cymbales ciselées posées sur le sol. L’ambiance est primale, sexuelle, obsédante et ultra-dansante. Entre leur dégaine, le décors futuriste, on est bien dans un voyage psyché, mais où les rythmes planants sont concassés, fracassés à coup de basse tellurique. Tiens, "tellurique" c’est un terme que j’avais jamais utilisé dans une chronique je crois, cool ça (ouaip je sais que tout le monde s’en fout, mais normalement pas plus de 10 personnes auront lu cette chronique jusque là, so…). Ils vont jouer très longtemps, mais ça ne sera jamais lassant, je délaisserais seulement le premier rang pour aller recharger mon verre de punch, mais le plus souvent mon corps se dandinera sur leur rythmes obsédants.
Je suis un fan absolu de Kabu Ki BuddAH depuis ce concert de 2003 au regretté Balthazar. Ils arrivent sur scène avec leur habituel jogging bleu et jaune. On apprend rapidement que le groupe n’a pas joué ensemble depuis un bon moment et qu’ils n’ont pas de nouvel album à défendre. Il en résultera quelques couacs dans les morceaux, mais rien de catastrophique, le groupe délivrera, comme à son habitude, un set jubilatoire. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas par cœur mes chroniques du groupe (bouuuh !), un petit rappel. Ce trio à géométrie variable (basse, batterie, clavier, violoncelle, trombone et chant , si, si ils ne sont que trois !) incarne la définition même du mot délire et déjanté (ouais, ça fait deux mots..). A savoir qu’ils ne se prennent pas aux sérieux, qu’ils partent dans tous les sens, sortent sans arrêt des jeux de mollets MAIS que le résultat produit se situe entre un côté brainless jouissif ET une musique qui peut se montrer viscérale. Bref, on est pas là que pour rigoler. Les Kabu Ki sont capables de te faire éclater de rire sur un cassage de rythme bontempiesque et te prendre aux trippes dans le morceau qui suit (voir le même !) avec un passage de violoncelle viscéral. Car faudrait pas rester sur l'image de groupe rigolo que leurs costumes de scène et leur chorégraphie pourrait laisser penser. De prime abord la musique est pas facile mais une fois que t'es dedans, tu a du mal à en sortir. D'autant qu'ils t'hypnotisent en changeant sans arrêt de configuration. Et que je t'échange mon violoncelle contre la batterie, et que je passe de celle-ci au trombone voire au clavier. On aura donc droit au clavier Charly Oleg style et hurlements hardcore de Vomi Mathy (ouais, bon les titres…), hystériquement dansant et à l’envoûtante montée de violoncelle et à la voix féminine hypnotique de Sometimes . A l’obsessionnel Ham, qui, je l’apprends ce soir, est le morceau préféré de l’ingé son de l’Embob qui fait tous ses réglage dessus. On aura droits à des aboiements punk, des décharges soniques, des passages de basses plombées, des gros mots en anglais, des phrasés robotiques (comme sur le fabuleux Dead Trompet qui a lui seul conjugue un côté mélancolique, ludique et rageur), des envolées de violoncelle poignante, un trombone charnel. Tout ça dans une bonne humeur générale, le groupe n’arrêtant pas d’échanger avec la salle. Encore une fois, le groupe m’a régalé. A voir de tout urgence, en espérant une nouvelle tournée après ce retour des plus réussi.
www.myspace.com/edmushi / www.edmudshi.fr/
doublenelson.com
www.myspace.com/kabukibuddah
Signature : mystic punk pinguinle 31/10/2010
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